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Les Héritiers de Crésus. Histoire d'une monnaie commune
Flandrin Philippe
DU FELIN
9,00 €
Épuisé
EAN :9782866454982
Avec cette saga de la " civilisation de l'argent ", Philippe Flandrin fait surgir les figures des mutins du Batavia, le calvaire de Rimbaud au Harar, rappelle les rivalités entre chrétienté et islam et les conflits du capitalisme naissant... L'aventure de Joachimsthal, en Bohême, mobilisa des mineurs et des ingénieurs, des théologiens et des médecins... Elle suscita l'intérêt jaloux des monarques et des banquiers. Car cette fièvre est à l'origine de la création d'une monnaie commune : le thaler d'argent. Et d'une étrange maladie... Le thaler - d'où dérive le mot dollar -, qui s'imposera comme la valeur de référence du Saint-Empire germanique, conquiert les pays du Rhin, l'Autriche, mais aussi la Pologne et la Scandinavie. Il devient, par le jeu des relations commerciales, la monnaie d'échange entre l'Europe et l'Empire ottoman, les Indes, puis l'Afrique et certains pays d'Orient. Une diffusion ininterrompue jusqu'à nos jours, puisque, vers la fin du XXe siècle, certains pays envisagèrent de lui faire rejouer un rôle monétaire majeur. Philippe Flandrin donne ici une clé précieuse pour comprendre l'essor économique occidental.
Bergeries, pastourelles, violences rustiques des vilains... Des amours paysannes d'autrefois nous ne connaissions que l'image déformée qu'en ont laissée nobles et bourgeois. Peut-on aller plus loin ? Peut-on faire parler ce monde rural muet et sans mémoire ? Jean-Louis Flandrin présente ici un essai d'ethnographie historique. Le folklore a fixé gestes et clichés ; la loi de l'Eglise et de l'Etat a marqué des interdits ; les archives judiciaires évoquent les contraintes sociales et leur transgression ; les comptages des démographes restituent le temps long des comportements collectifs. Confrontés, recoupés, ces témoignages partiels restituent, des obsessions adolescentes aux liaisons tragiques, du mariage aux déviances, les codes amoureux d'une société traditionnelle.
Le Portrait d'Alexandre le Grand retrace l'histoire d'une fantastique chasse au trésor. De l'Europe au Japon, en passant par les rives de l'Indus, les auteurs sont partis à la recherche du trésor de Mir Zakah, exhumé par des villageois en Afghanistan. A l'été 1992 surgissent d'une source quatre tonnes de monnaies d'or, d'argent et de bronze, des kyrielles de bijoux, de parures, de plaques votives, de pierreries, frappées ou ciselées, datant de l'âge d'or de l'empire achéménide, au Ve siècle avant notre ère, jusqu'au déclin de l'empire kouchan. Chefs de guerre, brigands et trafiquants accaparent ce trésor national et le vendent aux enchères à des collectionneurs multimilliardaires. Quand en 2004 apparaît à Londres, entre les mains d'un homme venu de Peshawar, au Pakistan, une médaille d'or frappée à l'effigie d'Alexandre le Grand, Osmund Bopearachchi réalise l'importance historique de cette pièce exceptionnelle, sans doute le seul portrait du conquérant réalisé de son vivant. En 326 avant notre ère, après avoir conquis l'empire perse, Alexandre franchit l'Indus et vainc la cavalerie des éléphants du roi Porus. C'est le début d'une domination grecque qui durera quatre siècles en Asie Centrale et en Inde. Sur cette médaille de victoire, Alexandre coiffé du scalp de l'éléphant paraît à l'égal de Zeus. Il en offre de rares spécimens à ses généraux. Inconnu du commun des mortels, ce grand cadeau est sorti de l'oubli afin que puisse être écrite l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire du monde.
Résumé : "Je suis devenu le souverain du Tibet, en 1951, à l'âge de seize ans et mon pouvoir était absolu. Le 8 août 2011, j'ai transféré le pouvoir politique à un premier ministre laïque, élu par le parlement. Par cet acte, j'ai mis fin à quatre siècles de tradition durant lesquels le dalaï-lama était à la fois le chef politique et spirituel du Tibet. Nous avons ainsi achevé la démocratisation de nos institutions. Ce soir-là, chose rare, j'ai dormi à poings fermés. Pas de rêves ! Rien ! " Et Tenzin Gyatso le quatorzième dalaï-lama a éclaté de rire. Nous étions en 2012, à la fin du printemps. Lorsque je l'avais rencontré pour la première fois à Paris, trente ans auparavant, le dieu-roi, à la force de l'âge, portait le toit du monde sur ses épaules. Parvenu au seuil du grand âge, il entendait imposer la démocratie au Tibet et en Chine. J'ai tenté de comprendre et de relater la longue marche de l'absolutisme vers la démocratisation de cet homme qui, un jour, a dit : "Je ne suis qu'un être humain, accidentellement tibétain, devenu moine bouddhiste."
Résumé : À quelques minutes de la capitale de l'Egypte et ses vastes mosquées se dessine le monde mystérieux des pyramides. Géantes de Guizeh, spectres décharnés de Saqqarah, solitaires de Dhachour, leurs formes, parfaites ou torturées, se reflètent dans le Nil, à la rencontre du sable, de l'eau et de la lumière. Qui a imaginé et conçu ce fantastique décor ? La question, depuis Napoléon, qui recevait les muftis assis au c?ur de la Grande Pyramide, hante les savants et les esprits de l'Europe. Les habitants de la vallée se la posent également. Mais on ne sait plus répondre. Le temps et l'oubli ont tout effacé. Tout le monde cherche la clef du mystère: on parle tour à tour d'un génie, d'un démiurge, d'un dieu, voire d'un extra-terrestre... Non sens ! et s'il s'agissait tout simplement d'un homme ? On fouille et voici que du sable, inscrite sur le socle d'une statue détruite, surgit la mémoire de l'Egypte. Elle porte un titre : le chancelier du roi de Basse-Egypte, le premier après le roi de Haute-Egypte ; elle porte une signature: Imhotep l'architecte, l'administrateur du grand palais. C'était donc lui le magicien... Entrons maintenant dans cette pyramide qui recèle tant de secrets.
La pensée chinoise a trois fondements: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Selon les époques, l'un de ces courants a prédominé, laissant les deux autres jouer en sourdine. Et aujourd'hui? Ni le taoïsme et son "laisser faire" (Wou wei), ennemi de tous les artifices de la civilisation, sceptique face au progrès, ni le bouddhisme, prêchant l'évasion hors de ce monde, ne paraissent aptes à assurer la stabilité d'un système politique et les règles de la vie sociale. On n'est pas surpris d'observer un regain du confucianisme, illustré par une dizaine de grands penseurs, parfaits connaisseurs de la philosophie occidentale. Bien sûr, on s'interroge sur les soubassements idéologiques d'un tel renouveau. Cinquante années après le marxisme maoïste, dans une Chine préoccupée essentiellement par son développement économique, cette réhabilitation du confucianisme peut être interprétée, tantôt comme une utopie, tantôt comme le témoignage d'un nationalisme rétrograde. Que ce retour aux sources ne soit en rien une stagnation stérile, mais qu'il manifeste la vivacité d'une philosophie riche de possibles, voilà l'enjeu de ce livre. Biographie: Régine Pietra est professeur de philosophie à l'université de Grenoble. Elle est l'auteur d'un essai sur Paul Valéry (Valéry, directions spatiales et parcours verbal, Minard, 1981) et de Sage comme une image, figures de la philosophie dans les arts (Le Félin, 1992).
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.