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LA LIGNE DE FEU
FERGUSON TREVOR
SERPENT A PLUME
18,98 €
Épuisé
EAN :9782842612160
Ma mère n'a pas regardé passer ce train comme elle aimait le faire normalement. Cette fois-là elle s'est assise sur la voie, elle a regardé venir le convoi et la lumière des phares l'a hypnotisée comme un chevreuil. Le train a traversé en trombe le passage à niveau et ce bruit ou autre chose a réveillé l'homme qui était mon père. (...) Il n'a trouvé que des petits bouts de sa femme et des lambeaux de vêtements - pas tout son corps en entier. Et pendant qu'il cherchait il a trouvé l'enfant que le train avait expulsé de la matrice. Cet enfant était vivant et il pleurait. " Tout comme dans " Train d'enfer ", le monde à part et l'univers masculin que décrit Trevor Ferguson sont des mondes extrêmes où l'homme est face à lui-même, face à ses congénères et face à une nature hostile. Trevor Ferguson, en fils de pasteur, donne des accents bibliques à cette épopée majeure de la littérature canadienne.
Ferguson Trevor ; Fontaine Jacques ; Raoult Marie-
Être conçu par un corbeau, naître dans un marécage et faire ses premiers pas dans un asile de fous, voici une vie qui commence d'une bien drôle de façon ! Le jeune Sparrow, 6 ans, séparé de sa mère, se retrouve seul à Montréal. Sa vie aventureuse ne fait que commencer. Se faisant tour à tour terrassier, cambrioleur, homme d'affaires, Sparrow n'aura de cesse de vouloir retrouver sa mère et de découvrir qui manipule les fils de leur existence. Trevor Ferguson libère un imaginaire débridé et nous offre un fabuleux roman aux personnages fascinants.Auteur de six romans et reconnu par la critique comme un des principaux prosateurs de langue anglaise de sa génération, Trevor Ferguson vit dans la région de Montréal. En 1996, il a reçu le prix Hugh-MacLennan.
Onyx John, voyou dénué de tous scrupules, vit grand train dans le Maine avec sa maîtresse Oréo, une escort-girl de luxe. Villa, voiture de sport, voilier : la belle vie... Mais cet idyllique tableau s'altère à mesure qu'Onyx dévoile son passé et les circonstances tragiques qui l'ont poussé à la fuite. Traqué par le caïd Zoltan Tinodi, Onyx John se lance à la poursuite de son père, un pasteur illuminé féru d'alchimie, mystérieusement disparu. De Montréal aux Etats-Unis en passant par Amsterdam à l'occasion d'un obscur trafic de diamants, Trevor Ferguson nous conte les folles tribulations d'Onyx John et brosse, avec un humour débridé et une verve sans égale, un portrait des folles années 1960 où tout était encore possible.
De grandes émotions t'attendent avec la charge de l'éléphant, la fuite des zèbres et les lionceaux joueurs... À chaque page, un fantastique pop-up et une fiche-surprise à tirer de sa pochette pour tout savoir sur les animaux de la savane !
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.
Le viol de guerre, cet acte de barbarie, cette pratique sauvage et abjecte, est un crime contre l'humanité, " le crime des crimes " selon le Tribunal pénal international de l'ONU, le Mal absolu... La profanation des vagins est une arme de destruction massive des femmes et des fillettes par les nouveaux sauvages., Dans toutes les guerres oubliées de la planète, les vagins sont massacrés. Leur destruction est systématique, généralisée, planifiée... Les crimes sexuels de masse contre les femmes sèment le sida, les viols à grande échelle engendrant une contamination dévastatrice de cette " peste démographique "... Cette profanation est bien une nouvelle arme biologique de guerre. Mode opératoire de cette barbarie, le viol devient un " instrument de génocide ", une technique rustique d'extermination et de nettoyage ethnique. Des petites filles sont transformées en " poupées de sang "... Les nouveaux sauvages, les seigneurs de guerre, ces grands prédateurs sexuels, ces monstres pédophiles, bref ces seigneurs de vagins mènent des combats de lâches en s'attaquant à des femmes et des fillettes désarmées. Les conventions de Genève contre la torture, l'esclavage, les décisions récentes du Tribunal pénal international de l'ONU, sont tous les jours bafouées. Jamais autant de femmes et de fillettes n'ont été souillées... En toute impunité ! Le viol de guerre est devenu une redoutable arme d'humiliation massive des femmes et des peuples. Silence, on viole ! Silence, on tue ! Le Silence tue ! Y aurait-il un troisième sexe ? Les vagins oubliés des guerres oubliées...
Le roman du drame qui déchire actuellement la Côte-d'Ivoire (pays nommé Zamba) et, au-delà, tous les pays où la population est prise en otage, lorsque le régime politique est instable, prévaricateur, et que des soulèvements incessants opposent, jusqu'à la barbarie, les différentes factions. Tanella Boni nous raconte le calvaire vécu par la narratrice en butte aux tracasseries de la police parallèle et de son chef le machiavélique Arsène K qui, l'assignant à résidence durant neuf mois, mettra " son âme en grossesse ". L'occasion pour elle de réfléchir sur le cours de son existence et de se remémorer les grandes figures des femmes de sa famille. Celle de sa mère en particulier, qui endura le pire de la part de son père. Ce qu'elle-même ne voulut pas, incapable de continuer à aimer Timothée, cet homme à femmes, toujours absent, n'assumant rien de ses infidélités constantes. Une satire pleine d'humour, parfois féroce, de la société ivoirienne prisonnière de ses démons : la pauvreté, l'ethnicisation, la violence, l'ivresse du pouvoir, les enfants-soldats meurtriers, les différents visages des matins et des nuits de couvre-feu lorsque la mort décime à l'aveugle les familles.
Une grande partie de l'action se déroule dans une sorte d'abri souterrain abandonné, en banlieue de Moscou. Un groupe humain et social y évolue, privilégié au temps de l'URSS lorsqu'il savait se montrer docile, aujourd'hui, négligé, et livré à lui-même : les intellectuels. Les habitants du souterrain sont donc des écrivains, des peintres, des savants de renom qui n'ont plus leur place dans une Russie qui ne s'intéresse désormais qu'à l'argent. Une communauté " de survie " se crée ainsi, chacun essayant de renouer le fil rompu du temps et de sa propre existence. Personnages " cassés ", délirants, perdus dans des rêves - ou des cauchemars - où l'au-delà et l'ici-bas se confondent, les héros évoquent des ombres, prisonnières d'un éternel enfer. Le monde des morts et celui des vivants n'a pas de frontières précises, le temps " erre " avec les personnages qui passent sans transition d'une époque - historique ou littéraire - à l'autre.