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La vie sociale à Dakar (1945-1960)
Faye Cheikh Faty
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782738498724
Dakar est cette métropole créée par le colonisateur à la fin du XXe siècle pour pouvoir administrer judicieusement le vaste ensemble territorial conquis dans l'ouest-africain. Son développement rapide n'a été que le résultat de facteurs divers et favorables. Lorsque le second conflit mondial éclate, logiquement sa participation est attendue anxieusement par les tenants du pouvoir républicain d'abord, vichyste ensuite et gaulliste plus tard. Particulièrement liée à ces turpitudes, elle envoie régulièrement hommes, produits alimentaires, sommes d'argent etc. pour aider sa métropole. Lorsque le conflit se termine, l'espoir du lendemain meilleur se dessine. Mais la quinzaine d'années qui suit reste marquée par des enjeux très importants sur les plans politique, économique, social, culturel, etc. Dans les choix imposés par le contexte l'ensemble, tout comme elle l'a fait pendant la guerre 1939-1945, la population dakaroise, dans ses composantes métropolitaine, européenne, libano-syrienne, cap-verdienne, métisse et plus particulièrement autochtone ne manque pas de prendre position sur des questions comme la citoyenneté, l'égalité des traitements, la fin du travail forcé, le statut de la femme, l'enfance abandonnée, la politique culturelle, le sort de l'école, la propriété de la terre, la sécurité, l'hygiène, le code du travail, la transparence du processus électoral, la bonne gestion de la municipalité, les orientations politiques déterminantes comme la loi-cadre, le référendum de septembre 1958, etc. Les groupes de pression ou " faiseurs d'opinion " sont nombreux et s'appuient, chacun sur des leviers spécifiques pour défendre ses propres positions. Aussi, au travers de ces réactions se distinguent des lignes plus ou moins nettes de démarcation, clivage, antagonisme, coopération, etc. à Dakar. Au résultat, c'est une transmission en douceur de témoin qui a lieu en 1960, date des indépendances africaines.
La seconde guerre mondiale bat son plein. Nous sommes sur la terre d'Afrique en cette aube du 1er décembre 1944. Quelque 1200 Tirailleurs sénégalais rapatriés ont osé présenter de légitimes revendications à leurs chefs blancs. Pour des raisons étroitement liées à la logique coloniale, pour toute réponse, ils reçoivent... des balles. Aujourd'hui, des tombes anonymes, au cimetière de Thiaroye, en terre sénégalaise, posent une série de questions. Par devoir de mémoire, nous devons à nos peuples d'apporter des réponses à ces interrogations fortes pour mieux asseoir, entre peuples, des relations solides de coopération dépouillées des oripeaux actuels.
Qu'est-ce que la philosophie ? A cette question répondait Heidegger en 1955 par une autre question : qu'est-ce que l'être ? Mais y a-t-il sens à répéter une énigme qui, à Athènes, revenait à demander : comment pense la pensée grecque ? En 1991, Deleuze répond par une réponse de Nietzsche : c'est le pouvoir de " créer des concepts ". Et ce serait un privilège " européen ". Mais à quoi répond cette création conceptuelle ? Ne trouve-t-elle pas ailleurs ce qui l'alimente et qui la brûle ? L'enquête commence par explorer ici le tout premier usage du mot philosophie, chez Héraclite. Et du terme philosophie, dans le Gorgias de Platon. Mais comment atteindre cette nappe narrative sous-jacente, voire l'histoire violente qui sont source et débat pour la philosophie ? Il ne s'agit pas de passer en revue le magasin des idées, qui remplirait la philosophie. Mais de tenter, comme sous vide, de trouver cette liberté. Qui cherche à dire plus vite, plus dense que la narration. Sa tentative voyage en des langues multiples. Elle passe par la philosophie arabe des Andalous et par la philosophie de la Chine. Davantage, - elle serait elle-même ce voyage ? Elle est l'apprentissage du mouvement qui permet toute transformation. " ... Sortir l'archive dans le mouvement même de sa formation, comme un discours se mêlant au mouvement même, dans la ligne de ce que Faye a fait... " Michel Foucault.
Les domaines fluviomarins du Sénégal ont été sévèrement endommagés par les déficits hydriques successifs depuis les années 1970. La salinisation qui s'en est suivie annihile les possibilités de mise en valeur des terres antérieurement agricoles mais favorise le développement d'activités d'exploitation et de commercialisation du sel. La dynamique saline est perçue dans ce livre comme une opportunité de développement territorial. Cette approche combine les manifestations physiques de la dynamique saline et de la variabilité climatique comme facteur de production du sel et les initiatives locales d'exploitation du sel comme forme d'appropriation des conséquences de ces dynamiques. L'aléa salinité constitue dès lors une contrainte que les populations du "haut-Saloum" transforment en opportunité économique : une forme d'adaptation/réponse qui a transformé le risque en ressource. Ce développement est à l'origine de véritables mutations, à la fois territoriales, sociales et économiques, qui se réalisent suivant des modalités très diverses : reconversion d'activité, émergences de pôles territoriaux, renforcement de noeuds de réseau routiers, amélioration des services sociaux de base, changement morphologique et typologique du bâti, etc. Cet ouvrage traite les conditions environnementales et sociales d'un terroir sahélien. Il cible de façon spécifique les dynamiques de développement territorial à travers la valorisation d'une potentialité et richesse identitaire et spécifique du "Haut Saloum" : le sel.
Soixante ans après l'indépendance, le Sénégal reste toujours sous la tutelle de la France. Cette tutelle est d'abord économique : 28 des 40 entreprises du CAC 40 opèrent au Sénégal ; 29 entreprises parmi les 100 premières du pays sont françaises ; et celles-ci représentent plus de 25% du produit intérieur brut du pays. Ce qui fait de la France la première entreprise du Sénégal. Cette tutelle est démontrée, explicitée puis ses mécanismes décrits grâce à une approche globale, factuelle et scientifique. La stratégie de l'Etat français ainsi que ses modes d'intervention diplomatiques, économiques et militaires pour exercer et pérenniser cette tutelle sont cernés et analysés.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.