
Ci-gît l'amer. Guérir du ressentiment
La question, qu'elle soit posée au niveau individuel ou politique, est essentielle pour une société durable : lorsqu'on a été blessé, comment ne plus être amer ? Comment guérir du ressentiment qui nous ronge et qui nous mine ? Faisant appel tant à la philosophie politique qu'à la psychanalyse, Cynthia Fleury nous invite, dans cet essai passionnant, à comprendre ce que vit une personne amère, comment se compose son monde, pourquoi le ressentiment individuel peut mener au fascisme, et comment résister à cet abîme. Un indispensable pour nourrir notre propre volonté de guérir nos blessures comme pour comprendre pourquoi la société peut glisser vers le régime totalitaire.
4e de couverture : La philosophie politique et la psychanalyse ont en partage un problème essentiel à la vie des hommes et des sociétés, ce mécontentement sourd qui gangrène leur existence. Certes, l'objet de l'analyse reste la quête des origines, la compréhension de l'être intime, de ses manquements, de ses troubles et de ses désirs. Seulement il existe ce moment où savoir ne suffit pas à guérir, à calmer, à apaiser. Pour cela, il faut dépasser la peine, la colère, le deuil, le renoncement et, de façon plus exemplaire, le ressentiment, cette amertume qui peut avoir notre peau alors même que nous pourrions découvrir son goût subtil et libérateur. L'aventure démocratique propose elle aussi la confrontation avec la rumination victimaire. La question du bon gouvernement peut s'effacer devant celle-ci : que faire, à quelque niveau que ce soit, institutionnel ou non, pour que cette entité démocratique sache endiguer la pulsion ressentimiste, la seule à pouvoir menacer sa durabilité ? Nous voilà, individus et État de droit, devant un même défi : diagnostiquer le ressentiment, sa force sombre, et résister à la tentation d'en faire le moteur des histoires individuelles et collectives.
| Nombre de pages | 336 |
|---|---|
| Date de parution | 01/10/2020 |
| Poids | 338g |
| Largeur | 140mm |
| SKU: | 9782072858550 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782072858550 |
|---|---|
| Titre | Ci-gît l'amer. Guérir du ressentiment |
| Auteur | Fleury Cynthia |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 140 |
| Poids | 338 |
| Date de parution | 20201001 |
| Coup de coeur de | Mia |
| Nombre de pages | 336,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Pretium doloris. L'accident comme souci de soi
Fleury CynthiaLe «pretium doloris», le prix de la douleur, parachève le «connais-toi toi-même» socratique et le «souci de soi» stoïcien. Quel degré de vérité est-on prêt à endurer ? Quel risque est-on prêt à vivre pour connaître le vrai ? L?accident rappelle que le sujet existe dans un excès par rapport au réel. La connaissance de soi doit s?acquérir à ce prix : le prix de la douleur. Une pensée brillante permettant de re-découvrir la philosophie comme réflexion sur le monde contemporain.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,40 € -

Les irremplaçables
Fleury CynthiaNous ne sommes pas remplaçables. L'État de droit n'est rien sans l'irremplaçabilité des individus. L'individu, si décrié, est souvent défini comme le responsable de l'atomisation de la chose publique, comme le contempteur des valeurs et des principes de l'État de droit. Pourtant, la démocratie n'est rien sans le maintien des sujets libres, rien sans l'engagement des individus, sans leur détermination à protéger sa durabilité. Ce n'est pas la normalisation - ni les individus piégés par elle - qui protège la démocratie. La protéger, en avoir déjà le désir et l'exigence, suppose que la notion d'individuation - et non d'individualisme - soit réinvestie par les individus. «Avoir le souci de l'État de droit, comme l'on a le souci de soi», est un enjeu tout aussi philosophique que politique. Après Les pathologies de la démocratie et La fin du courage, Cynthia Fleury poursuit sa réflexion sur l'irremplaçabilité de l'individu dans la régulation démocratique. Au croisement de la psychanalyse et de la philosophie politique, Les irremplaçables est un texte remarquable et plus que jamais nécessaire pour nous aider à penser les dysfonctionnements de la psyché individuelle et collective.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,10 € -

Ci-gît l'amer. Guérir du ressentiment
Fleury CynthiaLa question, qu'elle soit posée au niveau individuel ou politique, est essentielle pour une société durable : lorsqu'on a été blessé, comment ne plus être amer ? Comment guérir du ressentiment qui nous ronge et qui nous mine ? Faisant appel tant à la philosophie politique qu'à la psychanalyse, Cynthia Fleury nous invite, dans cet essai passionnant, à comprendre ce que vit une personne amère, comment se compose son monde, pourquoi le ressentiment individuel peut mener au fascisme, et comment résister à cet abîme. Un indispensable pour nourrir notre propre volonté de guérir nos blessures comme pour comprendre pourquoi la société peut glisser vers le totalitarisme.EN STOCKCOMMANDER9,20 € -

La fin du courage. La reconquête d'une vertu démocratique
Fleury CynthiaChaque époque affronte, à un moment de son histoire, son seuil mélancolique. De même, chaque individu connaît cette phase d épuisement et d érosion de soi. Cette épreuve est celle de la fin du courage. Comment convertir le découragement en reconquête de l avenir? Notre époque est celle de l instrumentalisation et de la disparition du courage. Mais ni les démocraties ni les individus ne peuvent en rester à ce constat d impuissance. Nul ne résiste à cet avilissement moral et politique. Il s agit de surmonter ce désarroi et de retrouver le ressort du courage, pour soi, pour nos dirigeants si souvent contre-exemplaires, pour nos sociétés livrées à une impitoyable guerre économique. Le plus sûr moyen de s opposer à l entropie démocratique reste l éthique du courage et sa refondation comme vertu démocratique.Dans cet essai enlevé, Cynthia Fleury rappelle qu il n y a pas de courage politique sans courage moral et montre avec brio comment la philosophie permet de fonder une théorie du courage qui articule l individuel et le collectif. Car si l homme courageux est toujours solitaire, l éthique collective du courage est seule durable.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,95 €
Du même éditeur
-
Romans, récits et soties, oeuvres lyriques
Gide AndréCe volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.ÉPUISÉVOIR PRODUIT56,00 € -
Oeuvres complètes. Oeuvres italiennes ; Oeuvres latines ; Divine comédie
DANTENé en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.ÉPUISÉVOIR PRODUIT76,50 € -
Iliade - Odyssée
HOMERETraduit du grec par Robert Flacelière et Victor Bérard. Édition de Robert Flacelière et de Jean Bérard. Index par René Langumier.EN STOCKCOMMANDER62,50 € -
Oeuvres romanesques et voyages. Tome 1
Chateaubriand François-René de ; Regard MauriceRésumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.ÉPUISÉVOIR PRODUIT66,50 €
De la même catégorie
-
La plus belle histoire du bonheur
Comte-Sponville André ; Delumeau Jean ; Farge ArleLa vie ne vaudrait d'être vécue, dit-on, que si elle apporte le bonheur. Mais que signifie être heureux ? Y a-t-il des recettes au bien-être ? Où se niche le bonheur ? Dans l'argent ? La réussite personnelle ? La santé ? Les plaisirs ? L'espérance d'un jour meilleur ? Est-il dans ce que nous avons ou dans ce que nous sommes ? De la pensée antique à nos frustrations modernes, en passant par l'invention du paradis, on verra avec les regards croisés du philosophe, du croyant et de l'historien, comment l'idée du bonheur a évolué au fil du temps, et combien son histoire mouvementée peut nous aider à mieux vivre aujourd'hui.André Comte-Sponville : philosophe, a publié de nombreux ouvrages sur l'éthique et la question du bonheur. Jean Delumeau : professeur honoraire au Collège de France, est spécialiste de l'histoire des mentalités religieuses. Arlette Farge : historienne et spécialiste du XVIIIe siècle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,70 € -
Ethique à l'usage de mon fils
Savater FernandoRésumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".EN STOCKCOMMANDER15,90 € -
Le banquet
ALIGHIERI DANTEComposé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie , Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale. "Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova , je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître". René de Ceccatty a traduit la totalité de l'oeuvre italienne de Dante ( La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes , Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie . Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie , Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale. "Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova , je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître". René de Ceccatty a traduit la totalité de l'oeuvre italienne de Dante ( La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes , Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie .ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -
L'oeil et l'esprit
Merleau-Ponty MauriceLa science manipule les choses et renonce à les habiter. Elle s'en donne des modèles internes et, opérant sur ces indices ou variables les transformations permises par leur définition, ne se confronte que de loin en loin avec le monde actuel. Elle est, elle a toujours été, cette pensée admirablement active, ingénieuse, désinvolte, ce parti pris de traiter tout être comme «objet en général», c'est-à-dire à la fois comme s'il ne nous était rien et se trouvait cependant prédestiné à nos artifices.Mais la science classique gardait le sentiment de l'opacité du monde, c'est lui qu'elle entendait rejoindre par ses constructions, voilà pourquoi elle se croyait obligée de chercher pour ses opérations un fondement transcendant ou transcendantal. Il y a aujourd'hui - non dans la science, mais dans une philosophie des sciences assez répandue - ceci de tout nouveau que la pratique constructive se prend et se donne pour autonome, et que la pensée se réduit délibérément à l'ensemble des techniques de prise ou de captation qu'elle invente. Penser, c'est essayer, opérer, transformer, sous la seule réserve d'un contrôle expérimental où n'interviennent que des phénomènes hautement «travaillés», et que nos appareils produisent plutôt qu'ils ne les enregistrent. De là toutes sortes de tentatives vagabondes. Jamais comme aujourd'hui la science n'a été sensible aux modes intellectuelles. Quand un modèle a réussi dans un ordre de problèmes, elle l'essaie partout. Notre embryologie, notre biologie sont à présent toutes pleines de gradients dont on ne voit pas au juste comment ils se distinguent de ce que les classiques appelaient ordre ou totalité, mais la question n'est pas posée, ne doit pas l'être. Le gradient est un filet qu'on jette à la mer sans savoir ce qu'il ramènera. Ou encore, c'est le maigre rameau sur lequel se feront des cristallisations imprévisibles. Cette liberté d'opération est certainement en passe de surmonter beaucoup de dilemmes vains, pourvu que de temps à autre on fasse le point, qu'on se demande pourquoi l'outil fonctionne ici, échoue ailleurs, bref que cette science fluente se comprenne elle-même, qu'elle se voie comme construction sur la base d'un monde brut ou existant et ne revendique pas pour des opérations aveugles la valeur constituante que les «concepts de la nature» pouvaient avoir dans une philosophie idéaliste.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 €








