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L'idée d'Europe. Prendre philosophiquement au sérieux le projet politique européen
Ferry Jean-Marc
SUP
18,00 €
Épuisé
EAN :9782840509127
L'idée d'Europe, telle qu'elle se forme dans les rêves de paix et d'unité des philosophes du XVIIIe ; l'idée d'Europe venant parachever, au XIXe siècle, la reconnaissance de la diversité des cultures ; infléchie, au XXe siècle, par l'impossibilité d'assumer l'expérience totalitaire, puis par la mise au jour de "l'imposture technocratique" ; l'idée d'Europe, romantique, puis critique, puis économique, et de façon plus incertaine : politique, questionne les peuples, les cultures, les nations, et un au-delà des nations, comme territoires de la démocratie, comme socles identitaires, comme espaces d'exercice des droits de l'homme, comme lieux de l'édification d'une société de bien-être. Entre les logiques fondationnelles de préservation d'un héritage culturel, religieux, rationnel, spirituel, et les logiques processuelles promotrices d'une intégration libre et dynamique entre les peuples, se tiennent les enjeux noués autour du nationalisme, de l'eurocentrisme, ou encore de l'universalisme, ainsi que les divergences sur les finalités de l'Union, tout comme sur les moyens de poursuivre sa construction : s'agit-il de former une communauté politique ou d'assurer l'équivalent non étatique d'un état de droit dans l'espace européen ? Comment stabiliser le lien politique entre les Etats, les peuples et les citoyens tout en maintenant un authentique pluralisme ? L'idée d'Europe, si elle venait pour finir, comme le souhaitent les auteurs de cet ouvrage, à incliner vers un idéal cosmopolitique, ne pourrait faire l'économie de prendre sa source à l'action concertée des peuples et de leurs représentants, dans l'invention d'une concitoyenneté effective et l'établissement d'institutions démocratiques, pour la constitution d'un véritable espace public transnational.
Résumé : Ratio et fides, raison et foi avaient, jadis, été jugées complémentaires. Mais en se dissociant de la révélation biblique, la réflexion philosophique a ouvert la voie de leur opposition. Cet ouvrage interroge le statut de la foi dans une société plurielle et sécularisée, marquée par une excommunication politique du religieux. Entre raison politique (publique) et conviction religieuse (privée), Jean-Marc Ferry, grand philosophe contemporain, envisage un chemin réciproque, qu'il nomme " perlaboration ". S'y dessine la perspective d'un dialogue nouveau entre croyants et non-croyants, où la question de Dieu est dépolémisée, la conviction religieuse justifiée au regard de l'esprit critique, tandis que la fluidification de l'espace social favorise l'activation d'alternatives civilisationnelles. La foi, c'est en fin de compte la raison aussi, une raison qui prend le risque existentiel de donner sa confiance au réel. INÉDIT
Vie extraterrestre, expériences de mort imminente ? ... Pluralité des mondes ? La vraie philosophie, parce qu'elle demeure ouverte à toutes les questions, toutes les possibilités, n'est jamais très éloignée de la science-fiction. C'est ce que démontre Jean-Marc Ferry dans ce livre unique, qui plaira à ceux qui aiment penser hors des limites. Qu'est-ce que la physique contemporaine nous apprend sur l'espace et sur le temps ? Que faire des vérités dites "contre-intuitives" qui heurtent le sens commun, mais qui résistent et s'appuient tout de même sur le réel ? Un enjeu direct est de procurer à l'entendement un horizon d'intelligibilité. Peut-être y va-t-il même d'une libération de l'esprit face aux assignations de l'espace et du temps : de l'espace qui impose à nos corps un lieu juxtaposé, du temps qui de nos existences ne fait qu'un moment. Réunir ce qui est séparé, montrer ce qui est caché à nos yeux : voilà le défi de Jean-Marc Ferry qui enquête sur les forces de la vie autant que sur l'énigme de la mort.
Résumé : Narration ou argumentation ? Une nouvelle polarité philosophique se dessine ainsi, chargée d'enjeux relatifs à la question de l'éthique. Par la mise en récit des expériences, la narration confère à l'identité personnelle un ancrage et une épaisseur historiques, orientant l'éthique vers un idéal substantiel de vie bonne. Par la justification rationnelle des réclamations, l'argumentation engage la responsabilité des sujets de droit, infléchissant l'éthique vers une idée procédurale de la société juste. Mais comment articuler la visée substantielle à la voie procédurale ? Comment assurer, sur la voie du discours, le principe de reconnaissance ? Dans cette entreprise, l'éthique de la reconstruction revêt une signification décisive. C'est à introduire ce concept original que sont consacrées ces réflexions. L'auteur suit en cela une exhortation de Paul Ricoeur à qui cet essai est dédié.
Interdite ", l?Europe l?est en un double sens : éberluée par la catastrophe de la crise, la promesse non tenue de sécurité, justice et prospérité ; entravée par des disciplines de gestion, lui interdisant de financer son développement. L?Union européenne connaît une triple crise : Crise technique d?une gouvernance économique inadaptée ; crise éthique d?une union politique ratée ; crise philosophique d?un projet historique délégitimé. Aussi bien répondre de la crise signifie-t-il maintenant : reconstruire l?Europe. Une critique constructive se doit de saisir les ressorts de la crise, de comprendre les causes profondes du malaise, si l?on veut ensuite proposer des voies réellement novatrices pour une reconstruction de l?Europe. L?urgence de la situation est un appel aux armes de l?intelligence, tête et coeur unis. Telle est la tâche préparatoire pour une authentique révolution européenne.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.