Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Par où commence le corps humain. Retour sur la régression
Fédida Pierre
PUF
12,50 €
Épuisé
EAN :9782130506805
Par où commence le corps humain ? La question inspirée par Georges Bataille entraîne ici à ce retour sur la régression. Cette notion - quelque peu tombée en désuétude chez les psychanalystes - est sans doute apparue à beaucoup comme trop empreinte d'évolutionnisme ou encore d'usage vulgarisé et désormais privé de pertinence technique et métapsychologique. C est alors ignorer la référence qu'elle constitue dans la compréhension de l'engendrement du cadre, notamment avec les patients réputés difficiles. Ce livre ne cherche pas à récapituler les théories de la régression. Il se donne pour projet d'interroger la vue de l'analyste dans la cure et ce qu'il en est de son côté, de sa propre capacité de régression à l'écoute de son patient. Dissymétrie sans doute : il n'en reste pas moins que la valeur accordée à la régression hallucinatoire transférentielle dépend des conditions de réception et de construction dont l'analyste dispose dans sa propre régression. Ces questions s'ouvrent nécessairement sur l'analyse de l'analyste et sur sa formation à la pratique analytique.
« Avec lhomme tandis que je lécoute, il me faut renoncer au regard. Il me faut accepter léloignement que son visage exige. Et cet éloignement entraîné et réglé par la parole qui parle ici est déjà le mouvement de la découverte dun site laction de cette parole qui le construit. Non seulement le renoncement ôte au regard la moindre prétention à se porter sur le visage, mais il impose le langage réservé au silence. Devenir létranger, cest cela. » « Devenir létranger »: cette formule définit, pour Pierre Fédida, la position singulière de lanalyste face à son patient position qui paradoxalement confine à une absence. Mais cest cette « absentisation » de la présence de la personne de lanalyste, et ainsi la formation de sa neutralité dans la cure, qui permet lavancée positive de cette dernière. En rappelant que labsence, expérience essentielle pour la psychanalyse, ne se réduit pas à la perte dun objet identifiable (un être aimé) ou à ses figures repérables (deuil, castration), mais quelle se niche également au cur du langage, cest à un véritable dépassement des stéréotypes conceptuels que lauteur nous invite, puisant continuellement dans les ressources de la poésie et des mythes.
La psychanalyse est, par essence, une expérience de l'absence. Absence à laquelle les psychanalystes s'empressent habituellement de donner une cause: l'objet perdu. Ou bien ils la réduisent à des figures repérablesla séparation, le deuil, la castration. Mais la moindre de nos "représentations" n'est-elle pas déjà la relique d'une absence? Tout ce que nous appelons psychisme est tissé par l'absence. Pierre Fédida interroge cette absence irréductible à un absent assignable et pourtant constitutive du sujet humain. Sa méditation porte principalement sur l'"écrire" et l'"entendre" du psychanalyste, sur la dépression et la mélancolie, sur le jeu et la métaphore, la dissymétrie et l'intervalle.
Résumé : Philosophes, scientifiques, juristes... font état de leurs recherches et de leurs interrogations face aux rapides mutations des sciences du vivant. Ces rencontres, les " Forum Diderot ", sont organisées régulièrement à l'Université Denis-Diderot - Paris 7 par le Centre d'Etudes du Vivant et l'Association Diderot. La collection " Forum Diderot " donne accès aux débats dont elles ont été le théâtre. Chaque ouvrage permet ainsi d'entrer dans le vif de la question soulevée. Conçu comme un instrument de travail, il apporte en outre au lecteur les documents nécessaires pour soutenir et prolonger sa réflexion. On pourrait indéfiniment gloser sur la " scientificité " des sciences humaines. Et le sujet ne manque pas d'incitation à l'esprit de dissertation. Pourtant la question ici posée revient à s'interroger sur une actualité en devenir des sciences de l'homme : les sciences humaines sont-elles au rendez-vous de cette actualité ? Car on peut soutenir que les sciences de l'homme procèdent de pratiques du savoir qui construisent patiemment leurs nouveaux objets dont la méthodologie et l'épistémologie locales n'ont guère à se préoccuper d'une conception générale - souvent académique - des sciences humaines. Alors on revendique un champ précis de recherches dont la fécondité se mesure aux transformations des idées d'" homme " et d'" humain " dans la culture. S'il est vrai que les sciences humaines restent encore dépendantes d'idéologies tout à fait repérables, ce qui revient aujourd'hui aux recherches spécialisées en histoire, en linguistique, en anthropologie, en psychologie ou en sociologie comporte des contributions essentielles à la réflexion sur un avenir de l'humain.
La psychanalyse est, par essence, une expérience de l'absence. Absence à laquelle les psychanalystes s'empressent habituellement de donner une cause: l'objet perdu. Ou bien ils la réduisent à des figures repérablesla séparation, le deuil, la castration. Mais la moindre de nos "représentations" n'est-elle pas déjà la relique d'une absence? Tout ce que nous appelons psychisme est tissé par l'absence. Pierre Fédida interroge cette absence irréductible à un absent assignable et pourtant constitutive du sujet humain. Sa méditation porte principalement sur l'"écrire" et l'"entendre" du psychanalyste, sur la dépression et la mélancolie, sur le jeu et la métaphore, la dissymétrie et l'intervalle.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.