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DE L'IDEE DE TRANSCENDANCE A LA QUESTION DU LANGAGE
FERON ETIENNE
MILLON
25,50 €
Épuisé
EAN :9782905614735
Au moment où les ?uvres d'Emmanuel Levinas suscitent un intérêt croissant, il est peut-être opportun de se détourner des paraphrases et de se défier des étiquettes, afin de raviver le souffle véritablement et éminemment philosophique des textes majeurs que sont Totalité et Infini et Autrement qu'être. Dans le but de cerner les prémisses, les articulations et les implications profondes engagées par ces écrits, le présent essai cherche à faire apparaître la problématique du langage que dessinent les notions de discours, de réponse et de Dire comme la question philosophique directrice qui anime la pensée de Levinas. S'il est incontestable que le motif dominant de celle-ci réside bien dans la responsabilité éthique envers autrui, la position centrale de ce thème est cependant déjà commandée par une approche initiale du mouvement vers l'Autre ou de la transcendance comme langage. Il ne s'agit pas de prétendre que Levinas réduirait tout au langage mais de reconnaître que la responsabilité décrite comme substitution à autrui et témoignage de l'Infini prend sa source dans le langage en tant que dimension originelle de tout sens. Mais paradoxalement, ce que cette problématique du langage fait ressortir, ce n'est pas tant une relation de dialogue avec autrui qu'un mouvement interne à la subjectivité dont l'être s'inverse en Dire. Dans cette perspective, la philosophie de Levinas peut être interprétée comme une phénoménologie de la transcendance. Phénoménologie en un sens nouveau certes, reconvertie à l'" autrement ", mais phénoménologie à part entière qui, par une Réduction du Dit au Dire, restitue l'idée de transcendance à la question primordiale du langage où seulement elle signifie.
Destinée aux étudiants, utile aux enseignants, la série "Notions" est consacrée au traitement des notions inscrites au programme des Capes et Agrégations de philosophie ainsi qu'aux concours de grandes écoles. Rédigée par des professeurs de classes préparatoires et des universités soucieux de rigueur conceptuelle, elle montre comment élaborer un chemin spéculatif original, cohérent et dialectique, respectant les complexités, l'histoire et la fécondité des notions abordées. L'inconscient — Cet ouvrage explore la manière dont la tradition philosophique s'est confrontée au phénomène de l'inconscient et a tenté de lui donner un statut conceptuel. S'il revient à Freud et au courant psychanalytique (notamment Lacan) d'avoir permis l'accès de l'inconscient au statut de véritable concept avec la théorie de l'inconscient psychique, l'inconscient existait déjà comme phénomène vécu, problème et source de réflexion philosophique chez Descartes, Leibniz, Hegel, Marx, Schopenhauer, Nietzsche... Le XXe siècle est profondément marqué par la nécessité de se réapproprier de manière critique l'inconscient psychanalytique, que ce soit dans une perspective philosophique (Sartre, Merleau-Ponty, Foucault, Deleuze et Guattari) ou en sciences sociales (Durkheim, Mauss, Lévi-Strauss, Bourdieu). On se propose ici, dans une perspective de philosophie générale, non seulement de saisir les caractéristiques du phénomène de l'inconscient et d'interroger la pertinence et les limites de son concept, mais aussi de revisiter à la lumière de ce thème certaines des questions classiques de la philosophie : connaissance de soi et responsabilité du sujet à l'égard de ses pensées et de ses actions.
Elève de Jean-Baptiste Greuze, copiste d'oeuvres d'Honoré Fragonard, miniaturiste de talent, Yves Louis Le Guillou endossa en 1793 l'uniforme des ingénieurs géographes militaires avec lesquels il contribua à dresser les cartes indispensables aux conquêtes révolutionnaires et napoléoniennes, ainsi qu'à l'organisation territoriale de l'Empire. Yves Louis Le Guillou nous offre un bel exemple d'un esprit ouvert tant à l'art qu'aux sciences et mathématiques grâce à une formation - celle des ingénieurs du XVIIIe siècle - par les meilleurs maîtres de ce qui deviendra, par décret de Napoléon en 1808, l'Ecole impériale des ingénieurs géographes, très liée à l'Ecole Polytechnique. Par ce parcours atypique, il fait de nous les témoins des années au cours desquelles la France bascula à travers les Lumières, la Révolution, le Consulat et l'Empire vers la société romantique du 19e siècle et l'ère industrielle.
Résumé : En 1763, le Gévaudan est ravagé par la terreur : une bête mystérieuse égorge et tue femmes, enfants et vieillards. Un homme dit avoir vu la Bête : pour lui, ce ne peut être qu'un singe ou un loup-garou. Un autre prétend qu'elle a la gueule semblable à celle d'un lion. Qui croire ? Le roi en personne envoie alors soin grand louvetier et ses soldats pour vaincre le monstre.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.