Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'esthétique verte. De la représentation à la présentation de la nature
Fel Loïc
CHAMP VALLON
25,50 €
Épuisé
EAN :9782876735170
L'histoire de notre relation à la nature suit l'évolution de ses modes de représentation par les sciences et les arts. Le changement des codes de cette représentation jalonne ainsi les progrès de notre compréhension du monde, depuis la maîtrise de la perspective et la naissance des sciences naturelles jusqu'aux avancées de la biologie et l'accès à l'infini petit. Cette appréhension de la nature est aujourd'hui mise à mal. Les insuffisances de la représentation sont telles que des crises environnementales majeures n'ont pas été anticipées : le changement climatique et l'érosion de la biodiversité, aux multiples conséquences en chaîne, échappent à nos représentations culturelles communes. Prenant justement en compte les relations entre les objets qui composent la nature pour comprendre ces crises de type systémique, l'écologie s'est détachée d'une représentation de la nature, une description de la nature, au profit d'une présentation qui explicite son fonctionnement. Cette nouvelle approche a largement inspiré des figures esthétiques nouvelles. Artistes, urbanistes ou designers relient maintenant esthétique et écologie par des réalisations concrètes : coulées vertes, installations éphémères en matériaux naturels, esthétisation directe des objets et des vivants, oeuvres in situ dans les espaces naturels, etc. Rassemblées sous la notion d'esthétique verte, ces expériences se rattachent au champ du savoir, de la technique et de l'aménagement du territoire. L'esthétique n'est donc plus décorellée de notre rapport quotidien au monde et elle traduit autant qu'elle accompagne le changement culturel en cours, celui de l'écologie. Il ne s'agit plus de représenter mais d'inter-agir, de présenter la nature et par-delà de se réconcilier avec elle.
Kansas, un été plus chaud qu'à l'ordinaire. Une décapotable rouge fonce sur l'Interstate. Du sang coule dans un abattoir désaffecté. Une présence terrifiante sort de l'ombre. Des adolescents veulent changer de vie. Des hurlements s'échappent d'une cave. Des rêves de gloire naissent, d'autres se brisent. La jeune Hayley se prépare pour un tournoi de golf en hommage à sa mère trop tôt disparue. Norma, seule avec ses trois enfants dans une maison perdue au milieu des champs, essaie tant bien que mal de maintenir l'équilibre familial. Quant à Tommy, dix-sept ans, il ne parvient à atténuer sa propre souffrance qu'en l'infligeant à d'autres... Tous trois se retrouvent piégés, chacun à sa manière, dans un engrenage infernal d'où ils tenteront par tous les moyens de s'extirper. Quitte à risquer le pire. Et il y a Helena... Jusqu'où une mère peut-elle aller pour protéger ses enfants lorsqu'ils commettent l'irréparable ? Après Les Loups à leur porte, Jeremy Fel aborde cette vertigineuse question dans une grande fresque virtuose aux allures de thriller psychologique.
L'Art est une démonstration dont la nature est la preuve " George Sand. Depuis plusieurs décennies, les artistes s'emparent d'enjeux sociétaux et environnementaux comme la transition écologique. Chacun à leur manière, ils alertent, mobilisent et explorent des solutions artistiques pour renouer avec la nature. Peinture, photographie, sculpture, architecture : à chaque discipline ses techniques et son pouvoir propre pour marquer l'imaginaire collectif et agir pour l'environnement.
Dès le prologue, on sait que la victime ne s’en sortira pas et qu’elle souffrira. L’histoire qui suit sera alors la succession des points de vue des principaux protagonistes sur ce qui a mené à ce meurtre sordide et qu’elles en seront les conséquences pour les proches. Mais avec Jérémy Fel, on ne peut se cantonner à un seul genre. Si, comme dans tout roman policier, il s’agit de trouver qui est l’assassin, l’auteur va sonder le fond de l’âme humaine et exposer les médiocrités et les bassesses qui s’y cachent. Et de nous demander si l'innocence existe vraiment.
Jean-Louis Fel est responsable de la communication d'une entreprise de travail temporaire pendant plusieurs années, il crée son propre cabinet, Vakom, en 1989 et conçoit la méthode OPR (Optimisation du Potentiel Relationnel) qu'il utilise dans toutes ses missions de conseil, recrutement et formation en entreprises. Il est également expert APM. Sylvie Baussier est titulaire d'un DEA de littérature multimédia, elle est successivement journaliste, éditrice d'encyclopédies grand public et enfin auteur de livres jeunesse et livres pratiques. En 2009, elle écrit Travailler en solo avec A. Journo-Durey, paru chez Albin Michel.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.