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Dictionnaire des mouvements sociaux
Fillieule;Mathieu;Péchu
SCIENCES PO
24,99 €
Épuisé
EAN :9782724623550
La contestation sociale obéit à des logiques complexes, que les sciences sociales ont pour tâche d'analyser. Ses formes et son répertoire d'action évoluent constamment, comme le montrent les récents mouvements d'occupation de places ou de "zones à défendre", les mobilisations écologistes ou féministes et les soulèvements populaires à travers le monde. Cet ouvrage de référence réunit une centaine de notions et concepts clés, dont il présente l'origine et le développement en s'appuyant sur des exemples très divers. Oecuménique dans son choix d'auteurs hors de toute école de pensée, il met à contribution des jeunes chercheurs aussi bien que des spécialistes internationalement reconnus et souligne les apports français à un champ d'étude largement investi par la littérature anglo-saxonne.
Cet ouvrage offre une présentation synthétique des concepts et des théories de l'une des principales écoles de pensée hétérodoxes en économie, l'école autrichienne. Fondée à la fin du XIXe siècle lors de la révolution néo-classique et développée par certains des plus grands théoriciens du XXe siècle, elle connaît aujourd'hui un regain d'intérêt de par son explication monétaire de la crise des subprimes et sa critique des politiques gouvernementales qui sont appliquées pour la combattre. L'école autrichienne constitue un paradigme à part entière, qui aborde avec ses propres concepts et dans un cadre théorique spécifique tous les grands thèmes de l'analyse économique, depuis la notion de valeur jusqu'aux effets des interventions de l'Etat, en passant par la formation des prix de marché, la nature du processus concurrentiel, les lois de la production, les phénomènes monétaires et les cycles d'affaires. Les théoriciens de l'école autrichienne présentent aussi l'une des défenses les plus cohérentes et les plus solides du libéralisme économique. Le contenu de cet ouvrage intéressera principalement les étudiants en économie, et plus généralement en sciences sociales, qui cherchent une présentation approfondie, rigoureuse et néanmoins non mathématisée des fondements de l'analyse économique.
Résumé : Si les gratifications du militantisme ont été amplement étudiées, on connait moins les souffrances qu'il peut générer : désillusions, dévalorisations, doutes, tensions, usure, répression, exil... Ce livre les explore de manière inédite et propose une analyse sociologique là où les approches psychologisantes sont souvent privilégiées. Loin de décourager l'action collective, il vise à objectiver des mécanismes d'autant plus douloureux qu'ils restent impenses : fermeture des possibles, évolution des rapports de force, des stratégies et des répertoires d'action, tarissement des rétributions, transformations morphologiques des groupes mobilisés, dés-ajustements entre trajectoires institutionnelles et individuelles. Les auteurs s'attachent à comprendre autant qu'a expliquer ces logiques à partir d'une pluralité de méthodes et d'objets (engagements partisans, associatifs, syndicaux, religieux, à l'échelle locale, nationale ou internationale), faisant de ce volume une référence sur les rouages de l'engagement et une contribution originale à la sociologie des affects.
La manifestation est sans doute, après le vote, la forme la plus commune d'expression politique dans les pays démocratiques. Dans les pays non démocratiques, elle accompagne les tentatives de révolte et de renversement des pouvoirs en place, comme l'ont rappelé avec force les "printemps arabes". Une analyse sociologique et historique de ce mode d'action politique, avec ses normes et ses règles, ses légendes et ses mythes, ses épisodes glorieux et ses heures sombres.
Fillieux Véronique ; François Aurore ; Mathieu Gér
L'accès au dossier personnel d'archives constitue une étape essentielle pour nombre de personnes en quête d'informations sur leur propre vie. Riche et fascinant pour le chercheur, le dossier d'archives revêt, lorsqu'il est consulté par les personnes qu'il concerne ou leurs descendants, une dimension identitaire forte, donnant un accès à leur propre histoire, celle de leur famille ou de leur communauté. Tant pour les usagers que pour les archivistes, cette démarche spécifique pose de multiples questions et défis en termes de politique de conservation, de communicabilité des dossiers, mais aussi de gestion des émotions. Comment les archives participent-elles aux processus de (re) construction d'identités, de reconnaissance et de justice ? Comment ces questions affectent-elles le rôle de médiateur dévolu aux archivistes et historiennes ? Ces interrogations sont examinées dans le présent ouvrage en lien avec des projets de recherche en cours, des réflexions archivistiques et des pratiques, entre partage d'expérience et dialogue interdisciplinaire.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?