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Thalassa. Psychanalyse des origines de la vie sexuelle précédé de Masculin et féminin
Ferenczi Sandor
PAYOT
8,65 €
Épuisé
EAN :9782228896153
Peut-on psychanalyser les faits biologiques? Comment utilisons-nous notre corps pour « matérialiser » des désirs refoulés? Est-il possible de faire parler un organe, un animal, un vestige paléontologique? De Thalassa (1924), Freud disait que c'était l'?uvre « la plus brillante et la plus profonde de la pensée de Ferenczi [...]. On y trouve la plus hardie, peut-être, des applications de la psychanalyse qui ait jamais été tentée. » Avec ce livre consacré à l'évolution de la génitalité, Sandor Ferenczi (1873-1933) tente ce que Freud n'eût jamais osé entreprendre: l'intégration de la biologie à la psychanalyse. Il nous met en présence de ce qui vit en nous obscurément, depuis la nuit des temps, de ce qui est inscrit dans notre corps, dans nos gestes, dans nos mythes. Ce texte est précédé de Masculin et féminin (1929), qui traite des différences sexuelles entre les hommes et les femmes.
Médecin psychiatre d'origine hongroise, Sandor Ferenczi (1873-1933) ne rencontra vraiment la psychanalyse qu'en 1907. Proche de Freud et pionnier de cette nouvelle thérapie, il exerça son talent d'analyste à Budapest où il eut comme patients Mélanie Klein et Ernest Jones. Les textes rassemblés dans ce premier volume des Oeuvres Complètes correspondent à la période où Ferenczi découvre la psychanalyse en même temps qu'il s'y engage, à la fois en théoricien (articles sur l'inconscient, la pédagogie, la philosophie) et en clinicien (articles sur l'éjaculation précoce, l'impuissance, la paranoïa...). Le génie analytique de Ferenczi fait très vite de lui un créateur : il invente l'"introjection" (Transfert et Introjection, 1909), notion qui sera reprise par Freud. Dans son style comme dans ses sujets de préoccupation, la pensée de Ferenczi est toujours originale et stimulante. Elle mérite d'être connue du point de vue de l'histoire de la psychanalyse mais aussi pour ses intuitions cliniques d'une extrême fécondité. --Emilio Balturi
Résumé : Avec la sensibilité particulière qu'il avait à l'égard des souffrances de l'enfant, Ferenczi n'a eu de cesse de retrouver, enfoui dans l'adulte, l'enfant blessé, traumatisé qu'il a été. Comment le ramener dans la séance ? Comment l'entendre ? Comment le traiter ? Si Freud a révélé la part de l'infantile toujours active dans la vie psychique de l'adulte, c'est bien Ferenczi qui a développé cette idée jusque dans ses aboutissements les plus ultimes, montrant combien ces parties infantiles ne cessent d'orienter et d'animer l'existence.
Pourquoi le nouveau-né, en buvant du lait, dévore-t-il ses ancêtres ? Comment notre corps s'est-il adapté pour pouvoir "matérialiser" des désirs refoulés, par exemple quand nous rougissons ? Nos organes ont-ils une "personnalité" ? Et nos pulsions, sont-elles des vestiges de l'évolution ? De Thalassa (1924), Freud disait que c'était "la plus hardie des applications de la psychanalyse qui ait jamais été tentée". Convoquant la biologie, l'histoire naturelle, l'embryologie, la physiologie à la lueur de la psychanalyse, Ferenczi propose en effet une plongée au plus profond de nous-mêmes, à la recherche d'un "inconscient biologique" qui survivrait en nous depuis la nuit des temps, inscrit dans notre corps et nos gestes, et qui se manifesterait dans certains cas, lorsque nous tombons malades, que nous faisons l'amour, ou que nous dormons.
Médecin psychiatre d'origine hongroise, Sandor Ferenczi (1873-1933) ne rencontra vraiment la psychanalyse qu'en 1907. Proche de Freud et pionnier de cette nouvelle thérapie, il exerça son talent d'analyste à Budapest où il eut comme patients Mélanie Klein et Ernest Jones. Les textes rassemblés dans ce premier volume des Oeuvres Complètes correspondent à la période où Ferenczi découvre la psychanalyse en même temps qu'il s'y engage, à la fois en théoricien (articles sur l'inconscient, la pédagogie, la philosophie) et en clinicien (articles sur l'éjaculation précoce, l'impuissance, la paranoïa...). Le génie analytique de Ferenczi fait très vite de lui un créateur : il invente l'"introjection" (Transfert et Introjection, 1909), notion qui sera reprise par Freud. Dans son style comme dans ses sujets de préoccupation, la pensée de Ferenczi est toujours originale et stimulante. Elle mérite d'être connue du point de vue de l'histoire de la psychanalyse mais aussi pour ses intuitions cliniques d'une extrême fécondité. --Emilio Balturi
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi