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Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, 2e édition
Federici Silvia
ENTREMONDE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782940426379
L'auteur nous invite à réfléchir aux rapports d'exploitation et de domination, à la lumière des bouleversements introduits à l'issue du Moyen Âge. Un monde nouveau naissait, privatisant les biens autrefois collectifs, transformant les rapports de travail et les relations de genre. Ce nouveau monde, où des millions d'esclaves ont posé les fondations du capitalisme moderne, est aussi le résultat d'un asservissement systématique des femmes. Par la chasse aux sorcières et l'esclavage, la transition vers le capitalisme faisait de la modernité une affaire de discipline. Discipline des corps féminins dévolus à la reproduction, consumés sur les bûchers comme autant de signaux terrifiants, torturés pour laisser voir leur mécanique intime, anéantis socialement. Discipline des corps d'esclaves, servis à la machine sociale dans un formidable mouvement d'accaparement des ressources du Nouveau Monde pour la fortune de l'ancien. Silvia Federici (née en 1942 à Parme en Italie) est une universitaire américaine, enseignante et militante féministe radicale. Elle est professeure émérite et chercheuse à l'Université Hofstra à New York.
Silvia Federici, dont le nom a déjà un fort écho en France depuis le succès du volumineux "Caliban et la sorcière", propose ici une lecture inédite des rapports sociaux de domination, en faisant le choix de décentrer le regard par rapport aux domaines traditionnels de la critique sociale, à savoir le salariat et l'économie marchande. Bien informée par sa grande fresque historique de la chasse aux sorcières à l'aube du capitalisme, Federici voit dans la famille et le contrôle de la sexualité, de la natalité, de l'hygiène et des populations surnuméraires (exclus, migrants et migrantes), la véritable infrastructure de la sphère productive. Comment en effet faire tourner les usines sans les travailleurs bien vivants, nourris, blanchis, qui occupent la chaîne de montage ? Loin de se cantonner à donner à voir le travail invisible des femmes au sein du foyer, Federici met en avant la centralité du travail consistant à reproduire la société (sexualité, procréation, affectivité, éducation, domesticité) et historicise les initiatives disciplinaires des élites occidentales à l'égard des capacités reproductrices des hommes et des femmes. De ce fait, la lutte contre le sexisme n'exige pas tant l'égalité salariale entre hommes et femmes, ni même la fin de préjugés ou d'une discrimination, mais la réappropriation collective des moyens de la reproduction sociale, des lieux de vie aux lieux de consommation, ce qui ne va pas sans la fin du capitalisme et de la production privée - production et reproduction étant irréductiblement enchâssées. Ce livre constitue un essai court et percutant qui propose une lecture féministe, critique et exigeante de Marx, sans aucun pré-requis en philosophie ou sciences économiques ; cet essai permet en outre de saisir avec rigueur la scansion historique du capitalisme patriarcal, ou encore les débats au sein du mouvement ouvrier sur l'horizon stratégique du féminisme.
Federici Silvia ; Falquet Jules ; Nicolas-Teboul L
Résumé : Plus que jamais, "le corps" est aujourd'hui au centre des politiques radicales et institutionnelles. Mouvements féministes, anti-racistes, écologistes - tous considèrent le corps comme un terrain de confrontation avec l'Etat et un vecteur de pratiques sociales transformatrices. En parallèle, le corps est devenu un indicateur de la crise de reproduction qu'a produit le tournant néoliberal du capitalisme et de la montée de la répression institutionnelle et de la violence publique au niveau international. Dans cet ouvrage, Silvia Federici examine ces processus, en cherchant à les replacer dans le contexte historique de la transformation capitaliste du corps en une machine-à-travailler.
Silvia Federici présente une critique de la politique des communs dans une perspective féministe. De son vécu au Nigeria et de ses rencontres avec des militantes d'Amérique latine et du monde entier, Federici révèle les luttes quotidiennes des femmes contre la spoliation de leur terre, de leur logement et nourriture. De ses recherches historiques, elle compare les enclosures, qui ont permis la naissance du capitalisme par la destruction des communs et la prolétarisation des populations rurales, aux « nouvelles enclosures » au coeur de la phase actuelle d'accumulation capitaliste mondiale. Cet ouvrage soutient que les luttes autour de la reproduction sociale sont cruciales autant pour notre survie économique que pour la construction d'un monde libéré des hiérarchies et des divisions que le capital a implantées dans le corps du prolétariat international.
Résumé : Les luttes féministes et les luttes pour l'abolition du système pénal et de la prison sont souvent présentées, notamment en France, comme étant antagonistes. Ce livre vise à délier ce noeud en explorant les formes de protection que les femmes peuvent attendre du système pénal et en mettant en lumière comment celui-ci, et plus particulièrement la prison, affecte leur existence, qu'elles soient incarcérées ou qu'elles aient des proches en prison. Gwenola Ricordeau articule les analyses féministes et celles de l'abolitionnisme pénal et dénonce la faiblesse de la proposition politique des courants féministes qui promeuvent des réponses pénales aux violences contre les femmes. S'inscrivant dans la critique du " féminisme carcéral ", elle plaide pour des formes d'autonomisation du système pénal.
Biographie de l'auteur Ingénieur des ponts et chaussées jusqu'à l'âge de 45 ans, Georges Sorel (1847-1922) se consacra à la théorie marxiste à partir de l'Affaire Dreyfus et devint la figure de proue du syndicalisme révolutionnaire. Après avoir fréquenté les milieux monarchistes, il revint au communisme avec la guerre. On lui doit notamment : L'Avenir socialiste des syndicats (Librairie de l'Art social, 1898), Les Illusions du progrès, (Marcel Rivière, 1908) et Matériaux d'une théorie du prolétariat (Marcel Rivière, 1919).
Silvia Federici présente une critique de la politique des communs dans une perspective féministe. De son vécu au Nigeria et de ses rencontres avec des militantes d'Amérique latine et du monde entier, Federici révèle les luttes quotidiennes des femmes contre la spoliation de leur terre, de leur logement et nourriture. De ses recherches historiques, elle compare les enclosures, qui ont permis la naissance du capitalisme par la destruction des communs et la prolétarisation des populations rurales, aux « nouvelles enclosures » au coeur de la phase actuelle d'accumulation capitaliste mondiale. Cet ouvrage soutient que les luttes autour de la reproduction sociale sont cruciales autant pour notre survie économique que pour la construction d'un monde libéré des hiérarchies et des divisions que le capital a implantées dans le corps du prolétariat international.
Müller-Brockmann Josef ; Malherbet Pierre ; Passer
Résumé : Dans les années 1920 sont posées en Europe les bases d'une typographie objective et fonctionnelle pour la communication visuelle. Partout, les avant-gardes embrassent la modernité et bouleversent tous les domaines de la création. Cette révolution visuelle trouve un nouveau souffle à l'issue de la Seconde Guerre mondiale en Suisse dans le design graphique. Le projet de transformation sociale des avant-gardes laisse place à une communication publicitaire qui hérite de la rigueur et de la simplicité de ses précurseurs. Les praticiens du style suisse entreprennent une véritable croisade pour défendre ces principes. Ce livre en est la plus remarquable expression. Ce manuel publié pour la première fois en 1981 est devenu très rapidement incontournable. il explique comment concevoir des grilles de mise en page pour composer du texte et des images. Un chapitre est consacré à la grille dans l'espace tridimensionnel. Son auteur offre ici aux designers un instrument qui répond facilement aux problèmes rencontrés dans la conception graphique.
Fortunati Leopoldina ; Federici Silvia ; Thirion M
Dans les arcanes de la reproduction, Fortunati dévoile en filigrane une analyse marxiste hétérodoxe de la sphère de la production et de la reproduction de la force de travail dans le capitalisme. Elle montre que le processus de valorisation et d'accumulation du capital ne se limite pas au travail salarié mais affecte toutes les dimensions de la vie sociales et repose notamment sur le travail domestique et le travail du sexe, deux domaines principalement réservés aux femmes.