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Terre vaine
Fayez Aiat
POL
17,00 €
Épuisé
EAN :9782818014943
Suite à un incident qu'il ressent raciste, Davud F, étranger étudiant en France, décide de repartir provisoirement dans son pays natal. Il ne se fait aucune illusion sur ce départ. Il sait que choisir entre la France et son pays natal revient à choisir entre le mauvais et le pire. Il sait qu'en sachant cela, il se place d'emblée dans une posture infaillible: il fuit la France mais il n'attend rien du pays natal. Il arrive sur place à la veille d'une élection présidentielle. Dans un premier temps, il voit d'un oeil à la fois railleur et détaché l'engagement politique de ses compatriotes. Mais lui qui a toujours été apolitique devient progressivement, par la force des circonstances historiques, un jeune homme engagé. Et plus il participe aux manifestations, plus son engagement devient passionné. Dans la fièvre de l'un de ces rassemblements, il tombe à bras raccourcis sur un très jeune milicien qu'il blesse grièvement. Photographié, l'incident l'oblige à quitter clandestinement son pays. La France ne lui accorde pas l'asile. Il décide donc de la rejoindre caché dans un camion. Ne sachant que faire, une fois arrivé à Paris où sa chambre a été louée à quelqu'un d'autre, F prend le premier train pour le Sud. Il se retrouve à Biarritz dans la nuit. Il longe longuement l'océan. Il se dit que les Etats-Unis sont de l'autre côté de l'océan. Il a l'impression soudaine d'avoir trouvé la terre qui pourrait l'accueillir. Il se déshabille et entre dans l'eau noire. Il se met à nager vers les Etats-Unis.
Cette pièce (écrite dans le cadre d'une commande sur le thème du terrorisme) traite avec une légèreté comique et grinçante des grands enjeux de pouvoir et de la duplicité qui se cache derrière les empires financiers.
Résumé : Dans ce recueil, Aiat Fayez entrelace les thématiques essentielles de son oeuvre : l'exil et le deuil, la mémoire et la langue, l'étranger. Dans Place des Minorités, la représentation desdites minorités sur scène est abordée de front. Le même couple est dépeint à trois différentes périodes de sa vie : de l'allégresse en passant par le doute, jusqu'aux chancellements, quand l'un des partenaires, confronté au racisme latent qui s'exerce à son encontre dans le milieu théâtral, frise la paranoïa d'être persécuté. Au terme d'une longue recherche qui l'a mené dans différents pays d'Europe, le meilleur ami du narrateur du Monologue de l'exil se suicide. Qui était ce jeune homme en quête d'une "terre où vivre serait possible" ? Jusqu'où peut-on approcher la vérité d'un acte ? Aiat Fayez s'inscrit avec ce recueil dans la lignée des écrivains européens de l'exil, de leur tragique destinée et d'une quête de soi par l'écriture.
Les graffitis sont comme un cri muet." (Omar Fathi, graffeur, alias Picasso) La situation instable que connaît l'Egypte depuis 2011 a engendré une prise de parole populaire : la jeunesse s'est levée pour crier son mécontentement et sa révolte contre l'injustice et la corruption. Silencieux et pacifique, le street art est ici une expression artistique et politique. Les murs se parent de fresques engagées et de portraits des martyrs d'une révolution au sourire figé. Sur les murs du Caire les graffitis sont éphémères. Contrariant les autorités égyptiennes par leur spontanéité et leur imagination, ils sont rapidement effacés. Ce livre pérennise ces temps de révolte et constitue un témoignage poignant des révolutions arabes. C'est aussi le prolongement d'un documentaire qui y est encarté, un film tourné en mars 2013 dans les rues du Caire, alors que les manifestations battaient leur plein.
Résumé : Lors d'une discussion nocturne, un écrivain raconte son séjour au Bunker à une étudiante. Lieu d'attente et de crainte, les demandeurs d'asile y racontent leur épopée clandestine et ce qu'ils ont subi sur leur terre natale pour obtenir la protection d'un pays. Se dessine ainsi le parcours d'exilés mais aussi le fonctionnement d'une institution composée d'humains qui doivent décider d'une vie.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."