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Good bye Kant ! Ce qu'il reste aujourd'hui de La Critique de la raison pure ?
Ferraris Maurizio ; Cometti Jean-Pierre ; Engel Pa
ECLAT
22,00 €
Épuisé
EAN :9782841621781
Comment apprécier aujourd'hui la révolution kantienne? À l'image du film de Wolfgang Becker: Goodbye Lenin! qui en a inspiré le titre, Goodbye Kant! n'entend pas dire ce qu'il y a en elle de mort et de vivant, ni mutiler un monument dont on sait l'influence sur toute la philosophie qui a suivi. Il s'agit plutôt d'entreprendre le ravalement d'un édifice que le temps et le succès ont fini par embaumer, afin de lui rendre son actualité. Comme le suggère Pascal Engel dans sa préface, rédigée spéciale-ment pour cette traduction française, ce livre, alerte et drôle, "est fait pour tous ceux qui se sont demandé au moins une fois dans leur vie (et même pour ceux qui ne se le sont jamais demandé): Y a-t-il eu vraiment une révolution copernicienne en philosophie et le monde tourne-t-il autour du sujet?" Salué lors de sa parution en Italie comme une "entreprise salutaire" dont la philosophie a parfois besoin, "Goodbye Kant! est un pur plaisir', selon les termes de Kevin Mulligan. Biographie de l'auteur Maurizio Ferraris (1956) enseigne la philosophie à l'Université de Turin où il dirige le Centre Inter universitaire d'Ontologie Théorique et Appliquée. Visiting professor dans différentes universités européennes et nord-américaines pendant plusieurs années, il est l'auteur de nombreux livres consacrés à l'herméneutique, à des questions d'esthétique et d'ontologie. Il dirige la Rivista di estetica et collabore régulièrement à l'hebdomadaire Sole-24 ore."
Derrida Jacques ; Ferraris Maurizio ; Bellantone A
Mes intérêts privilégiés se sont orientés vers le grand canon de la philosophie - Platon, Kant, Hegel, Husserl ; mais, en même temps, vers des lieux dits "mineurs" de ces textes-là, de problématiques inaperçues, de notes en bas de page -vers ce qui peut gêner le système et en même temps rendre compte du souterrain dans lequel le système se constitue en réprimant ce qui le rend possible, qui n'est pas systémique. Donc, une explication à la fois canonique et non-canonique, avec le canon de la philosophie [... ]" J. Derrida Jamais publié en français, perdu puis retrouvé dans les archives de Derrida, ce texte a donc une histoire. Pendant trois ans, Maurizio Ferraris a interrogé Jacques Derrida sur son expérience de pensée. En croisant le geste autobiographique et l'enquête philosophique, ce dialogue fait émerger plusieurs thèmes de la pensée derridienne, comme la singularité, la justice ou la question de la mort. Les entretiens sont enrichis par un échange final entre Derrida et Gianni Vattimo.
Résumé : Et si le monde extérieur était indépendant ! S'il répondait à ses propres lois ! Telle est la vérité trop longtemps oubliée que Maurizio Ferraris veut nous faire retrouver avec sérieux tout en souriant. " Il n'y a pas de faits, seulement des interprétations ", tel est le cri de ralliement des postmodernes. Or Maurizio Ferraris y voit un " sophisme transcendantal " potentiellement ruineux pour notre sens des réalités. Connu en France pour ses travaux sur des objets sociaux tels que le web ou le smartphone, le philosophe italien semble avoir pressenti, bien avant que nous n'entrions dans notre époque de faits alternatifs et de fake news, l'urgence morale qu'il y a, pour la pensée, à redécouvrir le monde qui se tient farouchement au-dehors : un monde, une réalité que la pensée n'a pas construits mais dont elle doit tenir compte dans ses raisonnements et ses analyses. La perception nous met aux prises avec cette part inconstructible du réel. Pour l'illustrer, l'auteur en appelle aux expériences marquées par la surprise ou les illusions d'optique : deux manières, pour le monde, de nous rappeler qu'il a ses lois propres et sait les faire respecter. Cet ouvrage passionnant vise donc à mettre au jour ce " sol rocailleux " du monde sur lequel Wittgenstein tordait la bêche du langage, dans un style inimitable où la rigueur conceptuelle et la clarté argumentative le disputent à une irrésistible loufoquerie.
La question que pose Maurizio Ferraris est celle des rapports de l'esprit et de la lettre, de l'âme et de l'automate. Contre la tradition dualiste, il démontre que la lettre - son inscription, ses archives, sa mémoire - précède l'esprit. Sans documentalité, pas d'espèce humaine: "notre esprit est un appareil d'écriture". Comment arrive-t-il à une conclusion aussi radicale ? En allumant son iPad et en se mettant à réfléchir. L'analyse critique de la technique révèle des choses très anciennes, mais qui nous ont échappé. Plus maintenant. Benoît Malençon.
Ferraris Maurizio ; Flusin Marie ; Robert Alessand
Résumé : La réalité serait-elle socialement construite et infiniment manipulable ? Et la vérité une notion inutile ? Non. On ne peut pas se passer du réel, il faut l'affronter et négocier avec lui. Il résiste ou insiste, maintenant et toujours, comme un fait qui ne supporte pas d'être réduit à interprétation. Le "nouveau réalisme" est la prise d'acte d'un changement de situation. Les populismes médiatiques, les guerres de l'après 11 septembre et la récente crise économique ont démenti les deux dogmes fondamentaux du postmodernisme : la réalité n'est pas socialement construite et infiniment manipulable ; la vérité et l'objectivité ne sont pas des notions inutiles. Ce qui est nécessaire n'est pas une nouvelle théorie de la réalité, mais un travail qui sache distinguer, avec patience et au cas par cas, ce qui est naturel, ce qui est culturel, ce qui est construit et ce qui ne l'est pas. Ainsi, s'ouvrent de grands défis éthiques et politiques et se dessine un nouvel espace pour la philosophie.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.
Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels: L'Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux édifions de l'éclat en 2000.