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Les évènements de Palerme
Fernandez Dominique
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246118411
La mafia : en plein vingtième siècle, cette épine d'un autre âge reste plantée dans la chair d'une Italie moderne, vigoureuse et prospère. À Palerme on tue (un mort tous les douze jours), on séquestre, on fait voler en éclats magasins et chantiers - et, pour comble, nul ne semble s'offusquer de ces abus. À Rome, on les met sur le compte du sang un peu chaud des insulaires. Dans l'île même, la police, la justice, l'administration se croisent les bras, impuissantes. Il est admis, comme une chose naturelle, que nul ne peut mener paître ses brebis, vendre sa récolte d'oranges ou construire un immeuble sans satisfaire aux exigences de " l'honorable société ".Alors quoi ? Dominique Fernandez, qui avait montré dans Mère Méditerranée quelle lucide passion il vouait à l'Italie du Sud, est retourné à Palerme, cette fois dans un dessein bien précis. Invité par la Télévision suisse à écrire le texte d'un reportage sur la mafia - premier reportage qu'aucune Télévision ait jamais osé diffuser - il a profité de l'occasion pour tirer au clair cette ténébreuse affaire. Il a interrogé des responsables syndicaux, des avocats ; ici un pharmacien, là un poète ; il a écouté sur les places publiques chanter les rhapsodes populaires ; discuté avec des commissaires de police non moins qu'avec des journalistes ; et puis, il s'est promené inlassablement, dans les rues, dans la campagne, dans les abattoirs, dans les halles, dans les cimetières, dans les vergers d'agrumes, dans les chantiers de construction, partout où la mafia s'est chargée de crimes.Ce n'est pas tout. Si les explications par l'économie (zone sous-développée dans la phase pré-capitaliste), par l'histoire (cent ans après la proclamation de l'Unité, la Sicile n'a pas le sentiment d'appartenir à l'Italie) et par la politique (la mafia fournit aux députés de la majorité le plus gros de leurs voix) doivent être retenues, il n'a pas semblé à Fernandez qu'elles étaient suffisantes. En regardant, par exemple, ce qui se passait sur une plage un jour d'été, en observant les garçons, les filles, les mères, les jeux et les soupirs d'une famille inconnue, il a cru comprendre, bien que la mafia n'e-t rien à voir dans ce tableau, que la vie quotidienne en Sicile, la forme des rapports humains, les modes de sentir et d'être, conduisaient aussi à la mafia. Bref, pour rendre compte des événements de Palerme, Fernandez les a passés au crible de la psychanalyse non moins qu'il ne les a soumis à l'épreuve du matérialisme historique.Encore ces mots font-ils trop savant. Il s'agit d'abord d'un voyage, d'une flânerie libre dans le dernier pays fascinant, absurde et loufoque d'une Europe tristement unifiée. Après tout, la mafia n'est peut-être pas si étrangère au génie italien qu'on le croit : si même elle n'était que l'expression fourvoyée de ce génie ? Mais au lecteur de juger, pièces en main : l'énigme n'a pas fini de soulever les controverses.Notes Biographiques : Dominique Fernandez, de l?Académie française, est l?auteur d?une euvre considérable par sa qualité et sa prolixité (une centaine de livres parus) qui lui a valu notamment le prix Médicis en 1974 pour Porporino ou les mystères de Naples, le prix Goncourt en 1982 pour Dans la main de l?Ange, le prix Charles-Oumont de la Fondation de France en 1986 pour L?Amour, le prix Prince Pierre de Monaco pour l?ensemble de son euvre en 1986, le prix Mediterranée et le prix Brancati en 1988 pour Le radeau de la Gorgone, le prix Lambda Literary aux USA en 2003 pour la traduction de L?amour qui n?ose dire son nom, Artet homosexualité, le prix François Mauriac et le grand prix Jean-Giono en 2009 pour Ramon.
Résumé : i Si l'homosexualité est universelle, rares sont les pays et les époques où elle a été reconnue officiellement : presque toujours et partout, c'est à peine si on l'a tolérée. Souvent proscrite, quelquefois persécutée, elle n'a pu s'exprimer qu'avec certaines précautions et sous forme déguisée. Le présent ouvrage s'attache à détecter ce qui n'est pas visible de prime abord. Si, pour certains artistes - Léonard de Vinci, Michel-Ange, Caravage, Francis Bacon, Mapplethorpe -, l'interprétation des ?uvres est relativement aisée, chez les autres, la pulsion homosexuelle se laisse découvrir plus subtilement. Parcourant les siècles - de l'Antiquité à nos jours - et les civilisations - Egypte, Inde, Grèce, Rome antique, Italie de la Renaissance, Chine, Japon, France, Etats-Unis, etc. -, Dominique Fernandez s'est fait l'historien de l'homosexualité en l'étudiant à travers les fresques, les peintures de vases, les tableaux, les photographies, les bas-reliefs, les statues, partout où l'amour, déjouant les interdits et empruntant la voie de la beauté, a osé dire son nom.
Résumé : La cité idéale du tsar Pierre le Grand a miraculeusement conservé, au cours de trois siècles d'une histoire mouvementée, les proportions qui font sa grandeur et son unicité. Fastes impériaux d'Elisabeth et de Catherine II, rigueur d'Alexandre Ier et de Nicolas III, révoltes de 1825 et de 1905, Révolution de 1917 : elle était alors la capitale politique de la Russie. Mais c'est aussi dans la capitale des arts et des magiques nuits blanches que nous entraîne un infatigable voyageur : Dominique Fernandez, curieux de l'histoire, mais aussi du présent et des lendemains de la pérestroïka.
Résumé : Un peintre français, Lucien, et sa compagne Maria, en vacances en Sicile, arrivent dans un port à l'écart des circuits touristiques. La beauté du lieu les amène, malgré les réticences de Maria, à acheter une maison rudimentaire au bord de la falaise. Lucien est fasciné par les Siciliens, leur pays, leurs coutumes, leurs superstitions, leur personnalité pittoresque et surprenante... Tandis que Maria est révulsée par l'éducation sévère infligée aux filles contrastant avec le laxisme de celle des garçons, les "crimes d'honneur" , l'absence de femmes sur les plages, l'intérêt malsain des hommes, appâtés par la blondeur de Maria... En face de la maison se trouve une ligne de partage entre deux mers. Et si là, devant l'un des plus beaux paysages du monde, une autre ligne, celle de la séparation, se dessinait au sein d'un couple, pourtant arrivé enjoué et uni ? Un roman subtil sur le lien amoureux, les mouvements souterrains de la personnalité, mais aussi une peinture foisonnante de la Sicile et de ses habitants. Ce livre est initialement paru sous le titre Où les eaux se partagent.
Un livre complet qui rend un hommage éblouissant à l'histoire et à la beauté de VeniseVenise, la ville aux cent soixante-dix-sept canaux et aux cent vingt-trois églises, celle même qu'on dit décadente depuis plus de deux siècles, contient pourtant toute la gaieté italienne. Une gaieté qui jaillit des tableaux de Giambattista Tiepolo, de la musique de Vivaldi, du théâtre de Carlo Goldoni, des aventures de Casanova. C'est le lieu de la dévotion aux sens, aux courbes féminines et masculines, mais aussi à l'esprit profondément républicain.Dominique Fernandez nous raconte le glorieux passé de la Sérénissime, née de la mer. Il décrit le développement de l'art, rappelle les navigateurs audacieux, dessine les contours de sa Venise personnelle en n'oubliant rien des lieux phares comme la place Saint-Marc, l'Accademia, les Zattere ou l'église San Zanipolo.Illustré par les splendides photographies de Ferrante Ferranti, cet ouvrage redonne ses couleurs à la " cité des Doges ", et révèle les mystères des Vénitiens.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.