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Enfants au travail : le paradoxe de la nécessité et du choix
Fines Louise
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343192321
En dépit de lois et de conventions explicites (au plan national et au niveau international), de principes moraux solidement établis et d'efforts renouvelés de la part de plusieurs organismes et gouvernements en vue de s'assurer de la fréquentation scolaire de tous les enfants, on constate que de nombreux enfants travaillent (volontairement ou non) au lieu de se consacrer à leurs études. Comment faut-il comprendre la persistance du travail des enfants dans de nombreux secteurs d'activité (les mines, l'agriculture, le textile, les tanneries et les travaux domestiques) susceptibles de compromettre leur santé et leur sécurité ? En retraçant les différents scénarios qui témoignent de l'enrôlement des enfants dans une économie parallèle, mais aussi officielle, nous cherchons à mieux saisir les conditions qui favorisent le travail des enfants, à l'ère contemporaine, ainsi que leur désistement du cursus scolaire. En quelque sorte, il s'agit de mieux cerner les paramètres (politiques, sociaux, culturels, économiques, régulateurs et organisationnels) qui font en sorte que les trajectoires des enfants qui travaillent sont déjà bien établies, avant même leur naissance parfois, sans véritables possibilités de déroger de ces chemins tracés d'avance, en dépit de tentatives locales en vue de les aider à s'émanciper et à revendiquer leur autonomie.
Paradoxe pour le moins étonnant, alors même que les crimes contre l'environnement sont graves et génèrent beaucoup de victimes, seule une faible proportion de ces dossiers explosifs est véritablement saisie par les instances judiciaires. Qu'en est-il de la capacité des accusés à développer des argumentations crédibles aptes à convaincre autrui du bien-fondé de leurs actions, et donc de l'inutilité d'initier des procédures à leur endroit ?
Nous sommes confrontés à un monde où le contournement des lois apparaît nécessaire pour se maintenir au pouvoir, quelle que soit l'arène envisagée, financière, économique, politique. Ainsi la conspiration dans l'industrie de l'équipement électrique lourd (USA), les manipulations du Libor par les institutions bancaires participatives, les tractations dans l'industrie du tabac pour camoufler les effets sur la santé des usagers, révèlent l'importance d'aborder ces crimes sous l'angle de réseaux illégaux, en dépit de l'appartenance des conspirateurs à des sphères résolument légales.
Trois études de cas (les starlight tours au Canada ; les manifestations qui se sont déroulées au sommet du G8 à Gênes ; et l'intervention déployée à l'encontre des grévistes à Marikana), servent de prétexte à explorer un phénomène historique : la neutralisation des personnes indésirables. En effet, à l'aune d'un idéal démocratique, il importe de mieux saisir les critères, circonstances et facteurs qui contribuent à faire en sorte que des individus sont classés dans la catégorie "personnes indésirables".
Les configurations multiples des crimes commis par les organisations et les individus qui y travaillent montrent l'importance, dans un contexte de transformation des démocraties contemporaines, de s'intéresser aux conditions qui modulent la visibilité du crime et qui affectent également les actions menées par les instances de contrôle pour y mettre un terme. Les privilèges et les barrières - des mécanismes de déviation efficaces, ponctuels, récurrents et diachroniques - dont bénéficient les infracteurs présumés de crimes en col blanc servent ici de prétexte à une exploration des immunités réciproques qu'ils mettent en scène en une formidable cristallisation à l'échelle du réseau - et du système - qui les ritualise. En ayant recours à cinq études de cas contemporaines (Film Recovery Systems Westray Ford ; l'affaire du syndrome de l'huile frelatée : Transco), nous cherchons à mieux saisir ce qui entre en ligne de compte dans la durée du crime. Il s'agit de mieux comprendre les délais de réponse observables dans de nombreuses situations et domaines d'activité, alors que des organisations commettent des crimes. Ainsi, alors que des signaux avertisseurs et des dénonciations à répétition ont systématiquement été ignorés, il apparaît que, parfois, l'entreprise fautive était au courant des risques qu'elle faisait courir aux travailleurs et aux consommateurs, ces derniers étant ignorants des dangers auxquels on les expose.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.