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L'horizon. Des traités de perspective au land art
Flécheux Céline ; Saint Girons Baldine
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753508378
L'horizon ne cesse de reculer au fur et à mesure que l'on avance vers lui. Comment atteindre ce qui s'enfuit et rendre proche ce qui ne surgit que dans le lointain ? Doit-on concevoir l'horizon comme facteur de concorde entre des éléments eux-mêmes discordants ou bien, au contraire, comme facteur de discorde à l'intérieur d'ensembles dont les éléments s'autonomisent ? Pour saisir le statut et la fonction de l'horizon, il importe d'articuler les méthodes et les résultats de disciplines aussi différentes que l'histoire de l'art, la critique d'art, l'étude du paysage et la phénoménologie. L'ouvrage privilégie l'étude des traités de perspective et des oeuvres de la Renaissance, pour montrer comment l'horizon assure d'abord la concordance des points de vue. Mais, dès le milieu du XIXe siècle et, plus précisément, à partir du manifeste que constitue " La Vague de Courbet " (1869, les artistes bientôt suivis des philosophes, remettent en cause cette fonction d'unification. Les peintres de la modernité pensent l'horizon comme principe de discorde et de dissension, autant sinon plus que de concorde. Ils montrent ainsi combien l'unité du " voir ensemble " est problématique et sans cesse à reconstituer.
Flécheux Céline ; Frangne Pierre-Henry ; Laroque D
Quelle est la nature polymorphe, rebelle à toute délimitation, et donc proprement étonnante, du sublime ? En quoi consiste sa véhémence, sa force dynamique et dangereuse ? Comment expliquer les paradoxes de la sidération ou du plaisir négatif que son sentiment, sa passion ou même sa crise, engendrent chez tous ceux qui en font, moins l'expérience que l'épreuve ? Telles sont les trois principales questions que l'ouvrage entend poser dans l'inspiration des travaux de Baldine Saint Girons et de son livre Fiat Lux. Une philosophie du sublime (1993). Vingt-cinq chercheurs spécialistes reconnus de rhétorique, d'esthétique, de poétique, de philosophie, de peinture, de littérature, de musique, de psychanalyse, de sciences, de langues et cultures étrangères joignent ici leurs efforts afin de donner au lecteur — néophyte ou chercheur confirmé — les instruments les plus importants pour l'intelligence la plus vivante de la tradition du sublime. De l'antiquité jusqu'à l'époque actuelle, le lecteur est invité ici à saisir de façon organisée et claire les difficultés artistiques, philosophiques et existentielles de l'expérience de la grandeur.
Résumé : Limite de mon champ visuel, l'horizon me lie au monde et à autrui. Il est là-bas, mais cette limite n'est pas objective. Et pourtant, combien de fois ai-je l'impression que je pourrais m'en approcher, le toucher, passer au-dessous ou au-delà ? C'est dans un sens presque tangible qu'il faut aborder l'horizon. S'il est fabuleux et imaginaire si nul ne peut le rejoindre, il n'en constitue pas moins un repère stable pour les premiers astronomes, un guide pour les navigateurs et une assise vers laquelle se tournent les cosmonautes. Le rôle qu'il a joué dans des champs aussi différents que l'astronomie, l'histoire des grandes découvertes, la représentation de la perspective montre avec éclat qu'il sert constamment d'appui dans la construction du monde. Tantôt ligne, tantôt cercle, ouverture ou clôture, support du point de fuite ou lieu chimérique, marque du fini ou résonance de l'infini, limite enveloppante ou abîme vertigineux., les aspects apparemment contradictoires de l'horizon nous obligent à nous demander quelle est son unité. Dans les sciences comme dans les arts, c'est un instrument essentiel et paradoxal pour penser les rapports entre la terre et le ciel. Historienne de l'art et philosophe de formation, Céline Flécheux est maître de conférences en esthétique à l'université Paris Diderot-Paris 7. Ses recherches portent notamment sur la question de l'horizon. Elle collabore par ailleurs régulièrement à des publications dans le champ de l'art contemporain (Robert Smithson, Ed Ruscha, François Morellet, Emmanuel Saulnier, Nancy Rubins, Abraham Poincheval, etc).
Coulon Aurélie ; Flécheux Céline ; Thomas Benjamin
S'il a déjà fait l'objet de riches analyses dans les champs de la peinture, de la littérature et de la philosophie, l'horizon n'a pas encore été étudié dans les arts de la scène et à l'écran, où le visible et le récit s'ouvrent au mouvement. Comment les corps en mouvement se situent-ils par rapport à l'horizon ? Comment l'horizon peutil figurer un lointain évanescent sur une scène ? Comment structure-t-il l'espace et le récit différemment de la peinture ? Existe-t-il encore quand tout est mis en mouvement ? La relance de la réflexion sur cette notion fondamentale nous invite à explorer la diversité des puissances expressives de l'horizon dans les espaces scéniques et les images cinématographiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour