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Femmes et positivismes
Labreure David ; Petit Annie
PU STRASBOURG
22,00 €
Épuisé
EAN :9782868207562
Au XIXe siècle les débats sur le rôle des femmes s'amplifient et nombreuses sont celles qui présentent des revendications nouvelles. Or, c'est aussi l'époque où le mouvement positiviste se construit et se développe. Les positions du fondateur, Auguste Comte, sont complexes et paradoxales. Dans sa vie, il s'est entouré de personnalités féminines marquantes ; dans sa philosophie, la question des femmes est un enjeu important, tout comme dans sa "religion de l'Humanité". De plus, certaines femmes ont joué un rôle important dans l'évolution du mouvement. Chez les disciples positivistes, dispersés par la suite entre différentes écoles, les débats restent vivaces : sur l'instruction des filles, le travail des femmes, leurs droits civiques, la possibilité du divorce, la conception du rôle maternel, etc. Des sympathisantes, également militantes féministes, ont même contribué à la diffusion du positivisme à l'étranger.
Du quartier du Palais-Royal à Montmartre, puis à Meudon, le Paris de Céline est aussi celui des fastes de la Belle Epoque, de la misère des banlieues sordides, de la médecine en dispensaire, de la bohème de l'entre-deux-guerres, des heures noires de la collaboration et enfin de l'ultime refuge en bord de Seine où l'écrivain maudit achève de sculpter sa légende. Ce ne sont pas les monuments ou les belles avenues qui nourrissent la verve célinienne, mais plutôt les faubourgs, le petit peuple, la rue au ras du pavé. L'écrivain y puise le matériau d'une comédie humaine qui fait écho à ses propres amertumes et frustrations et ne cesse de brosser le portrait ambivalent d'une ville qu'il rejette par bien des aspects mais dont il ne peut fondamentalement se passer.
Au XIXe siècle, nombreux sont ceux qui veulent réorganiser la société. Auguste Comte (1798-1857) fonde le positivisme comme prolongement socio-politique de la philosophie positive. A partir de penseurs comme C. H. Saint-Simon (1760-1825), Charles Fourier (1772-1837), Etienne Cabet (1788-1856), Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), etc., émergent des programmes sociaux divers, parfois dits "socialistes", dans les débats, combats et les efforts plus ou moins éphémères de réalisation. Cependant ces efforts sont souvent considérés comme des "utopies". Sont ici confrontés certains de ces programmes et tentatives pour en dégager les interrogations communes et transversales ainsi que les originalités.
Comment la pensée positiviste d'Auguste Comte a-t-elle transformé la théorie et la pratique littéraires françaises du xixe siècle ? Réponses avec les meilleurs spécialistes, notamment les historiennes Mona Ozouf et Michelle Perrot. L'ambition esthétique du positivisme d'Auguste Comte, élaboré dans le premier xixe siècle, a été peu étudiée. Pourtant, les débats sur la littérature et les arts ont été nombreux pendant le siècle durant lequel a duré ce mouvement. Certains des disciples de Comte ont cultivé les aspects esthético-philosophiques, tandis que d'autres s'en sont éloignés. Les adversaires du positivisme ont émis de virulentes critiques sur le sujet et des échos "positivistes" s'entendent dans bien des textes où se dit le souci de rompre avec le romantisme en se tournant vers le réalisme ou le naturalisme et dans les positions théoriques sur ce que la littérature doit être ou ne pas être. Cet ouvrage présente d'abord les conceptions littéraires des positivistes eux-mêmes. Puis sont étudiées la réception du ou des positivismes dans le monde littéraire et certaines des réactions de penseurs et écrivains du xixe siècle. Enfin, les deux historiennes Mona Ozouf et Michelle Perrot dialoguent sur deux grandes romancières, George Eliot et George Sand.