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Dod
Fickelson Maurice
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246850052
Il est rare qu'un premier roman manifeste un talent aussi évident que celui de Maurice Fickelson. Un monde aussitôt s'impose au lecteur, magique, surprenant, ironique aussi, et bizarrement familier. Dod est un jeune homme paralysé des deux jambes, qui semble mener une morne existence d'étudiant invalide. Livré aux soins d'une gouvernante et d'une infirmière, ainsi qu'à ceux d'une redoutable petite fille, il assiste à ses cours dans son fauteuil roulant, reçoit ses parents, des amis, son médecin. Une vie presque normale pour un infirme si ce n'était les migraines persistantes qui le traquent et colorent ses jours d'une brume étrange. Mais on s'aperçoit bientôt qu'il y a deux personnages en lui, dont l'un est insoupçonnable. Opposé à celui qui nous est décrit au présent, il existe un Dod nocturne ; celui-ci hante les bouges de la ville, à la poursuite d'une actrice qu'il aime et qui lui apparaît sous des traits changeants. Chaque soir, il rejoint là-bas une troupe de joyeux compagnons qui le fêtent et le persécutent tour à tour. Il les retrouve réellement, à moins qu'il n'évoque des moments de sa vie passée, quand la maladie ne l'avait pas encore contraint à cette pénible immobilité, ou peut-être rêve-t-il aussi ces aventures au pays des merveilles pour abuser sa solitude... S'agit-il d'un simulateur, ou d'un voyageur imaginaire, entraîné par ses songes vers un univers onirique, plus vrai peu à peu que le terne quotidien ? On a bien l'impression qu'il s'agit d'un récit initiatique, qui nous mène au-delà des frontières de la logique, sans en être s-r, toutefois, et tout l'art est là. Avec une habileté et une minutie diabolique, Maurice Fickelson réussit à maintenir l'équivoque jusqu'à l'extrême fin du livre, et cette incertitude délicieuse n'est pas le moindre prix de ce roman riche, dense, et d'une surprenante sincérité, comme si l'auteur avait lui-même connu ce dont il parle. Il y a là une voix neuve et pleine, qui rappelle, à travers Lewis Carroll, le Michaux de Plume, et le charme envo-tant du Grand Meaulnes. Capale de jouer sur tous les registres, du fantastique au réalisme le plus convaincant, on peut affirmer qu'avec Maurice Fickelson, un romancier d'une incontestable et singulière présence fait son apparition dans les Lettres. Peut-on le dire souvent, et avec une pareille certitude ?
Mickelson Kara ; Di Giacomo Julien ; Cosson Camill
Résumé : Réunissez vos amis sur votre canapé préféré et préparez plus de 75 recettes inspirées de l'emblématique café Central Perk de la célèbre série Friends. Des boissons chaudes aux smoothies, des gourmandises du petit-déjeuner aux plats du soir, sans oublier de délicieux desserts, il y en aura pour tous les goûts ! Parmi les recettes... - Les muffins banane-café de Joey pour clients malpolis - Le thé glacé thaï des détesteurs de Rachel - Les boulettes de coquillettes au fromage de Gunther Ce beau livre est illustré par de magnifiques photographies en couleurs et est riche des citations cultes !
On n'a pas oublié Dod, salué par la critique unanime comme un des premiers romans les plus originaux. Le nouveau livre de Maurice Fickelson nous replonge dans l'univers si particulier de cet auteur, où de brèves lueurs de clarté scintillent dans une profondeur mystérieuse. Qui est Bruno, ce jeune homme dont on a trouvé le corps au pied d'une falaise ? Pourquoi, par exemple, a-t-il brisé un miroir dans sa chambre, avant de s'éloigner pour cette promenade fatale ? Bruno a brisé son double, pour égarer, fragmenter l'image qu'on a de lui, qu'il a de lui-même. Concourent à cette fragmentation : les inversions dans la chronologie, les sautes dans le discours, le flou initial qui ne se précise que peu à peu, cette hésitation, ce tremblement jusque dans l'identification des personnages. Il ne s'agit pas ici de procédés inspirés par la mode, mais de l'expression symbolique de grands bouleversements intérieurs. Oui, qui est Bruno, qui est cet ami dont la mort déclenche chez Bruno le besoin sauvage de rompre, pour ainsi dire, avec sa propre identité ? Nous avons beau entendre son père, sa fiancée échanger leurs confidences, nous avons beau l'écouter lui-même, c'est le grand charme du roman de Fickelson que de nous laisser sur un point d'interrogation, au seuil des vérités indicibles, face à la mer qui seule, peut-être, pourrait témoigner sur la mort de Bruno.
Résumé : La véritable pratique de la mélancolie est la littérature. La mélancolie accompagne l'homme le long de son existence vers la maladie et la mort. Comme une ombre, elle inquiète ; mais ce n'est que par elle que le cour est saisi de la joie de connaître la beauté éphémère des choses. Ombre lumineuse, elle voile et révèle contradictoirement ; ombre de Saturne, et comme Saturne, qui règne aussi bien sur l'abondance des moissons de l'Âge d'or que sur l'exil et la mort, elle est double. Saturnienne jusqu'au bout de ses ongles acérés qui maintiennent l'âme en éveil au milieu des plaisirs qu'elle procure. Ces contradictions et cette duplicité donnent à Dame Mélancolie son regard oblique - qu'elle pose sur le monde et qu'elle réfléchit dans le miroi miroir du texte qu'avec révérence lui tend la littérature. Comme autant de fragments de ce miroir qui d'âge en âge se divise afin de capter les reflets les plus fugitifs du monde qui passe dans le regard de la Dame, Maurice Fickelson a composé ces histoires.
Elle est renarde, peut-être humaine tout à la fois ; il est humain, peut-être renard, autrefois. Au ceur des forêts sombres des Catskills et dans l?hiver new-yorkais, leurs récits en écho racontent deux vies traversées de pulsions contraires, aimantées l?une vers l?autre : deux âmes jumelles et magiques qui se cherchent en tâtonnant dans l?obscurité. Un premier roman somptueux dédié aux figures mi-humaines mi-animales venues de la nuit des temps.Un objet-livre unique à la fabrication audacieuse, formé de deux récits complémentaires placés tête-bêche, à découvrir dans l'ordre que l'on souhaite.Lumineuse, profonde, organique, une ode à nos parts sauvages, par une révélation des lettres américaines.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.