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Les Parfums. Histoire, Anthologie, Dictionnaire
Feydeau Elisabeth de
BOUQUINS
34,00 €
Épuisé
EAN :9782221110072
Raconter l'histoire du parfum, c'est dérouler toute l'histoire de l'humanité. Des poteries du néolithique jusqu'à nos vaporisateurs de voyage, des recettes consignées sur les papyrus de l'Egypte ancienne aux brevets industriels internationaux, en passant par les parfumeurs attitrés de Catherine de Médicis, Marie-Antoinette ou Napoléon Ier: l'histoire du parfum est une histoire des civilisations. Le parfum naît dans les temples de la plus haute Antiquité; il accompagne les rituels, les mythes et les croyances. Au Moyen Age, on l'utilise pour se protéger des épidémies. Il pallie le manque d'hygiène corporelle et devient un facteur de distinction sociale. Au XVIIe siècle, la cour des rois de France permet à la corporation des gantiers parfumeurs de s'établir officiellement; le métier se développe alors, et les villes de Montpellier et Grasse connaissent un essor considérable jusqu'au XIXe siècle. Avec l'industrialisation, le parfum se démocratise, il bénéficie des découvertes en chimie et permet aux grandes maisons des créations incomparables (Numéro 5, Eau sauvage) qui marqueront les temps modernes. Au cours des siècles, les parfums et leurs usages ont évolué de manière significative; il manquait un livre qui rende compte de la richesse et de la complexité des effluves. Ce volume des Parfums explore les mentalités, les sciences et l'industrie. Il est constitué d'une Histoire, d'une Anthologie et d'un Dictionnaire. Les trois parties se répondent l'une l'autre. Elles privilégient les approches thématiques: il est question de mythologie, de m?urs, de commerce et d'émotion. Les Parfums donnent aussi la parole aux grands "nez" de Chanel, de Guerlain, de Dior, d'Hermès ou de Cartier...
Résumé : D'abord les notes de tête. Puis celles de coeur. Enfin les notes de fond. Jean-Louis Fargeon a mené sa vie comme on compose un parfum, tout en équilibre, tout en subtilité. D'abord c'est la lavande de Montpellier - où il naît, en 1748. Puis c'est l'égout parisien - où il fait ses classes, séduit les élégantes par ses lotions et poudres, parmi lesquelles la comtesse Du Barry, qui s'entiche de ses talents. On dit de la Dauphine, la future Marie-Antoinette, qu'elle est fort coquette : Fargeon, Républicain dans l'âme, en servira malgré tout la beauté naturelle - avant que tout ne s'évapore, dans l'odeur métallique du sang...
Résumé : "La gloire est éphémère, seule la renommée est durable". Près de deux siècles d'histoires d'amour et de beauté, perlés de tant de parfums imaginés, se sont écoulés depuis qu'un jour de 1828 Pierre-François-Pascal Guerlain (1798-1864), parfumeur-chimiste de son état, ouvrit sa première boutique, rue de Rivoli, non loin du très chic hôtel Meurice, à Paris... Son destin avait été scellé bien des années auparavant, dans ce berceau d'odeurs où s'écoula sa petite enfance à Abbeville, auprès de son père, marchand d'épices et potier d'étain. Muscade, cannelle, vanille, poivre venus de terres lointaines avaient fait rêver l'enfant et nourri sa mémoire à jamais. Des velléités d'indépendance, le désir, encore fugace, de se réaliser poussèrent sur la route un jeune homme prêt à tout pour conquérir ses rêves, et qui allait se révéler bientôt en créateur visionnaire, doué d'un génie sans égal pour combiner d'heureuses alliances olfactives... Libre et audacieux, Guerlain suivit son intuition, offrant à une clientèle exigeante des fragrances inoubliables, encloses dans des flacons aussi élégants que raffinés, comme on n'en avait encore jamais vu. Après lui, Aimé, Jacques, Jean-Paul poursuivront l'aventure en la réinventant sans cesse, au point d'incarner le Paris du luxe et de la volupté. Une réussite familiale romanesque, que fait revivre avec talent la plume d'Elisabeth de Feydeau. Une histoire, enfin, où égéries et muses ne manquent pas, qui ont inspiré parmi les grands succès de la Maison.
Docteur en histoire, Elisabeth de Feydeau est l'auteur d'une thèse sur la parfumerie soutenue à la Sorbonne en 1997. Expert auprès des grandes maisons de la parfumerie, elle a fondé sa société, Arty Fragrance, et se définit comme" chasseuse d'histoires et d'odeurs". Son territoire de compétences s'étend à des domaines variés tels que décodage olfactif, scénographie et commissariat d'exposition, contes olfactifs, parcours sensoriels, développement de parfums, création de discours de communication ou de formation, codes d'identité de marques... Elle anime aussi" Secrets de Parfums" et" Parfums de chocolat" aux Ateliers Parfums par Thierry Mugler. En outre, elle est professeur à l'école des parfumeurs de Versailles, et est auteur de nombreux ouvrages, dont Jean-Louis Fargeon, parfumeur de Marie-Antoinette (Perrin, 2005) qui a été traduit en plusieurs langues et a remporté le prix Guerlain en 2005.
Résumé : Comment a-t-on pu si longtemps oublier l'oeuvre d'Elsa Schiaparelli ? Elle qui, tour à tour, a inventé la couture spectacle, la démesure, qui a reformulé les normes de l'élégance, celles de la beauté... Issue de l'aristocratie, descendante des Médicis, la "jolie laide" , comme l'histoire s'en souviendra, a grandi dans un palais romain auprès d'une mère mal aimante. Originale sans nul doute, la petite fille qui se faisait pousser des fleurs dans les oreilles se trouvera à son aise dans le milieu des artistes qu'elle fréquente plus tard, à New York d'abord, puis à Paris. C'est une autre famille en effet, celle de l'avant-garde artistique, qui l'encourage à exprimer sa créativité à la pointe de la modernité. Car, en 1935, le chic excentrique est à la mode et les collaborateurs d'Elsa Schiaparelli se nomment Dalí, Elsa Triolet, Giacometti, Cocteau... Inspirée par le surréalisme ou la photographie, la créatrice s'entoure des meilleurs pour affirmer sa vision du monde : "C'est à partir des petits faits, des événements politiques qu'on crée la mode, pas en raccourcissant ou en allongeant les jupes" , aimait-elle à professer. Par-delà l'allusion à son éternelle rivale Coco Chanel, ce manifeste lui apportera le succès dans une aventure absolue à laquelle elle mettra elle-même un terme en 1954.
Les romans de la Table Ronde sont de grands récits d'amour : autour d'Arthur, le roi légendaire, l'élite de la chevalerie s'adonne aux exploits qu'alimente la force du désir. Lancelot, l'amant idéal, éprouve pour Guenièvre, l'épouse de son souverain, une folle passion qui doit rester secrète ! Mais Gauvain, le neveu d'Arthur, peut faire état du prestige de sa séduction : beau et galant, ardent, il est disponible à la moindre invite des dames, parfois au risque de sa vie - car une nuit auprès d'une jeune fille nue et consentante qu'un père livre à son hôte est bien périlleuse : une épée aux attaches d'argent interdit la jouissance ! Gauvain se prête aux fantasmes les plus divers : sa force suit le cours du soleil... Le fantastique aussi imprègne les récits. Merlin l'Enchanteur, né d'une copulation du diable avec une jeune fille, est à l'origine de la Table Ronde. C'est grâce à lui qu'Uterpendragon, passionnément épris d'Ygerne, prend les traits de l'époux absent et c'est dans l'illusion d'une nuit que sera conçu Arthur. Merlin établira la souveraineté du jeune homme, roi de la Table Ronde. Une femme peut elle aussi accomplir un acte extraordinaire : pour sauver Caradoc, la belle Guinier accepte de se plonger dans une cuve de lait, une nuit de pleine lune, et de sacrifier l'extrémité de son sein blanc. Les quêtes des chevaliers de la Table Ronde mènent au Graal, qui garde le mystère de son nom et de son origine : objet magique, source de vie, il fait partie des talismans de l'autre monde. L'initiation du jeune Perceval et son échec dans cette quête imprègneront profondément la sensibilité occidentale. Du XIIème au XVème siècle, la légende arthurienne, en français et en langue d'oc, a essaimé dans l'Europe entière, témoin de la séduction de la "matière de Bretagne".
Depuis trois quarts de siècle, le Kobbé est l?ouvrage de référence des amateurs d?opéras dans le monde entier. Paru pour la première fois en 1922 ? quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, Gustave Kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu?il faisait du bateau au large de Long Island ?, cette bible des mélomanes a connu d?innombrables rééditions et de nombreuses traductions.À trois reprises (1954, 1976, 1985), Lord Harewood ? qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal Opera House de Londres, puis l?Opéra de Covent Garden ? a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail.Aujourd?hui, il présente, secondé par Antony Peattie, une version entièrement renouvelée. Enrichi de soixante oeuvres nouvelles, portant à près de cinq cents les opéras répertoriés, le Nouveau Kobbé présente, par ordre alphabétique des compositeurs, des analyses fouillées et faciles à lire d?un répertoire en constante évolution. Un classique dont le succès ne se dément pas.
La communauté, l'abbé et la Règle sont les trois piliers du monachisme repris et enrichis par saint Benoît de Nursie, fondateur du Mont-Cassin au milieu du VIe siècle. Quinze siècles plus tard, des dizaines de milliers de moines et de moniales continuent à se réclamer de cette tradition et à vivre selon ces mêmes principes sur les cinq continents, qu'il s'agisse des Bénédictins, des Cisterciens, des Olivétains et de bien d'autres... Dans le monastère, tous, moines ou moniales, abbés et abbesses, sont soumis à ce petit texte, la Règle de saint Benoît. Constamment lu et relu, commenté et expliqué, puisque l'on compte plus de 1 500 éditions depuis le XVIe siècle, il forme le coeur de cet ouvrage. Chacun de ses 73 chapitres ainsi que son prologue sont analysés par des spécialistes, chercheurs et moines qui présentent ainsi l'histoire des pratiques bénédictines du vie au XXIe siècle. Quel est le rôle du supérieur ? Quelle est la forme de la prière ? Comment les moines et moniales se nourrissent-ils ? Où dorment-ils ? Comment s'habillent-ils ? Quel sens donnent-ils à leur séparation d'avec le monde ? Comment conduisent-ils la gestion économique des communautés ? Comment ont-ils appréhendé l'arrivée du téléphone puis d'Internet et des réseaux sociaux ? Comment vivent-ils la pauvreté individuelle ? Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre répond à travers l'étude des chapitres de la Règle. Cette Règle, véritable ADN de la vie monastique occidentale, devient ainsi accessible à un large lectorat, au-delà des seuls habitués des monastères, et cela sans doute pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie.
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.