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Etudiants de l'exil. Migrations internationales et universités refuges (XVIe-XXe siècle)
Ferté Patrick ; Barrera Caroline
PU MIDI
32,00 €
Épuisé
EAN :9782810700103
Au temps de l'humanisme, les héritiers de l'élite européenne ont, pour se former, souvent pratiqué le "voyage étudiant"; à l'époque moderne, ils ont été nombreux à effectuer le "Grand Tour" du continent. Mais c'est à des migrations estudiantines moins connues, et souvent moins heureuses, que s'intéresse cet ouvrage. Du XVIe au XXe siècle, en effet, des jeunes gens issus de minorités ont été contraints d'aller étudier ailleurs, au gré des répressions, notamment religieuses, et sous la contrainte de politiques universitaires discriminatoires (numerus clausus, interdictions diverses, etc.). Les exils éducatifs sont ainsi légion, des catholiques irlandais fuyant l'Etat protestant aux marranes chassés par l'Inquisition, des calvinistes français aux juifs d'Europe de l'Est, des ressortissants de l'empire russe aux "indigènes" des empires coloniaux. Beaucoup de ces étudiants de l'exil se forgèrent ainsi un destin meilleur - mais ailleurs, dans des pays d'accueil qui ont souvent instrumentalisé ces expatriés. Au fil des analyses de seize spécialistes internationaux, cet ouvrage étudie les cohortes d'exilés qui se sont joués de la carte universitaire. Leurs pérégrinations et leurs chassés-croisés ont dessiné les contours d'une Europe souvent intolérante mais qui, dans la longue durée, a presque toujours été perméable aux mobilités étudiantes.
La publication récente des Ecrits philosophiques et politiques de Georges Canguilhem (1926-1939) (Vrin, 2011) éclaire d'un jour nouveau le champ agonistique dans lequel apparaît une génération formée dans le pacifisme et le refus du culte du fait, à l'école d'Alain, mais bientôt confrontée à l'ascension du nazisme et à l'exigence de la Résistance. Tandis que les enjeux majeurs de la philosophie en France après 1945 tournent autour de Hegel, la génération qui suit voudra s'en déprendre, mais sous une autre condition qu'une philosophie existentialiste. Georges Canguilhem, philosophe saisi par l'histoire des sciences de la vie et Résistant, rompt avec le statut d'élève d'un Alain pacifiste, pour endosser celui de maître de cette génération à l'origine d'une discontinuité radicale dans le champ philosophique. On ne saurait comprendre ni Althusser et l'althussérisme, ni Lacan et les lacaniens, ni Bourdieu, Castel ou Passeron sans Canguilhem, de même que le débat d'idées qui a précédé et suivi le mouvement de mai 1968, affirme Michel Foucault. Revenir sur la formation de Georges Canguilhem, c'est alors se poser la question de la singularité d'un combat philosophique.
Depuis une trentaine d'années, l'édition des sciences humaines, et plus particulièrement de la philosophie, est considérée comme un secteur " en crise ", sans avenir économique. Les ventes et les parts de marché seraient en baisse, au profit notamment de nouveaux médias tels qu'Internet ou les supports électroniques. Pourtant les années 1970 symbolisent un renouveau de la discipline philosophique avec l'émergence des courants structuraliste, linguistique et psychanalytique. De nouveaux formats apparaissent pour répondre la demande croissante du public. Cet attrait pour la philosophie ne parait pas diminuer par la suite, malgré les problématiques économiques. Dans les années 1990, la philosophie devient une " mode " : elle propose travers des essais une réflexion sur le monde, indépendante de la religion et des idéologies politiques en déclin. Ainsi, ce secteur éditorial, certes toujours dominé par les universitaires, connait une augmentation constante de titres publiés, afin de répondre aux attentes d'un public de plus en plus large et pas toujours spécialiste. Les écrits érudits côtoient des ouvrages qui relèvent plus de la " vulgarisation ", voire du développement personnel. Ce livre propose des pistes de réflexion pour comprendre la place de l'édition de la philosophie en France et expliquer son maintien. Quelles ont été les principales stratégies d'adaptation de l'édition philosophique, et des maisons d'édition en particulier, face la variation des paramètres exogènes au cours de cette période ?
Cet ouvrage a pour objectif de préparer les candidats à l'épreuve de linguistique de l'agrégation d'anglais. Il permettra à ceux qui ont déjà suivi une formation en linguistique de mettre à jour leurs connaissances; les autres y trouveront une initiation indispensable et accessible: un rappel des bases grammaticales nécessaires, assorti de références bibliographiques permettant de compléter leurs connaissances, ainsi que l'exposé d'une méthodologie efficace. L'ouvrage propose une mise en oeuvre de cette méthodologie à partir d'exercices conformes aux modalités de l'épreuve (quatorze sujets sont traités, qui couvrent les points essentiels de la grammaire anglaise). Biographie de l'auteur Les trois co-auteurs sont docteurs en linguistique anglaise, enseignent à l'Université, et interviennent dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement CAPES et Agrégation d'anglais. Ils ont été membres du jury de l'agrégation interne d'anglais.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Condamné pour meurtre, Jacob est innocenté après plusieurs années de détention. Il retrouve la liberté, mais le monde extérieur lui paraît aussi fermé et hostile. Il s'interroge sur les causes de sa condamnation et sur l'existence d'une main mystérieuse qui régit l'ordre du monde "au-dessus" des lois morales écrites par les hommes. La réflexion sur les questions existentielles, morales et ontologiques fait de cette pièce une grande parabole sur la condition humaine.