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La paie du samedi
Fenoglio Beppe - Baccelli Monique
GALLIMARD
8,50 €
Épuisé
EAN :9782070785674
La paie du samedi a pour cadre historique les années de l'immédiat après-guerre et aborde le problème de la difficile réinsertion des partisans dans la vie civile. A travers la Résistance, le jeune Ettore a connu l'ivresse de l'aventure au milieu des dangers. Mais une fois l'ennemi vaincu, lorsque revient la paix, comment se résigner à la monotonie des jours ? Comment prendre le chemin de l'usine après la rude saison des embuscades et des combats ? Ettore cède aux mirages d'un substitut de vie guerrière et se joint à un groupe de forbans bien organisés. Ils parcourent le Piémont, se livrent à des trafics clandestins et exercent leur chantage sur des personnes compromises avec le régime déchu. Au bout de quelques mois, cependant, l'amour qu'il éprouve pour Vanda oblige Ettore à sortir de l'impasse dans laquelle il s'est engagé. Il s'apprête à donner congé aux rêves de sa jeunesse quand un stupide accident tranche net le récit La réadaptation aurait-elle été impossible, ou, plus largement, l'homme est-il, quoi qu'il fasse, soumis à un destin aveugle ? Ce n'est pas le moindre mérite de ce livre que d'être un document de l'histoire d'une génération , écrivait Italo Calvino en 1950, après avoir lu le manuscrit de La paie du samedi. Ce roman nous touche aujourd'hui par sa dimension d'éternelle humanité. On aimera aussi la frappe du style, sa vigoureuse concision.
L'embuscade, roman posthume achevé en 1958 et publié en 1978, s'inscrit dans la veine guerrière de Fenoglio. Il retrace un épisode, parfaitement circonscrit, de la guerre civile qui opposa, au cours de l'été 44, partisans badogliens et fascistes. La ville de Valla qu'il faut reprendre à l'occupant acquiert une valeur mythique pour le petit groupe de résistants qui se cache dans les collines de Langhe et vit une pesante attente, coupée de quelques combats meurtriers. Cette alternance de moments paroxystiques et de temps morts permet à l'auteur de camper, avec le talent qu'on lui connaît, des personnages contrastés, de provenances diverses, luttant également pour des raisons diverses.Bien qu'inachevé, ce roman n'offre aucun blanc, progresse par une suite de flash-back percutants et se referme harmonieusement sur lui-même.La précision et la sobriété stylistique propres à Fenoglio font de ce texte - dont il disait à son éditeur, en dépit de sa modestie : «Ou je me trompe, ou ce livre est d'un grand intérêt» - l'un des chefs-d'?uvre de la littérature contemporaine.
Résumé : Roman, autobiographie, témoignage et journal à la fois, La guerre sur les collines échappe à toute classification, parce qu'elle est une "somme". Inspirée à son auteur par l'expérience de la résistance italienne pendant la dernière guerre, elle a pour toile de fond les collines piémontaises des Langhe, et pour trame la lutte inégale que les partisans livrèrent aux Allemands et à leurs alliés fascistes pendant les années 1943-45. Le personnage central, Johnny, est un jeune intellectuel piémontais. Son désarroi, celui de toute une génération soumise au fascisme, sa révolte, sa perpétuelle inquiétude en même temps que sa lucidité caustique et amère en font un véritable héros de notre temps. Mais la beauté de ces pages posthumes tient sans doute avant tout à l'accord intime que Fenoglio est parvenu à établir entre l'expérience de la guerre et celle du langage. La guerre devient ici la matrice même d'un style et d'un ton. Ton extraordinairement contrasté, ouvert à une perpétuelle invention linguistique, brutal, raffiné, austère, comme si la guerre des hommes ne pouvait qu'engendrer la guerre des mots. La guerre sur les collines, sans conteste l'un des plus beaux livres de guerre jamais écrits, est aussi le récit d'une expérience intérieure, oeuvre complexe et secrète d'un très grand écrivain.
Résumé : "Résistant, comme poète, est un mot absolu" écrivit un jour Beppe Fenoglio, qui se rêvait soldat dans l'armée idéale de Cromwell, avec la Bible dans sa musette et son fusil en bandoulière et qui dut en partage affronter la sordide réalité du fascisme. Au croisement de l'autobiographie, du témoignage et de l'aventure romanesque, Le Printemps du guerrier, livre d'hommes et de paysages en guerre, relate avec une exigence morale sans faille et à travers les nobles yeux de Johnny - jeune recrue piémontaise - la déroute pathétique de l'armée royale italienne ; le gris-vert de l'occupation allemande et les rumeurs du débarquement allié ; Rome ville ouverte, Mussolini à Salò et le maquis pour la Résistance.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.