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Destins de la noblesse bordelaise (1770-1830). Volume 2
Figeac Michel
MIMESIS
35,00 €
Épuisé
EAN :9788869760136
La noblesse bordelaise apparaissait forte de plus de 800 familles en 1789 et globalement assez récente car souvent issue des intérêts commerciaux. Elle était dominée par les magistrats du Parlement et très riche car adossée à une puissante propriété viticole qui, grâce aux propriétaires nobles, avait effectué au XVIIIe siècle la mutation de la qualité. Très fortunés, à la veille de la révolution, les nobles bordelais furent particulièrement frappés par la Terreur, dans leur vie comme dans leurs biens. L'une des originalités de ce travail est justement de ne pas considérer 1789 comme une frontière infranchissable et d'aller jusqu'en 1830 pour constater qu'anémié et réduit, le groupe comportait encore des positions très fortes dans l'économie locale comme dans la vie politique. " Fallait-il que tout change pour que tout reste identique " se serait exclamé le Guépard de Lampedusa devant le " faubourg Saint-Germain de Bordeaux " ?
Figeac Michel ; Brunet Serge ; Caporossi Olivier ;
Du début du XVIe siècle au milieu du XVlle siècle, la nébuleuse chrétienne éclate. À l'intérieur, les coups sont portés par les Protestants qui accusent la papauté et ses fidèles d'avoir trahi le message du Christ. À l'extérieur, les Ottomans multiplient les conquêtes, fragilisant encore les frontières de la Respublica Christiana. Les motifs sont religieux, certes, mais ils ne doivent pas faire oublier que ces guerres sont aussi des affrontements de puissance qui embrasent l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural, de la Scandinavie aux bords de la Méditerranée. Dans ces terres où la majorité des chrétiens ont vécu leur foi en se souciant de Dieu et du quotidien sans forcément se transformer en guerriers, d'autres se sont affrontés sous des formes multiples: violence nue, massacre des corps... La guerre est aussi celle des mots et de l'écrit, le choc des images entre des confessions chrétiennes rivales, érigées en Églises, persuadées de détenir la vérité.Synthèse inédite, cet ouvrage s'appuie sur les dernières recherches historiques et un collectif d'auteurs de renom pour analyser ces affrontements religieux qui, après avoir mis l'Europe à feu et à sang, ont marqué la suprématie des États et favorisé l'autonomisation partielle du politique vis-à-vis du religieux.
Les châteaux sont autant de livres d'histoire. S'y lisent sur leur façade, bien souvent, des siècles d'évolution architecturale. Chaque génération voulant moderniser la demeure ancestrale à l'intérieur comme à l'extérieur. Ils sont aussi des lieux de pouvoir comme le signifient chartriers et terriers, symboles de la domination exercée sur les communautés villageoises. Ce pouvoir sur les hommes s'étendait d'ailleurs symboliquement sur la nature, comme l'expriment les jardins, véritable trait d'union entre le minéral et le végétal. Mais les châteaux, ce sont aussi des sociabilités, un genre de vie, une culture découverte au rythme des parties de chasse, des fêtes ou de ces pièces théâtrales où se représentait une société. Ce côté de Guermantes de l'historien est un peu tout cela. Ce livre restitue toute la réalité d'un patrimoine français dans sa diversité sociale chronologique et régionale entre la Renaissance et la veille de la Révolution. Qui irait prétendre que l'on vivait de la même manière dans l'Anet de Diane de Poitiers, le Clagny de Madame de Montespan ou le Bellevue de Madame de Pompadour? Qui pourrait penser que la vie était identique dans les folies péri-urbaines ou les manoirs bretons où nous guident successivement le comte de Bastide puis Chateaubriand?
Figeac Michel ; Dutour Thierry ; Mingous Gautier ;
Le manuel traite de l'ensemble des notions abordées au programme de la question d'histoire pour les concours du CAPES d'histoire-géographie et des agrégations.
Cet ouvrage développe l'idée que la perception a une histoire et que notre manière de voir ne fut pas toujours la même selon les époques. De plus, la vision n'est pas une donnée invariable et elle est constamment réinventée par le contact avec l'environnement. Ce propos théorique - l'un des défis conceptuels majeurs en esthétique au XXe siècle - a engendré un vaste débat qui se trouve aujourd'hui au centre de l'actualité scientifique, du fait des recherches récentes en épigénétique, plasticité neuronale, anthropologie, et en relation avec la prolifération des dispositifs et des médias techniques contemporains. La philosophie de Merleau-Ponty a développé cette conception de la perception en tant que phénomène qui se métamorphose au sein de l'histoire et dont les changements se laisseraient entrevoir dans les formes d'expression humaines.
Résumé : Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.
Nanni Moretti est l'auteur italien qui, mieux que ses contemporains, a su lire et percevoir les égarements du présent, en représenter les fractures, en restituer les masques aussi bien privés que publics. De Io sono un autoarchico à Mia madre, le cinéma de Moretti a mis en images la radicalité d'une crise existentielle d'un sujet névrotique et fourvoyé, perdu, présent au monde à l'aide de déguisements idiosyncrasiques qui le placent, souvent, sous le signe du grotesque. En restituant son rapport lumineux à l'actualité, cet essai explore avec un regard singulier l'oeuvre du grand cinéaste italien. D'un cinéma, celui de Moretti, qui fusionne le comique et le tragique et nous restitue sans cesse un présent inquiet, non-résolu, douloureux ; un présent qu'il continue de traverser pour nous aider à nous y retrouver.
L'importance exceptionnelle que les différentes formes de religion ont eu dans l'histoire de l'humanité est tout à fait étonnante. Au lieu de concentrer leur attention sur la situation existentielle en tant que dimension vécue dans le présent, les êtres humains ont cherché le plus souvent à expliquer son sens dans la référence à l'au-delà. La raison de cette tendance semble avoir été dictée surtout par le fait que pour l'être doué de conscience de soi la mort est impensable, inacceptable. Ce texte analyse le problème de la recherche d'un sens ultime, qui de fait apparait inatteignable, comme le montrent les expériences des grands philosophes de la modernité ayant souligné les limites de la pensée et du langage. Toutefois le message évangélique du Christ garde toute sa validité en tant que mystère de l'anéantissement de Dieu dans l'amour.