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Giovanni-Battista Piranesi
Focillon Henri
INFOLIO
27,85 €
Épuisé
EAN :9782884745048
Publié pour la première fois en 1918, cet ouvrage consacré à l'architecte-graveur Giovanni-Battista Piranesi (Mestre 1720 - Rome 1778) est plus qu'une biographie. Il s'agit d'une véritable étude de la société italienne et romaine au XVIIIe siècle qui, sur bien des points, fait encore autorité aujourd'hui. Fils d'un tailleur de pierre vénitien, Giovanni-Battista Piranesi reçut une formation d'architecte. Passionné par l'antiquité romaine, il accompagna, âgé de vingt ans, l'ambassadeur de Venise auprès du Saint-Siège à Rome. Il put alors satisfaire à loisir sa passion et parfaire sa formation auprès des maîtres romains. Lors de ce séjour, il s'initia à la gravure, art qu'il pratiqua sa vie durant, gravant des vues de Rome où les ruines antiques sont omniprésentes.
Les Miracles, par leur tonalité générale et par certains détails, nous montrent que le peintre qui l'a illustré n'ignorait pas l'Italie : mais ces figures jeunes et flexibles, cette mesure et cet esprit dans l'observation, cette bonne humeur angélique, ce ton d'urbanité, enfin, çà et là, ces notes de sévérité dans la grâce, c'est la France même, c'est l'image d'une civilisation parvenue à sa maturité raffinée. Tout en fait foi, et non seulement la qualité d'une exécution qui est, elle aussi, un miracle d'élégance et de perfection techniques, mais le purisme d'une architecture sobre, la finesse des tissus, la beauté de l'objet.
Au sein de l'exceptionnelle bibliographie de Henri Focillon brille d'un éclat particulier un petit texte : Eloge de la main, qui figure toujours en appendice à la Vie des formes. Pourtant ce texte court, d'une profondeur et d'une intensité rares, peut être lu pour lui-même, en ce qu'il propose au lecteur une réflexion sensible autour de la main de l'homme, entendue comme outil pratique, artistique, voire spirituel, à même d'être élevé au statut d'une invention sans pareille, comparable à celles du feu et de la roue dans l'histoire de l'humanité.
Résumé : Admiré en Occident dès la fin du XIXe siècle, Hokusai (1760-1849) est l'un des plus grands artistes japonais. Il a laissé une oeuvre immense, au-delà de la célèbre série des Trente-Six Vues du mont Fuji et de son recueil de dessins, la Manga. Peintre, dessinateur, théoricien, il fut l'exemple même de l'artiste ne vivant que pour son art. Observateur inlassable, il a accompli une simplification des formes et fait des contrastes et des harmonies de couleurs un usage qui renouvela l'art de l'estampe ukiyo-e. Tout en brossant le portrait de l'artiste, Henri Focillon est le premier à poser sur l'art japonais un regard analytique. Après avoir rappelé les caractéristiques de cette tradition artistique, et situé Hokusai par rapport à elle, il s'intéresse aux thématiques de l'oeuvre, au dessin, à la composition et à l'usage de la couleur. Illustrée par près de 300 oeuvres, dont douze de ses principales séries, le Hokusai de Focillon reste la monographie de référence sur l'artiste. Henri Focillon (1881-1943) est un des plus importants historiens de l'art français. Spécialiste du Moyen Age et de la gravure, il dirigea le musée de Lyon et enseigna en France (Sorbonne, Collège de France) et aux Etats-Unis. Entre 1910 et 1920, il s'intéresse à l'art d'Extrême-Orient. La pensée de Focillon, qui se cristallisera plus tard dans ses ouvrages les plus célèbres, la Vie des formes (1934) et L'Art d'Occident (1937), est déjà à l'oeuvre dans cet ouvrage consacré à Hokusai.
Résumé : Suivant la tradition du " voyage en Italie ", Henri Focillon, âgé de vingt-cinq ans, passe sept mois à Rome en 1906-1907, puis, l'année suivante, deux mois à Venise. Il prépare sa thèse de doctorat sur Giovanni Battista Piranesi, qui sera publiée en 1918. Ses autres séjours en Italie, dans les années vingt et en 1930, seront plus brefs. On trouvera dans ce volume l'essentiel des lettres qu'il adressa à ses parents pendant cette période. Traversée de la Suisse, découverte de Milan, Florence, Tivoli, Naples ou Pompéi, descriptions des gens et des lieux, des paysages des monuments, aperçus sur la société vénitienne ou les " Français de Rome ", demande de subsides ou messages affectueux aux siens, état de ses recherches sur Piranèse, projets, considérations sur l'art et le métier d'historien - les pages se succèdent, alertes, drôles, sensibles. Peu de choses ont échappé à son regard curieux : à l'instar du burin du graveur qu'il admirait tant, sa plume d'épistolier en a fixé le trait.
Tout comprendre de la ville antique de Clermont-Ferrand, la Civitas Arvernorum : Augustonemetum, son organisation spatiale, sa genèse et son évolution de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Augustonemetum - Aug nemeto sur la carte de Peutinger - (centre de Clermont-Ferrand) est une ville neuve créée au début de notre ère sur la voie d'Agrippa qui relie Lugdunum (Lyon), capitale des trois Gaules impériales, à la province de la Gaule Aquitaine. Cette publication est le fruit d'un travail collectif engagé depuis 2005 associant une cinquantaine de chercheurs. L'objectif était de comprendre l'organisation spatiale, la genèse et l'évolution du chef-lieu de la cité des Arvernes de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Cette monographie a pris la forme d'un atlas au format A3 et s'inscrit dans la lignée des villes précédemment publiées en Lyonnaise et en Narbonnaise (Lyon, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Fréjus Aix), dont elle s'est inspirée du protocole d'étude.
Georges Simenon a écrit 192 romans et près de 200 romans populaires publiés d'abord sous divers pseudonymes ! Tous ces romans se réfèrent à des lieux que l'écrivain a connus, de Liège à Paris et sa banlieue, en passant par le Midi de la France, la Vendée, l'Afrique noire, l'Europe centrale et les Etats-Unis. Ce livre propose un parcours chronologique de cette oeuvre immense, constitué d'arrêts sur des romans - "Maigret" ou "romans durs" - se déroulant dans les lieux habités ou visités successivement par l'écrivain. Chaque roman choisi fait l'objet d'une présentation qui en renouvelle l'approche. Ainsi ce livre présente à la fois les grandes étapes de la vie hors du commun de Simenon en même temps que quelques-unes de ses oeuvres les plus représentatives de sa vision du monde et de son art.
Résumé : Goy ne bouge pour ainsi dire pas de chez lui et, en magicien plus véritablement magicien qu'aucun autre, transfigure à longueur de temps le pauvre bout de jardin qu'il voit de sa fenêtre. Il n'a besoin d'aucun adjuvant extérieur, ni d'aucune sorte de drogue. C'est l'encens du quotidien qui brûle très lentement. La poussière devenue magie. Quand je regarde les meilleures de ces oeuvres (et certes, il ne faudrait pas que toute la peinture se réduisît à cette alchimie-là), je pense à ce que Rilke a écrit des anges tels qu'il les imaginait : "pollen de la divinité en fleur" ; c'est vraiment quelque chose comme cela.
Résumé : Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée. Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.