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Destins de la noblesse bordelaise (1770-1830). Volume 1
Figeac Michel
MIMESIS
35,00 €
Épuisé
EAN :9788869760129
La noblesse bordelaise apparaissait forte de plus de 800 familles en 1789 et globalement assez récente car souvent issue des intérêts commerciaux. Elle était dominée par les magistrats du Parlement et très riche car adossée à une puissante propriété viticole qui, grâce aux propriétaires nobles, avait effectué au XVIIIe siècle la mutation de la qualité. Très fortunés, à la veille de la révolution, les nobles bordelais furent particulièrement frappés par la Terreur, dans leur vie comme dans leurs biens. L'une des originalités de ce travail est justement de ne pas considérer 1789 comme une frontière infranchissable et d'aller jusqu'en 1830 pour constater qu'anémié et réduit, le groupe comportait encore des positions très fortes dans l'économie locale comme dans la vie politique. " Fallait-il que tout change pour que tout reste identique " se serait exclamé le Guépard de Lampedusa devant le " faubourg Saint-Germain de Bordeaux " ?
Les châteaux sont autant de livres d'histoire. S'y lisent sur leur façade, bien souvent, des siècles d'évolution architecturale. Chaque génération voulant moderniser la demeure ancestrale à l'intérieur comme à l'extérieur. Ils sont aussi des lieux de pouvoir comme le signifient chartriers et terriers, symboles de la domination exercée sur les communautés villageoises. Ce pouvoir sur les hommes s'étendait d'ailleurs symboliquement sur la nature, comme l'expriment les jardins, véritable trait d'union entre le minéral et le végétal. Mais les châteaux, ce sont aussi des sociabilités, un genre de vie, une culture découverte au rythme des parties de chasse, des fêtes ou de ces pièces théâtrales où se représentait une société. Ce côté de Guermantes de l'historien est un peu tout cela. Ce livre restitue toute la réalité d'un patrimoine français dans sa diversité sociale chronologique et régionale entre la Renaissance et la veille de la Révolution. Qui irait prétendre que l'on vivait de la même manière dans l'Anet de Diane de Poitiers, le Clagny de Madame de Montespan ou le Bellevue de Madame de Pompadour? Qui pourrait penser que la vie était identique dans les folies péri-urbaines ou les manoirs bretons où nous guident successivement le comte de Bastide puis Chateaubriand?
Résumé : Bateau, cabinet de curiosités, costume, pharmacopée, jardin, instruments de musique, uniforme. autant d'objets, familiers ou inattendus, de lieux et de manières qui faisaient la vie quotidienne des Français de l'Ancien Régime. Pourtant, lorsque nous croisons ces silhouettes du passé au détour d'une promenade, d'une lecture, d'une visite, savons-nous les reconnaître, comprendre ce qu'elles furent réellement ? Retrouver la saveur, l'intimité d'un temps révolu mais encore si proche de nous : c'est à ce voyage que nous invitent les auteurs de ce dictionnaire, démontrant avec brio l'importance de la vie matérielle dans l'histoire des peuples.
La noblesse bordelaise apparaissait forte de plus de 800 familles en 1789 et globalement assez récente car souvent issue des intérêts commerciaux. Elle était dominée par les magistrats du Parlement et très riche car adossée à une puissante propriété viticole qui, grâce aux propriétaires nobles, avait effectué au XVIIIe siècle la mutation de la qualité. Très fortunés, à la veille de la révolution, les nobles bordelais furent particulièrement frappés par la Terreur, dans leur vie comme dans leurs biens. L'une des originalités de ce travail est justement de ne pas considérer 1789 comme une frontière infranchissable et d'aller jusqu'en 1830 pour constater qu'anémié et réduit, le groupe comportait encore des positions très fortes dans l'économie locale comme dans la vie politique. " Fallait-il que tout change pour que tout reste identique " se serait exclamé le Guépard de Lampedusa devant le " faubourg Saint-Germain de Bordeaux " ?
Résumé : Cet ouvrage prépare à la nouvelle question d'histoire moderne du capes et de l'agrégation d'hist-géo (Etat, pouvoirs et contestations politiques dans les monarchies françaised et britannique et dans leurs colonies américaines (v. 1640-v. 1780))
Dalmasso Anna Caterina ; Carbone Mauro ; Bodini Ja
La culture humaine a toujours interrogé les pouvoirs des images. Mais qu'en est-il des pouvoirs des écrans ? Oui, ces surfaces intimement liées aux images d'une manière aussi évidente que mystérieuse, et qui montrent et cachent à la fois le visible. Le moment est venu d'interroger également leurs pouvoirs, car c'est précisément notre temps qui, de manière incontestable, nous fait vivre par(mi) les écrans. Cependant, ce même temps nous fait indirectement comprendre que les rapports des êtres humains aux écrans ne sont pas qu'une affaire de notre époque. C'est pourquoi une exploration collective, transhistorique et transdisciplinaire de ces rapports est conduite dans le présent volume par un groupe international de spécialistes en philosophie, culture visuelle, théorie du cinéma et des médias, neurosciences, psychologie et littérature.
Cet ouvrage développe l'idée que la perception a une histoire et que notre manière de voir ne fut pas toujours la même selon les époques. De plus, la vision n'est pas une donnée invariable et elle est constamment réinventée par le contact avec l'environnement. Ce propos théorique - l'un des défis conceptuels majeurs en esthétique au XXe siècle - a engendré un vaste débat qui se trouve aujourd'hui au centre de l'actualité scientifique, du fait des recherches récentes en épigénétique, plasticité neuronale, anthropologie, et en relation avec la prolifération des dispositifs et des médias techniques contemporains. La philosophie de Merleau-Ponty a développé cette conception de la perception en tant que phénomène qui se métamorphose au sein de l'histoire et dont les changements se laisseraient entrevoir dans les formes d'expression humaines.
La question "qui suis-je ? " occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
L'esthétique du cinéma muet américain des années 1910-1920 révèle non seulement une fonctionnalité mais également une intelligence des formes filmiques. Les assemblages non conventionnels laissent place à une reprise inventive des formes en usage : cut-backs, flashes, enchaînés, surimpressions. Si les films étudiés dans cet ouvrage partagent l'ambition de créer un cinéma d'idées, ils n'abandonnent cependant jamais les modes propres de la cinématographie hollywoodienne de l'époque : l'action et le spectacle. Comment composer alors ces trois éléments, l'idée, l'action et le spectacle, dans une harmonie de formes et contenus ?