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L'élection présidentielle de 1969
Fogacci Frédéric ; Francille Cédric ; Le Béguec Gi
PETER LANG AG
52,75 €
Épuisé
EAN :9782875743411
On réduit fréquemment l'élection présidentielle de 1969 à son origine, la victoire du "non" au référendum du 27 avril 1969, et à une question simple : les institutions de la Ve République peuvent-elles survivre à leur fondateur, le général de Gaulle ? Cela conduit sans doute à sous-estimer le moment de reconfiguration politique que constituent ces élections, ainsi que la part des enjeux sociaux et économiques issus de la crise de Mai 1968 qui animent le dense débat politique de cette soudaine et brève campagne. A travers une étude de la campagne électorale, du regard et de l'investissement de toutes les familles politiques, mais aussi de l'implication des différents acteurs sociaux, cet ouvrage a pour ambition d'apporter un regard novateur sur un moment politique à l'importance souvent sous-estimée, et de revoir l'élection de Georges Pompidou comme l'amorce d'un processus de recomposition politique. Mêlant contributions scientifiques et témoignages des acteurs et proches collaborateurs de Georges Pompidou (Jean Charbonnel, Robert Poujade et Jean-Pierre Soisson), ce livre résulte d'un colloque tenu les 31 mai et 1er juin 2013 à la Maison de la recherche de l'Université Paris-Sorbonne et organisé par l'Institut Georges Pompidou sur la proposition de Frédéric Fogacci.
Ecrire l'histoire du libéralisme et des libéraux en Europe relève-t-il de la gageure ? De la Révolution française jusqu'aux débats actuels sur l'"ultralibéralisme", ce courant s'est nourri à tant de sources différentes, s'est appliqué à tant d'objets - économie, champ politique, domaines sociétal et culturel - que la tâche peut sembler infinie. Cet ouvrage se propose pourtant de relever ce défi, en tentant d'apporter des éléments de réponse à plusieurs questions fondamentales. Peut-on proposer une généalogie intellectuelle du libéralisme ? De quelle façon les moments de crise ont-ils donné lieu à une redéfinition et à une reconfiguration de la pensée libérale ? Comment expliquer la faiblesse persistante de partis et groupements politiques se réclamant ouvertement du libéralisme : existe-t-il un refus implicite chez les libéraux d'accepter les règles "classiques" de l'affrontement politique ? Enfin, n'est-il pas plus pertinent de penser le libéralisme en Europe comme des moments particuliers, des expériences souvent vite tempérées par le retour de l'Etat ?
Nous ne sommes la France que parce que nous avons toujours combattu" : la préoccupation de la défense est la "dignité suprême entre tous ordres d'activité", écrit le général de Gaulle. En matière de défense, vivons-nous encore de son héritage ? Si celui-ci est souvent résumé en quelques principes bien connus (force de frappe, sortie du commandement intégré de l'OTAN, politique d'indépendance nationale), il peut également donner des clés pour mieux comprendre les enjeux d'avenir, à l'heure où la France doit faire face à de nouveaux défis en matière de sécurité et de défense, nés de la menace terroriste et de ce qu'elle implique (opérations extérieures, modernisation de l'OTAN et relance de la défense européenne), au retour des Etats-puissances ou aux questions de cyberdéfense. Cet ouvrage propose une synthèse de trois journées d'études organisées par la Fondation Charles de Gaulle explorant trois thématiques : comment fonctionne notre chaîne de décision et de commandement ? Comment définir la présence militaire de la France à l'échelle mondiale ? Quels sont les piliers d'une politique d'indépendance nationale ?
Fogacci Frédéric ; Le Béguec Gilles ; Retailleau B
Conseiller du pouvoir au plus haut niveau, chargé de missions d'intérêt national - l'Organisation commune des régions sahariennes, l'Aménagement du territoire -, plusieurs fois ministre, et notamment à la Justice, Olivier Guichard a toujours montré son respect absolu de la loi, de la Constitution, de la légitimité. Il disait : "Je suis un homme de la loi. " C'était le socle de ses convictions et de son action. " Jérôme Monod Considéré comme l'un des plus proches et plus fidèles collaborateurs du général de Gaulle, et comme un grand commis de l'Etat des années 1960-1970 avant de devenir un élu local de poids - maire de La Baule et président de la région Pays-de-la-Loire -, Olivier Guichard n'avait jamais fait l'objet d'une étude approfondie et peut apparaître comme un grand oublié de notre histoire politique récente. Afin d'éclairer le " mystère Guichard " , cet ouvrage étudie sa formation politique et son rôle auprès du général de Gaulle, pendant sa " traversée du désert " mais aussi à son retour au pouvoir en mai 1958 et jusqu'après sa mort - Olivier Guichard avait été pressenti à deux reprises pour Matignon, notamment après le départ de Jacques Chaban-Delmas en 1972. Publié sous la direction de Frédéric Fogacci, directeur des études et de la recherche à la Fondation Charles de Gaulle, et de Gilles Le Béguec, président sortant du conseil scientifique, cet ouvrage confronte des travaux d'historiens aux témoignages d'anciens collaborateurs d'Olivier Guichard, comme Jean de Boishue ou Jérôme Monod, qui livre ici l'un de ses derniers textes.
Audigier François ; Bernard Mathias ; Fogacci Fréd
Tout a été dit sur Mai 68, hormis sur le Parlement. Ignoré par la rue, a-t-il été pour autant hors-jeu ? Ses débats et ses doutes montrent qu'il faut revenir sur ce cliché. Comment se sont positionnés gaullistes, giscardiens, socialistes, radicaux et communistes ? Comment s'est opérée la remise en cause de l'Assemblée dans les discours et visuels contestataires de mai ? Comment le Sénat, traditionnellement plus conservateur, fit-il face au soulèvement du Quartier latin voisin ? Comment à l'étranger, dans des pays confrontés au même soulèvement étudiant comme l'Allemagne, le Parlement réagit-il ? Ce numéro entend combler l'une des rares lacunes historiographiques de Mai 68 et corriger quelques a priori sur ce parlementarisme de crise.
Une Microéconomie en accord avec les faits ! Cet ouvrage est d'abord un manuel "classique" de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu'un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés. C'est aussi un manuel très novateur car il permet - grâce à l'introduction de deux thèses originales - de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir : - pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l'édification dans tous les pays d'un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ; - pourquoi l'activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8-9 ans (les cycles de Juglar). In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l'opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés : - Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l'indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ; Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l'ajustement de sa durée légale. Ce manuel s'adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).
Van Raemdonck Dan ; Detaille Marie ; Meinertzhagen
Ceci n'est pas une grammaire. Quoique. N'est-il pas présomptueux de vouloir rajouter une grammaire à la grammaire ? Cependant, les enseignants que nous rencontrons depuis plusieurs années maintenant ressentent et pensent la grammaire comme arbitraire et dogmatique, peu systémique. Leur attitude révèle une certaine insécurité face à la matière à enseigner. D'où la démarche entreprise de rédiger un référentiel grammatical à leur usage. Plutôt qu'une parole dogmatique, nous proposons un chemin progressif d'acquisition, comme en spirale. L'appropriabilité du discours grammatical dépend, selon nous, de la réinstauration du sens. En effet, si le savoir a du sens pour l'apprenant, si le système présenté est organisé de manière cohérente et ne se réduit pas à une classification ou à un étiquetage décalés de l'usage et de la construction/interprétation de la signification, la grammaire, qui n'est dès lors plus orthocentrée, apparaitra plus en phase avec la langue telle que l'exploitent les divers usagers. Elle ne sera plus vue comme un discours abstrait et inappropriable car inadapté. Dans cette perspective, nous avons interrogé le savoir à transmettre, révisé le discours sur la langue afin de nous assurer de sa justesse – celui-ci ayant trop souvent été constitué en savoir presque en soi –, de sa cohérence et de son appropriabilité, et proposé une " linguistique applicable ".
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.