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Une famille de la petite bourgeoisie parisienne de Louis XIV à Louis XVIII. Les Gaugé et leurs allia
Fehrenbach Jérôme
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296039322
Ce livre est un formidable carottage dans la société parisienne du dix-huitième siècle. En auscultant plusieurs générations d'une famille située aux confins de la petite et de la moyenne bourgeoisie, il nous fournit un éclairage sur une dimension décisive de l'essor de la capitale : le rôle moteur d'une bourgeoisie marchande, éprise de représentation, consciente de la singularité de son statut, mais surtout pétrie du sens de l'effort, animée sans cesse du désir de bâtir, ou, le plus souvent, de la volonté de reconstruire inlassablement ce qu'ont anéanti la rigueur des partages successoraux ou les accidents de la vie. L'histoire de cette famille ordinaire nous permet de croiser les pas du claveciniste Couperin et, à travers les cousins qui sont au service des princes du sang, de percevoir dans le lointain le frémissement mondain des milieux de la cour. Des grands chantiers de bois des bords de la Seine à l'atelier de mode, de la boutique du barbier-perruquier à l'hôtel-restaurant, du commerce de quartier au grand négoce fluvial se révèle le dynamisme économique de la capitale dans ses multiples facettes. Manières de vivre, de se vêtir, lectures, références culturelles, façons d'apprendre, pratiques religieuses, interdépendances familiales, rien n'échappe à la curiosité de l'auteur, qui nous restitue avec gourmandise, à travers l'exemple de cette famille, un tableau particulièrement vivant du Paris des Lumières. . . Jérôme Fehrenbach, 37 ans, inspecteur des finances, est consultant en stratégie et en organisation. C'est sa passion pour l'Histoire qui lui a dicté ce livre, dans lequel il nous restitue également, en appendice, ses méthodes et ses conseils de recherche.
Résumé : La noblesse, le clergé et le tiers-état. Cette tripartition de l'Ancien Régime, jusqu'ici admise, est remise en cause par cette oeuvre magistrale de Jérôme Fehrenbach, que n'aurait d'ailleurs pas renié Fernand Braudel. Les " grands fermiers " auraient été aussi importants et auraient même constitué une classe à part et singulière. Avant la Révolution française s'intercale, entre propriétaires et travailleurs, cette classe moyenne avant la lettre. Ils ont, en un mot comme en cent, " tenu " économiquement la France pendant plus d'un siècle. Ils gèrent les campagnes, donnent du travail, sont les seuls en capacité d'injecter dans les grandes villes des tonnes de grain. Aussi à l'aise avec les grands qu'avec les petits, ces pragmatiques simples mais éduqués, organisés en clans, se faufilent à tous les étages de la société, contrôlent les leviers de pouvoir, se serrent les coudes, se coordonnent et pipent les marchés. L'iniquité du prélèvement féodal permet à ces apparents capitalistes de générer les marges de sécurité afin d'approvisionner les marchés et de prévenir les disettes. C'est ce territoire, ces exploitations, ces familles, cette France parfaitement méconnue, que Jérôme Fehrenbach étudie dans la première synthèse sur cette classe sociale oubliée.
La correspondance de deux jeunes couples - Amélie et Charles, Emma et Paul - durant "l'année terrible" révèle ici une véritable carte du tendre en temps de guerre, de séparation des coeurs et des corps. Ces lettres participent à une histoire des émotions et des sentiments au sein d'une famille de la bourgeoise industrielle catholique. Chronique de Paris sous le siège prussien de 1870-1871, ces échanges épistolaires évoquent l'inflation et le climat des affaires, les inventions gastronomiques sur fond de pénurie, les évènements militaires et politiques, les sorties et le cercle des amitiés, l'éducation des enfants, la souffrance de la séparation, l'espérance des retrouvailles. Neuf mois accrochés à l'espoir de nouvelles de leurs épouses réfugiées à Ostende, de lettres apportées en ballons montés aux "assiégés bien-aimés" : c'est le récit souvent ironique, toujours passionné, du combat entre l'angoisse de l'absence et la force persistante de l'affection conjugale et familiale .
La campagne de 1809, qui allait conduire à l'écrasement complet de l'Autriche, marque le faîte de la carrière de Legrand, l'un des meilleurs techniciens parmi les généraux de l'Empire, et des plus fortes personnalités de cette petite communauté de grands chefs militaires. Legrand a été l'artisan des jours de la gloire impériale. Le pari de Napoléon à Austerlitz a reposé sur sa capacité de résistance face à 40 000 Russes. Il sera, aussi, le compagnon de la déroute, permettant, en se sacrifiant avec ses hommes sur la rive droite de la Bérézina le 26 novembre 1812, à la Grande Armée débandée de trouver une issue au piège tendue par Wittgenstein. Cette biographie ne trace pas seulement la fresque d'une carrière, depuis un humble village de Picardie jusqu'aux fastes du faubourg Saint-Germain. Elle nous dépeint un général en action, au milieu de ses hommes, dans ses goûts et sa psychologie.
Inventeur de la démocratie chrétienne, précurseur de la doctrine sociale de l'Eglise, pionnier de l'attestation charitable et civile, Wilhelm von Ketteler fut un visionnaire. Voici la première biographie de l'homme pour qui le défi de la modernité ne pouvait aller sans la liberté de la foi. Figure phare du xixe siècle allemand, homme de pensée et d'action, Ketteler reformule, après le grand ébranlement européen, l'engagement évangélique au sein de la Cité. Tout au long de sa carrière, administrative puis épiscopale, il s'interroge de manière critique sur l'essor de l'Etat, la représentation divinisée de la souveraineté politique et la puissance de sécularisation de la bureaucratie. Pour ce théologien attentif aux signes du temps, le christianisme ne peut rechercher le pouvoir mais doit se constituer en contre-pouvoir. Si l'Eglise n'est pas de ce monde, elle ne saurait être indifférente au devenir du monde. Si son magistère est spirituel, elle ne saurait omettre l'espace public. Son rôle de contrepoids éthique n'en est dès lors que plus crucial. Il est en fait indispensable à ce que le politique n'enfreigne pas les droits fondamentaux et la dignité essentielle de chaque personne humaine. Libéral et conservateur, cet "immortel initiateur du catholicisme social" a ouvert une troisième voie entre révolution et réaction. D'où son étonnante actualité qu'illustre et que montre la somme biographique inégalée que voici. Historien, germaniste, essayiste, Jérôme Fehrenbach est par ailleurs inspecteur général des finances. On lui doit plusieurs monographies remarquées dont Jenny Marx, La tentation bourgeoise et Von Galen, un évêque contre Hitler.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.