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La centrale
Filhol Elisabeth
POL
14,70 €
Épuisé
EAN :9782846823425
Quelques missions ponctuelles pour des travaux routiniers d'entretien, mais surtout, une fois par an, à l'arrêt de tranche, les grandes manoeuvres, le raz-de-marée humain. De partout, de toutes les frontières de l'hexagone, et même des pays limitrophes, de Belgique, de Suisse ou d'Espagne, les ouvriers affluent. Comme à rebours de la propagation d'une onde, ils avancent. Par cercles concentriques de diamètre décroissant. Le premier cercle, le deuxième cercle... Le dernier cercle. Derrière les grilles et l'enceinte en béton du bâtiment réacteur, le point P à atteindre, rendu inaccessible pour des raisons de sécurité, dans la pratique un contrat de travail suffit. Ce contrat, Loïc l'a décroché par l'ANPE de Lorient, et je n'ai pas tardé à suivre.
Résumé : Emmanuel Filhol présente dans cet ouvrage les résultats d'une enquête d'une remarquable originalité. Tels les éléments d'une mosaïque, les témoignages actuels et passés font émerger à la conscience collective un drame occulté : l'internement des familles " nomades " dans des camps sur tout le territoire français pendant la Deuxième Guerre mondiale. En effet, les Tsiganes de nationalité française ou étrangère, titulaires du carnet anthropométrique, ont été assignés à résidence dès le début de la Guerre, puis internés sur ordre allemand, quelques mois après la défaite, dans des camps administrés par le régime de Vichy. Les lieux d'internement ont souvent disparu. La mémoire administrative française a systématiquement refoulé l'événement. Les victimes, contrairement à ce que l'on pense habituellement, ont cherché à se faire entendre mais elles n'y sont pas parvenues. Le journal de bord d'Emmanuel Filhol est aussi une enquête sur les limites de la démarche historique traditionnelle. Ici, les faits et les souvenirs des faits sont rétablis de façon plurielle et reconstituent ainsi un pan de la mémoire nationale. L'inventaire de cette mémoire est loin d'être clos.
Cet aide-mémoire en couleurs présente sous une forme visuelle l'essentiel des notions fondamentales et concepts clés de la chimie généraleà connaître en vue des examens et des concours. Plus de 400 schémas et photos regroupés par thème et sous la forme de fiches sont commentés pour réviser d'un seul coup d'oeil ! L'image a volontairement été privilégiée, le texte d'accompagnement résumant les idées essentielles. Cette nouvelle édition compte treize nouvelles fiches (théorie quantique de la relativité, nomenclature inorganique, stéréodescripteurs, etc.).
L'éducation spécialisée et l'ensemble du secteur social et médico-social traversent une crise inédite : difficultés de recrutement, démissions, perte de sens, usure professionnelle, "turn-over", désaffection des jeunes générations pour les formations sociales... Cette crise en profondeur contaminée par l'idéologie managériale néolibérale, avec sa cohorte de modèles et d'outils fétichisés, tend à normaliser les comportements et à formater les consciences. Un changement paradigmatique est à l'oeuvre, il a l'ambition d'opérer en douceur, avec la complicité de certains centres de formation et d'institutions, une mue lexicale sans précédent ; la langue officielle et les pratiques qui l'accompagnent : "démarche qualité", "management", "résultats", "performance"... congédient de leur vocabulaire des notions telles que "clinique", "transfert", "expérience initiatique", "transmission"... au point où se répand très largement l'idée de l'imposition d'un "social de gestion" qui introduit une forte porosité à l'égard de la logique de marché. A la lumière de son expérience, l'auteur montre que derrière la bataille des mots, l'héritage culturel et professionnel du social est menacé. Il doit être préservé à la condition de revivifier et de promouvoir une pensée humaniste capable d'interroger en permanence un savoir qui fonde et légitime une pratique éducative destinée aux plus démunis.
Un camp de concentration français pendant la Première Guerre mondiale, le mot n'est-il pas trop fort ? C'est cependant le terme qui convient depuis la fin du XIXe siècle, inventé par les Espagnols lors de leur guerre contre Cuba, et repris par les Anglais pour la guerre des Boers. A Crest, au c?ur de la Drôme, ont été internés dans un ancien couvent les Tsiganes alsaciens-lorrains que le début de la Grande Guerre a déplacés et regroupés. Les conditions matérielles de leur internement sont dures, mais non insoutenables, et, pendant quatre longues années - de 1915- à 1919, bien après l'armistice - se met en place une administration qui doit gérer la vie quotidienne - surveillance, hygiène, école, travail -, tandis que se multiplient les formes de résistance, dont témoignent les correspondances entre familles ou avec l'administration, et les plaintes de la population. C'est là un dossier original, qui aborde des faits qu'on a préféré oublier, avec la rigueur de l'historien et la sympathie de l'homme pour un peuple décrié: " Qui ne ressent pas profondément ne comprend pas ".
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.