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Emergence
Ferraris Maurizio ; Plaud Sabine
CERF
19,80 €
Épuisé
EAN :9782204126724
Pendant longtemps, la philosophie nous a raconté une histoire déprimante. Il y aurait un Moi qui, à travers le langage et la pensée, construirait le monde et donc (si nous prenons cette fable au sérieux) les autres moi et, si absurde que cela puisse paraître, le passé lui-même. Cette histoire est déprimante parce que cette position, qui se prétend révolutionnaire, est de fait profondément conservatrice : c'est la réaction pure, c'est la négation de tout événement. Elle nous enseigne que rien de nouveau ne pourra jamais nous frapper, au titre de menace ou au titre de promesse, et cela parce que le monde est tout entier à l'intérieur de nous. Avec des arguments aussi ironiques que contraignants, Maurizio Ferraris nous raconte une autre histoire. La réalité et la pensée qui l'appréhende proviennent du monde, à travers des processus et des explosions, des chocs, des interactions, des résistances et des altérités qui ne cessent de nous surprendre. Du Big Bang aux termites, du web à la responsabilité morale, ce que le monde nous donne (c'est-à-dire tout ce qui existe) émerge indépendamment du moi et de ses claustrophilies.
La question que pose Maurizio Ferraris est celle des rapports de l'esprit et de la lettre, de l'âme et de l'automate. Contre la tradition dualiste, il démontre que la lettre - son inscription, ses archives, sa mémoire - précède l'esprit. Sans documentalité, pas d'espèce humaine: "notre esprit est un appareil d'écriture". Comment arrive-t-il à une conclusion aussi radicale ? En allumant son iPad et en se mettant à réfléchir. L'analyse critique de la technique révèle des choses très anciennes, mais qui nous ont échappé. Plus maintenant. Benoît Malençon.
Tout comme le capitalisme a été l'essence du XIXe siècle et les médias celle du XXe siècle, la postvérité serait-elle l'essence de notre époque ? L'arrivée de Donald Trump au pouvoir a considérablement changé le monde : elle a démontré que refuser la vérité objective était bien devenu une option politique crédible. Mais en quoi cette " postvérité " dépasse-t-elle le mensonge ? Maurizio Ferraris démonte ce concept pour en étudier tous les rouages et en comprendre le succès. Il décrit, avec l'exactitude et l'engouement qui le caractérisent, la façon dont le nouveau paradigme du vrai découle d'une rencontre : celle de la philosophie postmoderne avec la technologie internet, de la parole avec son média, de l'acteur avec son théâtre. Pour peu que la voix porte, chaque énonciation devient potentiellement vraie et, si la vérité est parfois décevante, voire frustrante, la postvérité est réconfortante. Jusqu'à ce qu'elle se confronte aux autres.
Ferraris Maurizio ; Cometti Jean-Pierre ; Engel Pa
Comment apprécier aujourd'hui la révolution kantienne? À l'image du film de Wolfgang Becker: Goodbye Lenin! qui en a inspiré le titre, Goodbye Kant! n'entend pas dire ce qu'il y a en elle de mort et de vivant, ni mutiler un monument dont on sait l'influence sur toute la philosophie qui a suivi. Il s'agit plutôt d'entreprendre le ravalement d'un édifice que le temps et le succès ont fini par embaumer, afin de lui rendre son actualité. Comme le suggère Pascal Engel dans sa préface, rédigée spéciale-ment pour cette traduction française, ce livre, alerte et drôle, "est fait pour tous ceux qui se sont demandé au moins une fois dans leur vie (et même pour ceux qui ne se le sont jamais demandé): Y a-t-il eu vraiment une révolution copernicienne en philosophie et le monde tourne-t-il autour du sujet?" Salué lors de sa parution en Italie comme une "entreprise salutaire" dont la philosophie a parfois besoin, "Goodbye Kant! est un pur plaisir', selon les termes de Kevin Mulligan. Biographie de l'auteur Maurizio Ferraris (1956) enseigne la philosophie à l'Université de Turin où il dirige le Centre Inter universitaire d'Ontologie Théorique et Appliquée. Visiting professor dans différentes universités européennes et nord-américaines pendant plusieurs années, il est l'auteur de nombreux livres consacrés à l'herméneutique, à des questions d'esthétique et d'ontologie. Il dirige la Rivista di estetica et collabore régulièrement à l'hebdomadaire Sole-24 ore."
Résumé : An 1847. Résolus a s'emparer de la Californie, les Etats-Unis déclarent la guerre au Mexique et en envahissent le territoire. Dans les rangs de l'armée occupante, un bataillon entier - le Saint-Patrick - prend la décision de déserter. Ses hommes - tous des immigrés irlandais, espagnols et polonais - ne supportent plus les discriminations, les violences et les exactions de leurs officiers yankees. Désormais, dans cette guerre meurtrière et injuste, ils vont se battre aux cotés des mexicains. Ils sont devenus les San Patricios. Dans la colonne yankee qui sans relâche poursuit les déserteurs, chevauche Rizzo, un jeune sicilien. Arrive au Nouveau Monde dans un bateau charge d'hommes et de femmes fuyant la faim et la misère, Rizzo s'est enrôlé en échange d'une promesse d'obtenir la citoyenneté et un lopin de terre. Devant le village de Churubusco, dernier rempart des rebelles, lui aussi va devoir choisir de quel coté se ranger. Churubusco surgit des plis - réels et imaginaires - de l'Histoire pour raconter la fin héroïque de l'impossible rêve de liberté des San Patricios. Le récit d'Andrea Ferraris - pétri de poussière et de sang - nous rappelle à chaque page que se dresser contre les abus et l'oppression est juste et nécessaire. Quel qu'en soit le prix a payer.