Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Abécédaire de la ville au Maghreb et au Moyen-Orient
Florin Bénédicte ; Madoeuf Anna ; Sanmartin Olivie
RABELAIS
39,00 €
Épuisé
EAN :9782869067509
Métropoles ou villes moyennes, ancrées dans l'histoire ou villes nouvelles, dynamisées par le commerce et le tourisme ou nées du pétrole, cités d'accueil de travailleurs migrants ou de réfugiés : les villes du Maghreb et du Moyen-Orient sont les lieux par lesquels sociétés et économies s'articulent à la mondialisation, facteur de croissance autant que d'inégalités. Elles composent un paysage pluriel qui a connu de profondes transformations au cours des dernières décennies, au premier rang desquelles un essor démographique spectaculaire, mais également un bouleversement de la hiérarchie des centres de pouvoir, dont témoignent la montée en puissance des Etats et cités de la péninsule arabique, ou le déclin des villes affectées par les conflits. C'est aussi depuis les villes que se sont puissamment exprimées les voix des soulèvements des "printemps arabes" en 2011, dont les grandes manifestations de 2019, à Alger, Bagdad ou Beyrouth, ont été le prolongement. Inédit dans sa forme, cet Abécédaire réunit une centaine d'auteurs et dresse un panorama contemporain de la ville et de l'urbain au croisement des disciplines et des approches. Il propose 42 notices dédiées aux principales métropoles de la région (d'Abu Dhabi à Tunis) assorties de 23 cartes, 64 notices thématiques (d'Aéroports à Zones franches) et 40 courts textes consacrés à des oeuvres de fiction, des événements ou des lieux emblématiques. Des dessins originaux et des photographies illustrent l'ensemble.
Résumé : Réduction de l'échec scolaire, qualité de la scolarité dès les premières années de maternelle sont des préoccupations d'actualité. Comment parie-t-on à l'école maternelle ? Quelles sont les conséquences des fonctionnements précoces sur le devenir scolaire des enfants à l'école primaire ? Quels aménagements de l'école maternelle peut-on proposer, qui soient susceptibles d'offrir à tous les enfants les conditions d'un fonctionnement psychologique optimal ? L'originalité de ce travail de psychologie éducative est triple : les enfants sont observés dans leur classe et leurs activités habituelles (134 séances de travail sont analysées dans différentes classes) ; le langage, centre de gravité de cette étude, n'est pas dissocié des autres fonctions psychologiques, ni limité à l'école maternelle, mais intégré dans une étude longitudinale des comportements et de la réussite scolaire ; en parlant du fonctionnement habituel des classes, les aménagements proposés sont effectivement expérimentés et leurs résultats discutés. Cet ouvrage s'adresse donc aux psychologues, aux étudiants, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à la problématique de la réussite et de l'échec scolaires.
Manifestations contre les grands projets urbains en Turquie, mouvements sociaux en Grèce et en Espagne, "printemps arabes" : la Méditerranée figure aujourd'hui parmi les principaux foyers de luttes sociales dans le monde. Expression des aspirations à la démocratie des couches populaires et des classes moyennes, ces mobilisations dénoncent également la brutalité des politiques de libéralisation et de la "crise" économique et financière, ainsi que les effets des grands projets et autres transformations urbaines liées à l'"urbanisme néolibéral". Comment analyser ce mode particulier de fabrique et de pilotage de la ville ? Quels sont les processus de marginalisation qui y sont liés ? Et surtout, comment réagissent les citadins lorsqu'ils sont confrontés aux acteurs dominants de la production de l'espace urbain ? Pour répondre à ces questions essentielles, les contributeurs à cet ouvrage privilégient une posture originale : analyser les dynamiques en cours dans les marges urbaines. Espaces stigmatisés et dévalorisés, les marges urbaines sont certes des lieux de relégation, mais ce sont aussi des espaces-réserves pour les acteurs publics et les investisseurs privés. Enfin, ce sont des lieux de vie où, dans un contexte marqué par les processus de fragmentation, de cloisonnement et d'exclusion, les habitants continuent néanmoins d'"inventer la ville" et d'interpeller les pouvoirs en place.
Résumé : Apprendre sa langue maternelle... Parvenir à une maîtrise de l'expression orale et écrite... Cet apprentissage est l'un des premiers de la vie. Qu'est-ce qui nous permet d'apprendre à parler ? Un dispositif neurologique ? Les stimulations de l'entourage ? Le développement du langage est-il le même dans toutes les langues, pour tous les enfants ? Dans cette 2e édition revue et actualisée, l'auteur répond à ces questions en analysant la spécificité du langage, les étapes du développement et le rôle de l'entourage, les différences individuelles, le développement et les dysfonctionnements du langage oral et du langage écrit.
Dans un contexte de mondialisation et d'urbanisation néo-libérale, les citadins ont souvent le sentiment d'avoir peu prise sur les décisions qui les concernent et touchent leur vie quotidienne. Cependant, loin d'être passifs ou anomiques, ils mettent en oeuvre des stratégies — plus ou moins visibles, discrètes, éphémères — d'appropriation de l'espace, de défense territoriale, d'opposition ou de contournement. Nous postulons que ces actes ordinaires émanant des "subalternes" peuvent être qualifiés de résistance dès lors qu'ils nient, négligent, adaptent ou contestent les règles du jeu introduites par les acteurs dominants. Ce numéro de Cultures & Conflits propose une analyse des résistances à partir de terrains et d'acteurs diversifiés mais qui ont en commun d'être situés aux marges de la ville et aux marges de la société. Ici, la ville n'est pas un arrière-plan des résistances : lieu de déploiement des conflits, elle est également l'enjeu des luttes. Enfin, les contributions ouvrent plus particulièrement le débat sur la dimension subversive et contestataire de ces résistances ordinaires.
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.
Ce livre est un voyage à travers l'ivresse et l'ivrognerie dans la France d'Ancien Régime tous ceux que Diderot appelle avec humour les "inspirés de la gourde" sont présents. C'est aussi une innovation : c'est le premier livre à proposer une analyse historique rigoureuse et systématique de ce phénomène culturel. C'est une oeuvre d'histoire culturelle au sens large. Elle a une vocation d'histoire totale puisque les points de vue politiques, religieux, judiciaires, économiques, sociaux et culturels y sont analysés tant à l'échelle du royaume qu'à l'échelle locale. Cette analyse historique de l'ivresse et de l'ivrognerie met en évidence que les oppositions religieuse, politique, morale, économique et médicale qui se développent en France du XVIe au XVIIIe siècle ne parviennent pas à lutter efficacement contre l'ivresse dans le pays. Une "culture de l'enivrement" imbibe fortement l'ensemble du corps social, de la tête aux membres, des élites au peuple. Les oppositions s'avèrent pragmatiques et marquées par le compromis. L'opposition religieuse et politique directe n'est qu'illusoire et l'émergence d'une opposition morale, économique et médicale ne permet pas de résoudre davantage le problème. Une réflexion de Jean-Jacques Rousseau résume bien le positionnement adopté face à l'enivrement : "ne cherchons point la chimère de la perfection mais le mieux possible".
Résumé : Tous les produits alimentaires - nourriture ou boissons - sont à la fois sociaux, culturels, économiques et sensoriels, mais dans le cas du vin, ces traits ont été davantage sublimés. Si l'importance sociale et symbolique de sa consommation publique et/ou ostentatoire est attestée depuis l'Antiquité, la mise en discours - esthétique, savante et normative - de son point nodal entre production et consommation est historiquement récente et là encore, plus marquée que celle d'autres produits alimentaires transformés. Mais surtout, les pratiques discursives à son sujet sont foisonnantes, polémiques, intéressées, jamais définitives, émanant de sources multiples - et malgré cette profusion, la figure culturelle de l'oenophilie s'est détachée clairement et sa normativité inhérente s'est singularisée. Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre d'une micro-sociologie des pratiques alimentaires, mais à la différence de travaux qui portent sur les pratiques corporelles, il s'intéresse à la production du sens de ces pratiques en partant de la transmission d'injonctions explicites ou de normes implicites. Ce livre montre également comment s'opère un travail de subjectivation qui relie la pratique oenophilique à l'expérience sociale (centrée sur soi, sur la vie sociale ou sur l'objet- ici le vin). Le travail s'inscrit ainsi dans une discussion approfondie d'une sociologie du goût qu'il contribue à ouvrir et à renouveler.
Cet ouvrage porte sur la peinture sur pierre, technique qui apparaît en Italie autour de 1530. Dans un premier temps, cette technique, mise au point par le peintre vénitien Sebastiano del Piombo, vers 1530, s'inscrit dans les débats relatifs au Parallèle des Arts, à la suprématie de la sculpture ou de la peinture. La durée apparaît comme un problème fondamental ; la peinture sur pierre constituerait une réponse puisqu'elle offrirait l'avantage de se conserver plus longtemps que les tableaux peints sur des supports traditionnels comme le bois ou la toile. Dans un deuxième temps, à partir des années 1580-1590, les artistes varient leurs productions en employant des supports comme le jaspe, l'améthyste, l'agate, ou l'albâtre. La diversité et la richesse des matériaux répondent alors à deux attentes : elle correspond au goût pour la préciosité et s'inscrit dans une connivence entre art et nature. Florence et Rome deviennent des centres de production importants et de nombreuses familles dont les Médicis et les Barberini jouent un rôle primordial dans cet essor. Parallèlement, les artistes, poussés par le désir de transposer sur de grandes surfaces les effets picturaux obtenus avec la peinture à l'huile, se lancent dans diverses expérimentations. C'est vraisemblablement dans un tel contexte qu'il faut inscrire l'élaboration de peintures d'autel sur pierre entre 1530 et 1620. Sebastiano del Piombo en serait également l'initiateur mais d'autres personnalités artistiques dont Pierre Paul Rubens seront amenés à élaborer des peintures de grand format sur pierre.