Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le désordre domestique. Essai d'anthropologie
Filiod Jean-Paul
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782747552226
Ne faites pas attention au désordre... Ce propos paradoxal souvent adressé au visiteur rappelle que l'univers domestique revêt de l'importance dans la présentation de soi. Mais il suggère aussi que le désordre est inhérent à la vie domestique, qu'elle doit composer avec lui : sa mise à l'écart, par la " remise en ordre " n'est que temporaire. Phénomène tout aussi discret qu'omniprésent, le désordre domestique ne se laisse pas aisément dompter. Pour tenter de le comprendre dans ses différentes dimensions, l'ethnographie et la prise en compte des objets matériels s'avèrent une bonne entrée en matière. Tenu en respect, jugé digne d'anthropologie, le désordre domestique est ici restitué dans la diversité de ses modes d'existence. Ainsi, au fil de visites au c?ur d'espaces habités, au détour de décors, d'histoires, de coins et de recoins, se révèle l'acte d'habiter qui est aussi acte de cohabiter : dans notre monde contemporain, tant de contacts, de rencontres, d'aventures, de partages, d'évitements, d'altérités plus ou moins heureuses, au sein desquelles le rapport au désordre fait souvent figure d'enjeu.
Parmi les deux dossiers précédents sur l'entrepreneuriat (n° 31 et 32), le second a obtenu le prix 2009 du meilleur essai de langue française sur l'entrepreneuriat, ce qui a consacré cette nouvelle école suivant laquelle l'émergence entrepreneuriale serait d'abord le produit d'une allocation d'attention cognitive spécifique, structurant une certaine façon entrepreneuriale de se représenter la vie. Cette représentation, devenue prioritaire avec le virage imposé par la crise mondiale des finances publiques, est reprise en France, dans la campagne pour la présidence de la république : " Je veux faire de la France un pays d'entrepreneurs " ; " Entreprendre à la fac et pourquoi pas ". Dans ce troisième dossier, nous poursuivons l'application des sciences du comportement organisationnel (OB) à l'entrepreneuriat en nous consacrant cette fois-ci aux choix méthodologiques de recherche liés à ce paradigme. Que ce soit aux neuro, micro, méso ou macro niveaux, cette approche impose de procéder à des observations minutieuses. Les retours d'expérience (REX) fournissent des données sur ce qui se passe avant, pendant et après. La Grounded Theory ou la sérendipité, permettent de fouiller dans ces données, tandis que les générateurs d'hypothèses, les Caqdas, permettent d'interpréter les unités textuelles collectées pour en découvrir le sens. Les 17 chercheurs de cette équipe proposent différentes méthodes pour réaliser ces approches cognitives.
Pourquoi, comment et dans quelles conditions certains individus ont une intention de développer un comportement entrepreneurial et le réalisent en s'engageant activement dans une situation qu'ils contribuent largement à façonner ? Comment expliquer, par ailleurs, que d'autres individus refusent ce type de comportement alors qu'ils semblent réunir tous les facteurs pour réussir leur projet de création d'entreprise ou tout autre projet entrepreneurial ? Ces questions sont au c?ur du domaine de l'entrepreneuriat et continuent de préoccuper les chercheurs et les acteurs des milieux économiques et sociaux. Pendant longtemps, l'idée simpliste et quelque peu rassurante liant le comportement entrepreneurial à des caractéristiques psychologiques telles que le besoin d'accomplissement ou la propension au risque a prévalu. Aujourd'hui, nous savons que le comportement entrepreneurial est complexe, recouvre une très grande diversité de situations et qu'il ne peut être expliqué à l'aide de modèles ou de relations simples. L'objectif principal de cet ouvrage est de présenter un modèle générique et un cadre conceptuel permettant de mieux comprendre la complexité du comportement entrepreneurial et de donner des clés et des leviers de décision et d'action aux acteurs.
Pionnier de l'écologie politique, Murray Bookchin (1921-2006) demeure trop peu connu du grand public. Pourtant, l'homme a anticipé, dans les années 1950-1960, des problèmes environnementaux et de santé très concrets. Il fut surtout l'un des premiers théoriciens à intégrer la dimension sociale et politique dans la pensée écologique, envisagée comme un levier d'opposition au capitalisme. Partant du postulat que nos rapports de domination se transposent dans notre relation avec la nature, Bookchin estime que l'établissement d'une société écologique passe nécessairement par la résolution de nos problèmes sociaux. Décentralisation, démocratie directe, technologies et villes à échelle humaine... Reconnu comme l'un des derniers théoriciens de l'anarchisme, il a proposé de nouveaux modèles d'organisation sociale, que ce soit le municipalisme libertaire ou le communalisme. Premier ouvrage d'importance consacré à Bookchin dans l'espace francophone, cette biographie intellectuelle croise les événements de sa vie et les principaux thèmes de sa pensée, telle qu'elle a évolué au fil du temps. Vincent Gerber nous offre ainsi une vue d'ensemble claire, synthétique mais aussi critique de l'écologie sociale. "Réactualiser Bookchin, c'est apporter des pistes de réflexion et des arguments aux débats et questionnements qui vont occuper nos sociétés durant les prochaines décennies".
Parler d'école de nos jours, c'est prêter le flanc à des réactions immédiates. Partisans des savoirs ou de la pédagogie, de l'école sanctuaire ou de l'école ouverte, de l'autorité supérieure incontestable ou de l'autorité légitime conquise par le dialogue... les débats se cristallisent sur des oppositions franches. Dans les vitrines les plus exposées - tribunes politiques, médias -, il faut choisir son camp, tant l'école fait objet de passions et d'enjeux. C'est au-delà de ces discours que ce numéro invite à "découvrir" l'école. Dans un esprit de réflexion, d'abord. Des contributions sur les politiques d'encadrement dans des collèges de banlieue, sur les "jeux dangereux" entre adolescents, sur les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, ou encore sur la formation des enseignants, analysent un ensemble d'expériences à évaluer pour des perspectives à défricher. Dans un esprit de comparaison ensuite: en se tournant vers la Turquie, l'Angleterre ou l'Afrique francophone. les lecteurs vont découvrir comment d'autres sociétés s'interrogent sur leur pratique et leur savoir. Enfin, à travers l'étude des rites et des rituels - toujours à l'oeuvre en ce domaine -, ce numéro montre combien l'approche anthropologique de l'école se révèle fructueuse, soulignant ainsi, aux côtés d'approches plus classiques, la valeur d'un nouveau regard.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.