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Le chemin de traversé
Flaiano Ennio
GALLIMARD
5,35 €
Épuisé
EAN :9782070224067
Pendant la guerre d'Abyssinie, un lieutenant italien en campagne obtient une permission de quatre jours pour se faire arracher une dent à la ville la plus proche. Le camion qu'il utilise se renverse. Le lieutenant, pressé, abandonne le chauffeur sur la route et tente de gagner du temps en prenant un chemin de traverse. Il se perd dans la forêt africaine. Sur le soir, il rencontre une femme qui se lave dans une flaque d'eau ; il veut lui demander son chemin ; elle ne le comprend pas ; quant à lui, il comprend qu'elle s'appelle Miriam et qu'elle est belle. Il la prend. La nuit, alors qu'ils dorment tous deux, il est réveillé par un bruit qui l'inquiète. Il tire sur une ombre, la balle ricoche et perfore le ventre de Miriam. Pour abréger les souffrances de la jeune femme, il l'achève d'une balle dans la tête, puis l'enterre. Il parvient à la ville, se fait soigner la dent, mais le remords d'avoir tué Miriam le torture. Il cherche à se distraire, à s'étourdir avec des filles, - puis il s'aperçoit que Miriam lui a donné la lèpre. Dès ce moment, le lieutenant devient fou de désespoir et de lâcheté. Il fuit, regagne sa compagnie, obtient une permission, tire sur un médecin, dévalise un camarade qu'il tente d'assassiner, s'enfonce dans la brousse déserte, retrouve le tombeau de Miriam auprès duquel est un vieil Abyssin, Johannès, qui le prend en pitié. Après de longs jours de solitude, Johannès guérit le lieutenant qui va se constituer prisonnier. Ennio Flaiano a magistralement décrit la folie et le désespoir de son héros, perdu dans une terre où le Temps ne compte pas. Paysages et Abyssins, surtout les femmes, douces et patientes, sont évoqués dans ce roman avec une vigueur et un talent qui rappellent Conrad.
Avec Flaiano, c'est l'âge d'or du cinéma italien, celui de la Dolce Vita, qui nous est restitué dans sa genèse. Scénariste, critique, visionnaire, il collabora avec les plus grands, avec Fellini beaucoup, mais aussi pour n'en citer que quelques-uns, avec Antonioni, Soldati, Rossellini. Célèbre pour la lucidité de ses aphorismes, pour ce regard entre humour et satire avec lequel il scrute les faits les plus anodins, Flaiano fut pleinement publié après sa mort et ses notes personnelles dévoilent la précision de son processus créatif. Ses carnets, présentés ici dans leur forme originale, décryptent une écriture étonnement actuelle, presque intemporelle, en ce qu'elle perce la société et l'individu au plus profond de leurs singularités. Ce volume est le dernier recueil posthume des perles recueillies dans les fonds de ses tiroirs. Il nous plonge dans cette Italie bruyante, spontanée, en pleine mutation qui fut celle de l'après-guerre et des golden sixties.
Résumé : Jessica est morte mais son périple ne fait que commencer. Devenue faucheuse dans l'au-delà, elle doit mener les âmes défuntes vers leur destination finale. Contrairement à ses collègues, elle ne se souvient pas de la cause de son propre décès et va partir à la recherche de ses origines. Mais avant cela elle devra résoudre un mystère plus épineux : la Mort a disparu !
Résumé : Le jeu et le massacre est le dernier ouvrage publié de son vivant d'Ennio Flaiano, scénariste et ami de Fellini avec lequel il élabora entre autre les chefs d'oeuvre Huit et demi et La dolce vita. On y retrouve l'audace, l'étrangeté mêlée de mélancolie douce-amère qui a fait la renommée du scénariste et du cinéaste. Le livre regroupe deux textes que travaille la question de la transformation et de l'identité dans un monde obsédé par l'apparence de soi : transformation sexuelle dans Oh! Bombay! où le protagoniste, homosexuel, tente de renoncer à ses désirs pour se fondre dans la " normalité ". Transformation animale dans Melampus, l'histoire de la métamorphose d'une femme en chienne, corollaire troublant de la relation amoureuse tumultueuse qu'elle entretient avec un scénariste en panne d'inspiration dans le New York prétendument libéré des années 1960. " Flaiano est un moraliste désabusé et facétieux " nous dit très justement sa traductrice dans la postface de l'ouvrage, et c'est sans doute pour cela que ces textes, inédits en français, résonnent d'une telle modernité.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.