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L'édition de la philosophie en France depuis les années 1970. Miroir du statut de la philosophie en
Ferté Louise
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296996786
Depuis une trentaine d'années, l'édition des sciences humaines, et plus particulièrement de la philosophie, est considérée comme un secteur " en crise ", sans avenir économique. Les ventes et les parts de marché seraient en baisse, au profit notamment de nouveaux médias tels qu'Internet ou les supports électroniques. Pourtant les années 1970 symbolisent un renouveau de la discipline philosophique avec l'émergence des courants structuraliste, linguistique et psychanalytique. De nouveaux formats apparaissent pour répondre la demande croissante du public. Cet attrait pour la philosophie ne parait pas diminuer par la suite, malgré les problématiques économiques. Dans les années 1990, la philosophie devient une " mode " : elle propose travers des essais une réflexion sur le monde, indépendante de la religion et des idéologies politiques en déclin. Ainsi, ce secteur éditorial, certes toujours dominé par les universitaires, connait une augmentation constante de titres publiés, afin de répondre aux attentes d'un public de plus en plus large et pas toujours spécialiste. Les écrits érudits côtoient des ouvrages qui relèvent plus de la " vulgarisation ", voire du développement personnel. Ce livre propose des pistes de réflexion pour comprendre la place de l'édition de la philosophie en France et expliquer son maintien. Quelles ont été les principales stratégies d'adaptation de l'édition philosophique, et des maisons d'édition en particulier, face la variation des paramètres exogènes au cours de cette période ?
A partir de leurs travaux respectifs en philosophie et en histoire de l'éducation, les contributeurs de cet ouvrage explorent les multiples facettes que revêt au XIXe siècle l'intérêt pour les questions éducatives. En lien avec le développement de l'instruction populaire et la généralisation de la forme scolaire, le champ de la réflexion pédagogique se réinvente sous le signe d'une modernité éducative qui se définit par rupture avec des traditions plus ou moins idéalisées, mais aussi en exhibant sa dette à l'égard de glorieux prédécesseurs selon des logiques d'appropriation multiples. Travailler sur le discours de la modernité éducative s'avère en cela indissociable d'une histoire des idées pédagogiques qui situe l'action des réformateurs de l'époque dans une tradition choisie, éventuellement redécouverte, qui participe du geste même de rupture avec les procédés et conceptions dont on dénonce l'obsolescence.
Au temps de l'humanisme, les héritiers de l'élite européenne ont, pour se former, souvent pratiqué le "voyage étudiant"; à l'époque moderne, ils ont été nombreux à effectuer le "Grand Tour" du continent. Mais c'est à des migrations estudiantines moins connues, et souvent moins heureuses, que s'intéresse cet ouvrage. Du XVIe au XXe siècle, en effet, des jeunes gens issus de minorités ont été contraints d'aller étudier ailleurs, au gré des répressions, notamment religieuses, et sous la contrainte de politiques universitaires discriminatoires (numerus clausus, interdictions diverses, etc.). Les exils éducatifs sont ainsi légion, des catholiques irlandais fuyant l'Etat protestant aux marranes chassés par l'Inquisition, des calvinistes français aux juifs d'Europe de l'Est, des ressortissants de l'empire russe aux "indigènes" des empires coloniaux. Beaucoup de ces étudiants de l'exil se forgèrent ainsi un destin meilleur - mais ailleurs, dans des pays d'accueil qui ont souvent instrumentalisé ces expatriés. Au fil des analyses de seize spécialistes internationaux, cet ouvrage étudie les cohortes d'exilés qui se sont joués de la carte universitaire. Leurs pérégrinations et leurs chassés-croisés ont dessiné les contours d'une Europe souvent intolérante mais qui, dans la longue durée, a presque toujours été perméable aux mobilités étudiantes.
La publication récente des Ecrits philosophiques et politiques de Georges Canguilhem (1926-1939) (Vrin, 2011) éclaire d'un jour nouveau le champ agonistique dans lequel apparaît une génération formée dans le pacifisme et le refus du culte du fait, à l'école d'Alain, mais bientôt confrontée à l'ascension du nazisme et à l'exigence de la Résistance. Tandis que les enjeux majeurs de la philosophie en France après 1945 tournent autour de Hegel, la génération qui suit voudra s'en déprendre, mais sous une autre condition qu'une philosophie existentialiste. Georges Canguilhem, philosophe saisi par l'histoire des sciences de la vie et Résistant, rompt avec le statut d'élève d'un Alain pacifiste, pour endosser celui de maître de cette génération à l'origine d'une discontinuité radicale dans le champ philosophique. On ne saurait comprendre ni Althusser et l'althussérisme, ni Lacan et les lacaniens, ni Bourdieu, Castel ou Passeron sans Canguilhem, de même que le débat d'idées qui a précédé et suivi le mouvement de mai 1968, affirme Michel Foucault. Revenir sur la formation de Georges Canguilhem, c'est alors se poser la question de la singularité d'un combat philosophique.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.