Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Oeuvres complètes Psychanalyse. Tome 2, 1913-1919
Ferenczi Sandor
PAYOT
38,00 €
Épuisé
EAN :9782228881548
Médecin psychiatre d'origine hongroise, Sandor Ferenczi (1873-1933) ne rencontra vraiment la psychanalyse qu'en 1907. Proche de Freud et pionnier de cette nouvelle thérapie, il exerça son talent d'analyste à Budapest où il eut comme patients Mélanie Klein et Ernest Jones. Les textes rassemblés dans ce premier volume des Oeuvres Complètes correspondent à la période où Ferenczi découvre la psychanalyse en même temps qu'il s'y engage, à la fois en théoricien (articles sur l'inconscient, la pédagogie, la philosophie) et en clinicien (articles sur l'éjaculation précoce, l'impuissance, la paranoïa...). Le génie analytique de Ferenczi fait très vite de lui un créateur : il invente l'"introjection" (Transfert et Introjection, 1909), notion qui sera reprise par Freud. Dans son style comme dans ses sujets de préoccupation, la pensée de Ferenczi est toujours originale et stimulante. Elle mérite d'être connue du point de vue de l'histoire de la psychanalyse mais aussi pour ses intuitions cliniques d'une extrême fécondité. --Emilio Balturi
Médecin psychiatre d'origine hongroise, Sandor Ferenczi (1873-1933) ne rencontra vraiment la psychanalyse qu'en 1907. Proche de Freud et pionnier de cette nouvelle thérapie, il exerça son talent d'analyste à Budapest où il eut comme patients Mélanie Klein et Ernest Jones. Les textes rassemblés dans ce premier volume des Oeuvres Complètes correspondent à la période où Ferenczi découvre la psychanalyse en même temps qu'il s'y engage, à la fois en théoricien (articles sur l'inconscient, la pédagogie, la philosophie) et en clinicien (articles sur l'éjaculation précoce, l'impuissance, la paranoïa...). Le génie analytique de Ferenczi fait très vite de lui un créateur : il invente l'"introjection" (Transfert et Introjection, 1909), notion qui sera reprise par Freud. Dans son style comme dans ses sujets de préoccupation, la pensée de Ferenczi est toujours originale et stimulante. Elle mérite d'être connue du point de vue de l'histoire de la psychanalyse mais aussi pour ses intuitions cliniques d'une extrême fécondité. --Emilio Balturi
Pourquoi le nouveau-né, en buvant du lait, dévore-t-il ses ancêtres ? Comment notre corps s'est-il adapté pour pouvoir "matérialiser" des désirs refoulés, par exemple quand nous rougissons ? Nos organes ont-ils une "personnalité" ? Et nos pulsions, sont-elles des vestiges de l'évolution ? De Thalassa (1924), Freud disait que c'était "la plus hardie des applications de la psychanalyse qui ait jamais été tentée". Convoquant la biologie, l'histoire naturelle, l'embryologie, la physiologie à la lueur de la psychanalyse, Ferenczi propose en effet une plongée au plus profond de nous-mêmes, à la recherche d'un "inconscient biologique" qui survivrait en nous depuis la nuit des temps, inscrit dans notre corps et nos gestes, et qui se manifesterait dans certains cas, lorsque nous tombons malades, que nous faisons l'amour, ou que nous dormons.
À l'origine du masochisme, Freud voyait la pulsion de mort ; Ferenczi, lui, voit un traumatisme précoce. " Afin de prescrire lui-même le rythme de la vie et de la mort et d'écarter l'angoisse, écrit-il, le sujet préfère aller de lui-même vers la souffrance. " C'est ce mouvement qu'il étudie, particulièrement chez l'enfant et chez la femme, et les lecteurs de Confusion de langue retrouveront ici la thématique de l'identification de la victime à l'agresseur. Mais Ferenczi va aussi plus loin et, conseillant de ne pas combattre la souffrance de front, de la laisser s'épuiser, d'y consentir, bref, d'accepter le déplaisir pour ne plus souffrir.Ce recueil comprend la plupart des écrits que Ferenczi a consacrés au masochisme, et notamment : " Le problème de l'affirmation de déplaisir ", " Du principe masculin et féminin dans la nature ", " Sur l'orgasme masochiste ", " Réflexions sur le plaisir de passivité ", " Du terrorisme de la souffrance ".
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer