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La guerre sur les collines
Fenoglio Beppe
GALLIMARD
25,40 €
Épuisé
EAN :9782070280735
Roman, autobiographie, témoignage et journal à la fois, La guerre sur les collines échappe à toute classification, parce qu'elle est une "somme". Inspirée à son auteur par l'expérience de la résistance italienne pendant la dernière guerre, elle a pour toile de fond les collines piémontaises des Langhe, et pour trame la lutte inégale que les partisans livrèrent aux Allemands et à leurs alliés fascistes pendant les années 1943-45. Le personnage central, Johnny, est un jeune intellectuel piémontais. Son désarroi, celui de toute une génération soumise au fascisme, sa révolte, sa perpétuelle inquiétude en même temps que sa lucidité caustique et amère en font un véritable héros de notre temps. Mais la beauté de ces pages posthumes tient sans doute avant tout à l'accord intime que Fenoglio est parvenu à établir entre l'expérience de la guerre et celle du langage. La guerre devient ici la matrice même d'un style et d'un ton. Ton extraordinairement contrasté, ouvert à une perpétuelle invention linguistique, brutal, raffiné, austère, comme si la guerre des hommes ne pouvait qu'engendrer la guerre des mots. La guerre sur les collines, sans conteste l'un des plus beaux livres de guerre jamais écrits, est aussi le récit d'une expérience intérieure, oeuvre complexe et secrète d'un très grand écrivain.
BEPPE FENOGLIO (1922-1963) est né et a vécu à Albe, dans les Langhe, une région du Piémont. Après avoir été résistant, il travaille dans une entreprise viticole en même temps qu'il se consacre à son ?uvre. Souvent incompris de son vivant, il est aujourd'hui considéré comme un des plus grands écrivains italiens.Dans son Journal de l'année 1954, Fenoglio évoque, entre autres, sa vie quotidienne à Albe, sa passion de la traduction et sa dure condition d'écrivain. Avec les Epigrammes, Beppe Fenoglio exprime son désamour pour sa ville d'Albe, dominée selon lui par le pouvoir de l'argent et le culte de l'apparence, À la manière de Martial, Albe, sous sa plume, se transforme en une Rome en miniature.
Résumé : Premier récit partisan de Beppe Fenoglio, considéré comme l'un des écrivains les plus importants de la littérature italienne d'après- guerre, ce livre met en lumière l'importance de la résistance dans une Italie dominée par le fascisme pendant le 2e guerre mondiale. Marqué par la propre expérience de l'auteur, ce livre est le témoignage poignant de la violence des combats de l'époque et rappelle, dans un style direct, le caractère crucial de l'engagement partisan, qui acquiert ici une dimension universelle.
L'embuscade, roman posthume achevé en 1958 et publié en 1978, s'inscrit dans la veine guerrière de Fenoglio. Il retrace un épisode, parfaitement circonscrit, de la guerre civile qui opposa, au cours de l'été 44, partisans badogliens et fascistes. La ville de Valla qu'il faut reprendre à l'occupant acquiert une valeur mythique pour le petit groupe de résistants qui se cache dans les collines de Langhe et vit une pesante attente, coupée de quelques combats meurtriers. Cette alternance de moments paroxystiques et de temps morts permet à l'auteur de camper, avec le talent qu'on lui connaît, des personnages contrastés, de provenances diverses, luttant également pour des raisons diverses.Bien qu'inachevé, ce roman n'offre aucun blanc, progresse par une suite de flash-back percutants et se referme harmonieusement sur lui-même.La précision et la sobriété stylistique propres à Fenoglio font de ce texte - dont il disait à son éditeur, en dépit de sa modestie : «Ou je me trompe, ou ce livre est d'un grand intérêt» - l'un des chefs-d'?uvre de la littérature contemporaine.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.