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Adam et Eve. La condition humaine
Flahault François
1001 NUITS
25,80 €
Épuisé
EAN :9782755500110
Extrait Pourquoi revenir à l'histoire d'Adam et Eve ? «Savez-vous, Quincey, que je me suis souvent demandé s'il n'y avait pas, dans cette vieille légende du jardin d'Éden, plus qu'il ne saute aux yeux.» Malcolm Lowry, Au-dessous du volcan «Cette histoire [...] exprime [...] le fond inexprimé - et inexprimable en langage direct et clair - de l'expérience humaine.» Paul Ricoeur, Le Conflit des interprétations On m'a raconté l'histoire d'Adam et Eve au catéchisme, comme à des millions d'autres enfants. J'avais six ou sept ans. Le catholicisme a formé le cadre de vérité dans lequel s'est déroulée mon enfance. Un cadre qui, bien sûr, se voulait absolu, mais qui ne constituait, après tout, que l'une des facettes de la vie quotidienne. Les savoirs avec lesquels le lycée, puis l'université meublèrent progressivement mon esprit me parurent plus en phase avec le monde qui m'entourait. Mon premier horizon de vérité s'estompa, devint pour moi comme un lieu désaffecté. Une fois installé dans une autre ville que celle où l'on a passé sa jeunesse, on a beau en garder le souvenir, le fait est qu'on n'y habite plus ; on perd ce qui faisait qu'on s'y sentait chez soi. Ce changement de demeure mentale, que tant de personnes de ma génération ont vécu, explique en partie le fait que, dans le monde de l'université et de la recherche, le christianisme apparaît souvent comme une dimension mineure de la pensée occidentale. Surtout lorsque l'on fait des études de philosophie : la pensée, la vraie pensée qui a su, au cours de son histoire héroïque, s'affranchir de la religion ! Je me familiarisai durant quelques années avec la haute lignée des philosophes, puis avec les sciences humaines. L'université laïque - je finis par le réaliser - a dû rivaliser avec la source de légitimité intellectuelle qui avait dominé l'Europe durant des siècles. Un système de pensée qui s'impose tend à effacer celui dont il a pris la place et à en minimiser la portée. Après avoir ainsi, durant mes années de formation, oublié ma culture première, j'en suis venu à penser qu'il était dommage de m'en priver. Comme un ethnographe qui interroge son informateur indigène, je me suis retourné vers celui que j'avais été. L'histoire d'Adam et Eve est partagée par les trois monothéismes : elle est racontée dans la Genèse, premier livre des Ecritures juives, héritage repris par le christianisme, puis par l'islam qui en donne des versions résumées dans le Coran. Mais seul le christianisme en a fait la clé de voûte de son anthropologie : dans l'ensemble du monde occidental, durant près de deux mille ans, la réponse à la question «Qu'est-ce que l'être humain ?» a tourné autour de l'histoire d'Adam et Eve. L'Église lui a assuré un monopole. Parmi les contes qui circulaient en Europe de bouche à oreille, il est vraisemblable qu'il y eut autrefois des récits sur l'origine de la condition humaine comme on en trouve encore en Afrique, mais seul subsiste le récit canonique. Les mythes qui nous viennent de l'Antiquité, tel celui de Prométhée et de Pandora, ont été préservés par la culture savante, mais ils ont longtemps été lus en référence à l'unique récit dont l'Église ait fait un dogme.
Biographie de l'auteur Philosophe, directeur de recherches au CNRS, François Flahault anime un séminaire d'anthropologie générale à l'École des hautes études en sciences sociales. II a récemment publié Le Sentiment d'exister (Descartes & Cie, 2002) ou encore La Pensée des contes (Anthropos, 2001). Il est notamment l'auteur de Le Paradoxe de Robinson. Capitalisme et société (Mille et une nuits, 2005) et " Be yourself ! ". Au-delà de la conception occidentale de l'individu (Mille et une nuits, 2006).
Dans la vie, il n'y a pas que l'argent " : oui, bien sûr. Mais en quoi consiste au juste ce quelque chose d'autre que l'intérêt matériel, et en quoi est-il vital ? Pour répondre à cette question, François Flahault part d'une évidence dont nous faisons quotidiennement l'expérience, mais que la philosophie, contrairement à la littérature, s'est généralement employée à éluder : être conscient de soi-même ne garantit aucunement qu'on se sente vivre. Poursuivant ses recherches antérieures, interrogeant les partis pris sur lesquels se fonde notre tradition de pensée, s'appuyant sur des connaissances nouvelles et des observations concrètes, l'auteur nous entraîne dans une cure de désidéalisation et fait redescendre la philosophie du ciel sur la terre. Ainsi dégagé du vieux partage entre matériel et spirituel, de la conception cartésienne du " sujet " et de la croyance moderne dans le self, l'être humain apparaît sous un jour nouveau. Il devient alors possible de penser comment la vie en société, au-delà de sa fonction utilitaire, soutient notre sentiment d'exister.
Be yourself' ! ", clament les affiches publicitaires, les titres de la presse féminine et psychologique. L'air du temps colporte l'idée la plus consensuelle du monde occidental : l'individu doit s'affirmer envers et contre tous, en lui il doit puiser toutes ses ressources. Mais que signifie au juste ce " Sois toi-même ! " ? Sur quelle vision de l'être humain repose-t-il ? Le mot d'ordre émancipateur répond certes à un désir profond et légitime de réalisation de soi. Il repose cependant sur la vieille conception de l'individu comme substance, comme noyau inné. Une conception qui-au vu des résultats de recherches anthropologiques récentes - est dépassée. Au fond, qu'est-ce qu'être soi-même ? La question n'est pas gratuite. En cheminant avec François Flahault, à côté ou à rebours d'une certaine tradition philosophique, on découvre comment nous prenons consistance, grâce à l'interdépendance, et comment se transmet une force de vie qu'il nous appartient de cultiver.
Nous nous trouvons aujourd'hui, tout le monde le sait, dans une situation de vide de la pensée progressiste. Partout dans le monde, les classes dirigeantes, les puissants sont imprégnés de la doctrine économique qui pose que la production de biens est la base de toute société. Le propos est tout autre. Ce n'est pas un livre militant que celui-ci, mais un livre qui s'appuie sur l'état actuel des recherches en sciences humaines pour présenter les résultats qui viennent bouleverser les conceptions auxquelles nous sommes habitués. Une véritable révolution s'opère aujourd'hui dans nos connaissances, alors que depuis plusieurs siècles la pensée occidentale se fonde sur la conviction que l'individu précède la société, les connaissances dont nous disposons aujourd'hui convergent vers la conclusion inverse : la vie en société précède l'émergence des individus. L'idée que les hommes se sont organisés en société pour produire les biens dont ils ont besoin - donc que l'économie est la base de la société - est encore communément partagée, à droite comme à gauche ; et pourtant cette "évidence" se révèle trompeuse !
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»
Baudelaire Charles ; Cendres Julien ; Beriot Laure
Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch. Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.
Avec quelle rudesse et quelle brutalité traitons-nous la nature! Ne pourrions-nous pas la travailler avec moins de négligence? Après tout, n'est-ce pas ce que suggèrent toutes ces belles inventions-le magnétisme, le daguerréotype ou l'électricité? Ne pouvons-nous faire plus que couper et tailler la forêt, ne pouvons-nous contribuer à son économie intérieure, aider la circulation de la sève? Mais nous travaillons aujourd'hui de façon superficielle et violente. Nous n'imaginons pas tout ce qui pourrait être fait pour améliorer notre relation à la nature animée, ni tous les bienfaits que nous poumons en tirer." Henry David Thoreau est considéré comme l'un des pères de l'écologie. En 1842, dans un article intitulé "le paradis à (re)conquérir', le jeune penseur critique les logiques industrielles qui se mettent en place à l'époque, et anticipe par là-même les travers de notre civilisation destructrice et matérialiste."
Lorsqu'en 1855 Hippolyte Taine (1828-1893) lit, retraduit partiellement et résume l'Anabase, il fait de ce récit le premier reportage de guerre et s'enthousiasme : "Rien de plus curieux que cette armée grecque, république voyageuse qui délibère et qui agit, qui combat et qui vote, sorte d'Athènes errante au milieu de l'Asie." Au IVe siècle avant J.-C., l'expédition des Dix Mille, ces mercenaires grecs partis pour Babylone et y mettre sur le trône de l'Empire perse Cyrus, bientôt contraints de retraverser l'Asie dans l'autre sens après avoir perdu leur chef lors de la bataille de Counaxa, ressemblait-elle à cela? Taine nous donne à lire une formidable histoire abrégée qui déjà crée une vision mythique. Celle-ci n'a pas peu contribué à relancer l'intérêt pour Xénophon et l'Anabase.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.
Les citations sont regroupées autour des 25 grandes notions philosophiques étudiées pendant l'année de terminale dans la perspective du baccalauréat. Chaque notion est précédée d'un texte introductif. Le classement des citations se fait dans l'ordre alphabétique des notions et à l'intérieur de ces ensembles dans l'ordre chronologique des citations. Chaque citation est numérotée, ce qui permet d'y accéder par un index des auteurs en fin d'ouvrage. En bonus : des dossiers sur tous les philosophes du programme et une méthode et des conseils pour savoir utiliser les citations à bon escient dans ses dissertations.
Découvrez les 500 citations les plus importantes de la philosophie, dans un format très pratique à emporter partout ! 500 citations, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Un classement selon les notions au programme de l'épreuve de philosophie du baccalauréat : le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale. Un index des philosophes cités.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).