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Scribla. La fin d'un château d'origine normande en Calabre
Flambard Héricher Anne-Marie
ECOLE ROME
170,00 €
Épuisé
EAN :9782728308613
Remarquablement situé, le château de Scribla, fondé en 1048 par Robert Guiscard pour conquérir la Calabre, a été intensément occupé aux XIIIe et XIVe siècles avant de disparaître brutalement dans les premières années du XVe siècle. Les conditions de sa destruction ont fossilisé l'état final du château et livré un très abondant matériel (armes, équipement du cheval et du cavalier, vaisselle de verre et de terre, objets de parure, grains brûlés en abondance, monnaies...) déversé dans une vaste citerne en cours de construction. Le site ayant été ensuite abandonné, le château est tombé dans l'oubli. La fouille, conduite sous l'égide de l'Ecole française de Rome, a mis en évidence les étapes de l'élaboration architecturale de la forteresse et permis de connaître son aspect à la veille de sa destruction. Les aménagements découverts témoignent du niveau technologique acquis et les artefacts invitent à découvrir la nature des réserves, les cultures, la collecte de certaines matières premières, le mobilier ; la parure, l'art de la table, mais aussi l'approvisionnement du château et, à travers la céramique dite RMR, les relations qu'il entretenait avec les centres de production, la fabrication et la diffusion des poteries en Italie méridionale.
Résumé : Les thèmes de ce volume 40 sont particulièrement variés (artefacts d?os et de verre, production métallurgique, dynamiques territoriales, activités d?extraction). L?espace géographique traité va de l?Europe de l?ouest (Belgique, France, Angleterre, Italie) et dans une fourchette chronologique non moins large (de l?Antiquité tardive au début de l?époque moderne). Parmi les thèmes abordés, notons la construction des espaces ruraux, dans le Berry, interrogeant le caractère plus ou moins " pensé " ou " opportuniste " de l?occupation des lieux, et l?organisation d?un village sicilien est abordée avec le cas de Terravecchia. On soulignera tout particulièrement les contributions sur les coupes en verre à décor chrétien des ve et vie siècles, et celles traitant des plaques-boucles mérovingiennes en matière animale. A noter également, un texte important sur les traces laissées par les ouvriers sur des sites d?extraction de la pierre à Nucourt (Val-d?Oise) au Moyen Age central. Enfin, l?examen, à l?aide de problématiques archéologiques, de sources textuelles des XIVe et xXVe siècles éclaire la métallurgie du fer en Angleterre.
Résumé : Un carnet d'aquarelles sur le thème de la Provence : paysages typiques, couleurs emblématiques, villes célèbres, etc. Certaines d'entre elles sont détaillées en pas à pas.
Résumé : Très beau livre sur la pratique de l'aquarelle à travers un itinéraire artistique en Provence. Vieux villages perchés, chapelles, abbayes, et bords de mer se suivent accompagnés de détails qui sont le reflet des regards particuliers que l'artiste pose sur des sites ou produits de cette région prisée de tous. Cet itinéraire de peintre sera l'occasion de pratiquer plusieurs techniques propres à l'aquarelle : le sec ou l'humide mais aussi de découvrir comment peindre. Les harmonies de couleurs spécifiques à la région sont également traitées. Les sites : Avignon, Les Fontanelles, Aix-en-Provence, Arles, son bord du Rhône et le pont peint par Van Gogh, Marseille et son vieux port, Sanary, les Baux-de-Provence, Port Cros, Porquerolles, Martigues et la Camargue, Vieilles portes à Simiane-la-Rotonde, Oppedette, Lacoste, Roussillon et ses ocres, Gordes, Grambois, L'Abbaye de Sénanque et celle du Thoronet, La Chapelle de Pépiolle.
Le livre de Charles de La Roncière, de nouveau rendu disponible avec une préface de l'auteur, envisage, à travers l'exemple de Florence, l'ensemble de l'économie médiévale. Les bases matérielles de la vie du peuple florentin sont étudiées, de la défaite politique des Magnats jusqu'au tumulte des Ciompi. Son analyse des prix croisée avec la reconstitution des salaires réels permet de reconstituer les budgets individuels et familiaux : une famille nombreuse augmente le risque d'indigence des salariés lors des crises frumentaires. Il nous donne ainsi accès aux conditions de vie marquées par les disettes et la Peste Noire, l'emprise urbaine sur les exploitations rurales, les guerres et l'augmentation de la fiscalité. La politique annonaire et l'évolution démographique sont au coeur de l'analyse sur la formation des prix et salaires. Monument de l'histoire économique sérielle mobilisant la finesse de l'analyse sociale, cet ouvrage ne cesse d'inspirer les médiévistes.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.