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SOCIOLOGIE PLURIELLE DES COMPORTEMENTS POLITIQUES - JE VOTE,
FILLIEULE/HAEGEL
SCIENCES PO
26,00 €
Épuisé
EAN :9782724620153
Je vote, tu contestes, elle cherche... La montée de l'abstention, celle des partis d'extrême droite, l'émergence d'une consommation engagée ou de formes de mobilisation des minorités ethniques, la place de l'identité nationale, le rôle des associations dans la vie démocratique... la sociologie politique se trouve au défi d'expliquer le maintien ou les transformations des formes de politisation. Ce défi, Nonna Mayer l'a relevé tout au long de sa carrière, en alliant ouverture intellectuelle et rigueur méthodologique. Hommage à la sociologie politique plurielle que cette pionnière de la survey research expérimentale à la française a pratiquée et soutenue, l'ouvrage dresse un état des lieux des recherches et des controverses qui animent aujourd'hui ce champ de la science politique. Il compose ainsi une introduction à l'analyse des comportements politiques.
La contestation sociale obéit à des logiques complexes, que les sciences sociales ont pour tâche d'analyser. Ses formes et son répertoire d'action évoluent constamment, comme le montrent les récents mouvements d'occupation de places ou de "zones à défendre", les mobilisations écologistes ou féministes et les soulèvements populaires à travers le monde. Cet ouvrage de référence réunit une centaine de notions et concepts clés, dont il présente l'origine et le développement en s'appuyant sur des exemples très divers. Oecuménique dans son choix d'auteurs hors de toute école de pensée, il met à contribution des jeunes chercheurs aussi bien que des spécialistes internationalement reconnus et souligne les apports français à un champ d'étude largement investi par la littérature anglo-saxonne.
Résumé : Si les gratifications du militantisme ont été amplement étudiées, on connait moins les souffrances qu'il peut générer : désillusions, dévalorisations, doutes, tensions, usure, répression, exil... Ce livre les explore de manière inédite et propose une analyse sociologique là où les approches psychologisantes sont souvent privilégiées. Loin de décourager l'action collective, il vise à objectiver des mécanismes d'autant plus douloureux qu'ils restent impenses : fermeture des possibles, évolution des rapports de force, des stratégies et des répertoires d'action, tarissement des rétributions, transformations morphologiques des groupes mobilisés, dés-ajustements entre trajectoires institutionnelles et individuelles. Les auteurs s'attachent à comprendre autant qu'a expliquer ces logiques à partir d'une pluralité de méthodes et d'objets (engagements partisans, associatifs, syndicaux, religieux, à l'échelle locale, nationale ou internationale), faisant de ce volume une référence sur les rouages de l'engagement et une contribution originale à la sociologie des affects.
Selon quelle logique des individus en viennent-ils à s'unir pour la défense d'un projet commun ? Les théoriciens de la mobilisation ne sont pas d'accord sur la réponse à apporter à cette question. Pour certains, l'action collective est avant tout le fait d'acteurs irrationnels. Pour d'autres, au contraire, l'acteur calcule, évalue les coûts et les bénéfices de son action. D'autres enfin estiment que l'individu met avant tout en jeu son identité personnelle lorsqu'il rejoint un mouvement. Ce livre, qui se présente comme une revue critique des théories de la mobilisation, cherche à évaluer la portée explicative de chacune de ces réponses.
Résumé : La délinquance constitue aujourd'hui l'un des 7 problèmes majeurs de notre société. Après une période de forte croissance qui commence au cours des années 1960 et s'achève au milieu des années 1980, le nombre des actes de délinquance commis chaque année en France se maintient globalement à un niveau très élevé. Mais quelle est la véritable ampleur de ces phénomènes. Les statistiques officielles publiées par la police sont-elles fiables ? L'auteur apporte des éléments de réponse à ces questions et propose une analyse critique des principales théories sociologiques avancées pour rendre compte des phénomènes de délinquance : les théories classiques comme les théories culturalistes, la théorie de l'étiquetage, ou encore celle du contrôle social, mais aussi les théories plus récentes comme celle des activités routinières. Cet ouvrage passe enfin en revue les grandes méthodes de prévention - dissuasion, réhabilitation, neutralisation - en évaluant leur efficacité et leurs limites.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.