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Le cas en controverse
Fédida Pierre ; Villa François
PUF
10,50 €
Épuisé
EAN :9782130500629
Freud falsificateur de sa propre entreprise par les cas qu'il a produits au commencement de la psychanalyse ? La controverse a été ouverte récemment par certains auteurs - notamment philosophes. En appelant ici le cas en controverse, nous n'invitons pas seulement à une controverse sur la référence au cas dans la psychanalyse mais à considérer qu'il est dans la nature et dans la fonction du cas de porter en lui-même la controverse. Le cas occupe une place fondatrice dans la constitution des pratiques théoriques et clinico-techniques en psychopathologie et dans la psychanalyse. Qu'appelle-t-on un cas et peut-on encore parler de " cas de psychanalyse " ? Que recherche-t-on au travers de la présentation d'un cas ? Quelles théories implicites sous-tendent les cas produits en " exemple " ? Comment le cas peut-il contribuer à la construction d'un champ théorique ? La vérité du cas est-elle la vérité de l'histoire d'un sujet ? Ces questions - parmi d'autres - sous-tendent les diverses contributions ici réunies. Au moment où l'accent est de plus en plus mis sur la compréhension clinique de l'individualité psychique et de son rôle dans la culture et dans la vie, la question du cas s'impose comme le champ d'une réflexion sollicitant la psychanalyse, la psychiatrie, la psychopathologie mais aussi les sciences du langage, l'histoire, le droit et l'anthropologie.
Résumé : " Qu'est-ce qui guérit dans la psychothérapie ? ", la question prend ici une forme naïve, pour interroger la psychanalyse sur son processus thérapeutique et sur la place qu'elle vient à donner aujourd'hui à la pratique psychothérapique. Le débat ouvert - entre psychanalystes - par ce Forum évite les réponses convenues sur la magie de la parole, sur le transfert, sur la levée du refoulement... Il prend appui sur l'expérience clinique de la résistance à la guérison et entraîne ainsi à de nouvelles élaborations tant techniques que théoriques qui ne sont pas sans questionner l'idée même de guérison. Et plutôt que de chercher à opposer psychanalyse et psychothérapie, les auteurs de ce volume se préoccupent de réévaluer la pratique psychothérapique à partir des transformations qui sont à l'?uvre dans le champ de la pensée psychanalytique contemporaine. Pierre Fédida
Résumé : Philosophes, scientifiques, juristes... font état de leurs recherches et de leurs interrogations face aux rapides mutations des sciences du vivant ; ces rencontres, les " Forum Diderot ", sont organisées régulièrement à l'Université Denis-Diderot - Paris VII par le Centre d'Etudes du Vivant et l'Association Diderot. La collection " Forum Diderot " donne accès aux débats dont elles ont été le théâtre ; chaque ouvrage permet ainsi d'entrer dans le vif de la question soulevée ; conçu comme un instrument de travail, il apporte en outre au lecteur les documents nécessaires pour soutenir et prolonger sa réflexion. Les progrès de la médecine ont permis d'allonger notablement la durée de la vie humaine, du moins dans les pays industriels développés. Ces progrès suscitent cependant des interrogations dont la charge d'angoisse est sans doute à la mesure de celle que provoquait naguère notre impuissance face au vieillissement. Ces questions mettent à l'épreuve la responsabilité des médecins au premier chef, mais aussi celle des familles et, de proche en proche, de toute la société ; elles renvoient toutes à une interrogation philosophique immémoriale dont notre langue fait briller l'équivoque : celle qui porte sur la fin de la vie. De fait, lorsqu'il s'agit de la vie humaine nul ne peut penser son terme sans engager toute une réflexion sur son but, donc sur son sens. Toute décision sur les procédures qui la prennent pour cible présuppose qu'on ait tenté de maîtriser les termes de cette première interrogation.
Résumé : Peut-on soigner sans risques ? La réponse est d'emblée négative ; pour autant, cette réalité n'est pas tragique. Depuis le début des années 1980, on a cherché à mieux connaître les performances de la médecine, on a ainsi mis en évidence les risques qu'elfe comporte. Cette réalité a entraîné de nouveaux questionnements auxquels tente de répondre cet ouvrage : en quoi consistent les risques en médecine, continent les prévenir et les limiter, comment, lorsque des soins sont nécessaires, permettre à un patient de prendre une décision en connaissance de cause ? Dominique Thouvenin
Résumé : Par où commence le corps humain ? La question inspirée par Georges Bataille entraîne ici à ce retour sur la régression. Cette notion - quelque peu tombée en désuétude chez les psychanalystes - est sans doute apparue à beaucoup comme trop empreinte d'évolutionnisme ou encore d'usage vulgarisé et désormais privé de pertinence technique et métapsychologique. C est alors ignorer la référence qu'elle constitue dans la compréhension de l'engendrement du cadre, notamment avec les patients réputés difficiles. Ce livre ne cherche pas à récapituler les théories de la régression. Il se donne pour projet d'interroger la vue de l'analyste dans la cure et ce qu'il en est de son côté, de sa propre capacité de régression à l'écoute de son patient. Dissymétrie sans doute : il n'en reste pas moins que la valeur accordée à la régression hallucinatoire transférentielle dépend des conditions de réception et de construction dont l'analyste dispose dans sa propre régression. Ces questions s'ouvrent nécessairement sur l'analyse de l'analyste et sur sa formation à la pratique analytique.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).