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L'addiction aux certitudes. Ce qu?elle nous coûte et comment s?en sortir
Favre Daniel
YVES MICHEL
12,50 €
Épuisé
EAN :9782364290464
Extrait Extrait de l'introduction Périssent mes enfants plutôt que mes idées ! Jacques Dartan Quand Hitler parlait, un témoin dans les années 1930 en Allemagne... résistait : «J'aurais voulu sauter de joie, me fondre avec les autres, ne faire plus qu'un avec la foule, mais je n'y arrivais pas... Je n'entendais que des absurdités !» Cet exemple nous montre que la personne en question se sent partagée entre deux motivations non compatibles : le plaisir de se fondre dans la masse en ressentant une émotion agréable de toute puissance mais en immolant sa raison, ou bien la satisfaction de rester une personne qui conserve sa liberté de penser de manière autonome avec le plaisir de la liberté, mais aussi une frustration liée au sentiment de solitude. Un choix difficile ? Peut-être vous, lecteurs, vous êtes-vous, comme moi, posé la question : comment aurais-je réagi si j'avais été dans le stade de Nuremberg en 1936, au milieu de la foule qui acclamait son guide incarnant le slogan nazi : Ein Volk, Ein Reich, Ein Führer ! ? Est-ce si aisé, intellectuellement, affectivement, de reconnaître que nous avons adopté et fait nôtre une opinion ou une croyance ? Lors d'un échange dans notre laboratoire de didactique, un de mes collègues m'affirmait que la science élaborait des concepts, et que la religion manipulait des croyances. Sur quoi, je lui répliquai que le clivage ne se situait pas là. Il existe, en effet, de nombreux scientifiques de notre connaissance qui mobilisent «dogmatiquement» des croyances, mais sans les reconnaître comme telles, tandis qu'il peut exister des religieux qui, de manière «non dogmatique», peuvent se poser beaucoup de questions ; nous pouvions citer des personnes dans chaque cas. L'expérience montre que, chacun, nous pouvons comme dans cet exemple, nous attacher affectivement à une idée, que celle-ci relève du domaine de la physique, de la psychologie, de l'économie ou de la spiritualité. Dans ce cas, on est peu enclins à modifier cette idée et dans les cas extrêmes, nous sommes prêts à la défendre, quelquefois avec des injures quand on appartient à la communauté scientifique, les armes à la main, réelles ou symboliques, si on fait partie d'un groupement armé ou d'une secte fanatique. Cet attachement aux idées peut se manifester dans les moments les plus banaux de la vie quotidienne. Avez-vous déjà observé à table, par exemple lors d'un repas en famille ou avec des amis, comment, quand on aborde certains sujets, les amis ou les proches peuvent revêtir les formes de nos pires ennemis ? Comment peut-on en arriver à de tels dérapages, avec des conséquences parfois fâcheuses tant sur notre digestion que sur la qualité de nos relations ? Vous est-il arrivé par la suite de vous questionner sur ce qui avait bien pu se passer en vous, alors que vous aimez la femme, le mari, le parent, l'enfant ou l'ami(e), pour qu'un quart d'heure plus tôt vous ayez tellement envie de l'étrangler ?
Stark Daniel ; Jabet Maria ; Fowler Pete ; Favre A
Avec ces super paper toys chats, pas de poils de chats ni allergies !Découvre 12 des chats les plus cools au monde, dont certains sont déjA des stars d'internet comme Piano Cat, Maru et le chaton surpris ! Chaque modèle est prédécoupé et annoté. Ces Super Paper Toys Chats feront de parfaits petits compagnons A câliner. Le livre contient également un arbre A chat et des jouets que les chats en papier vont adorer. Un livre chat-rmant pour ronronner de plaisir !En bonus, des explications en vidéo, si besoin est, pour monter vos paper toys sans difficulté.
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Tout le monde s'accorde pour constater l'inadaptation du modèle traditionnel de l'enseignement au monde actuel. D'autres modèles existent, comme les pédagogies dites alternatives ou positives, qui ont fait leurs preuves depuis longtemps. Comment se fait-il alors que celles-ci ne soient pas plus appliquées ? La raison tient en ce qu'on tente de changer de paradigme... mais sans quitter l'ancien : on est d'accord pour " ne laisser personne au bord du chemin " , mais on continue de s'inquiéter " du programme à finir " . Cet ouvrage pointe ainsi 10 habitudes pédagogiques qu'il est urgent d'abandonner pour donner une chance de réussite au nouveau paradigme pédagogique dont notre société blessée a besoin. Ce paradigme, fondamentalement écologique, doit permettre à l'élève de se reconnecter avec l'ensemble de son environnement : avec les choses, avec ses semblables et avec la nature, c'est-à-dire avec la vie dans sa totalité et sa diversité. C'est à cette condition qu'une éducation redeviendra possible.
Pourquoi un ouvrage sur l'emprise ?? Ce phénomène, qui établit entre les humains une relation de dominant à dominé, touche préférentiellement des personnes peu armées pour s'en défendre, et en particulier les enfants. Cet ouvrage explore les différentes formes que peut prendre la relation d'emprise et les moyens de renforcer la capacité d'y résister. Celle-ci ne s'improvise pas et demande à être éduquée, et si possible dès l'enfance. Daniel Favre montre qu'elle passe par une reconnection avec soi-même à l'aide des Compétences psychosociales (CPS) auxquelles les enseignants devraient être formés pour y former à leur tour leurs élèves. Il partage avec Anne Leraille la préoccupation que ces CPS soient à portée véritablement émancipatrice tandis que Marie Tamarelle-Verhaeghe déplore que la vie scolaire, par le contrôle qu'elle exerce sur les élèves, encourage plutôt la déresponsabilisation, qui fait le lit de la soumission aux emprises. Maridjo Graner et Daniel Favre s'intéressent aux motivations, tant des dominants que des dominés, et reconnaissent l'importance de savoir les reconnaître en soi pour reprendre sa liberté de penser, "? s'autoréguler ? " et user d'esprit critique par rapport aux influences extérieures, comme celle dont s'inquiète Danièle Epstein, celle de l'emprise sur l'esprit des jeunes d'une idéologie individualiste et consumériste qui imprègne la société tout entière. François Soulard montre que la dépendance peut aussi s'installer dans les rapports d'Etat à Etat avec des conséquences au niveau éducatif. Nadine Gaudin et son équipe ainsi que Brigitte Liatard détaillent, chacune selon son expérience, la façon dont l'éducation permet aux jeunes de savoir s'affirmer sans chercher à dominer ni se soumettre, tandis que Bruno Robbes souligne le rôle d'une autorité qui soit éducative et non elle-même une emprise ou un refus de toute intervention. Dans leur diversité, qui reflète la complexité de ce sujet, les chapitres développent chacun un point de vue et des arguments qui ne font pas forcément consensus. Ils restent ouverts à la critique argumentée, dans un esprit d'objectivité qui définit l'esprit scientifique. L'ouvrage se termine par 9 propositions à expérimenter et par une urgence ? : repérer et neutraliser les injonctions paradoxales qui traversent notre société et inévitablement son Ecole. En nous affaiblissant, elles nous rendent vulnérables aux emprises.
Extrait de l'introduction«Entre moi et moi-même, il y a la nature.»Voici une science indisciplinée. Science car elle vous propose un savoir soumis à l'expérience, qui sera votre propre expérience. Indisciplinée car elle ne cherche pas à se placer dans l'une des catégories connue du savoir, mais les chevauche ensemble. Le savoir qu'elle recherche se situe à l'interface de l'histoire et de la philosophie, de l'ethnologie et des sciences cognitives, pour réunir certains des grands enjeux de notre époque: l'écologie - prise au sens large, avec son «objection de croissance»-et la spiritualité.Car au-delà des étiquettes collées derrière ces mots, n'y-a-t-il pas unité dans cet ensemble à première vue hétéroclite? Pour répondre à cette question, il faut déjà avoir conscience que ceux qui s'intéressent à l'un ou l'autre de ces thèmes font partie d'un véritable courant de pensée et d'action désirant un «changement de paradigme», selon les termes de l'éclaireur Edgard Morin.Pourquoi mettre en jonction l'écologie - décroissance ou sobriété comprises - et la spiritualité»? Je dois sans doute répondre par une digression via mon propre parcours. Dans mon apprentissage, j'ai vite été confrontée à un dilemme: entre la science et la conscience, il m'a fallu choisir. Comme si ces deux approches du réel n'étaient pas compatibles. La structure éducative et le poids social m'emportèrent vers la science de la matière, vers cette vision mathématique et physique du monde si convoitée. Mais j'ai vite reconnu que la science était limitée pour élucider le réel. Il m'a semblé que si elle décrivait bien une partie de la réalité matérielle, elle mettait de côté une autre réalité. Les démarches logique, synthétique et de libre pensée puisées dans la philosophie indienne m'ont montré qu'il était possible de dépasser cette opposition. Puis, engagée dans le milieu associatif sur les questions écologiques, j'ai constaté une autre limitation: celle de la science et de la politique pour élucider la crise écologique.L'approche de la nature des peuples indigènes m'a aussi semblé proposer une voie fascinante et j e leur ai consacré un livre, avec une analyse rationnelle de leurs savoirs, tout en cherchant secrètement à m'imprégner personnellement de cette sagesse. Je ne crois pas y être absolument parvenue. Car des obstacles m'empêchaient de la saisir en profondeur, de la faire mienne. Il me fallait me défaire de ce qui avait conduit la société dans laquelle je vivais à se mettre autant en retrait de la nature, et donc aussi en retrait d'une forme de spiritualité qui s'incarne dans le monde. La première étape a pour moi été de saisir le long chemin historique de rupture avec la nature mené par les peuples occidentaux. C'était la première condition pour mettre le doigt sur les obstacles qui m'empêchaient d'intégrer cette vision différente.J'ai rencontré bien des personnes cherchant leur propre voie. Beaucoup de questions se posent en effet dans cette tentative de mise en relation du spirituel et de l'écologisme. Le détachement spirituel n'implique-t-il pas paradoxalement un détachement du monde? La philosophie, la spiritualité, peuvent-elles servir la recherche de sortie de crise écologique? Inversement, comment cette crise écologique peut-elle s'inscrire dans la grande quête indéniablement humaine de spiritualité?
Aladin, jeune palestinien, trouve une vieille lampe à huile et se prend à rêver : et si elle était magique ? De fait elle contient une vieille amande rabougrie qu'il plante. Ce geste symbolique (et magique !) donne naissance à un jardin partagé, qui permet aux habitants du village d'améliorer leur quotidien tout en recréant du lien social et de l'espoir. Les " Incroyables comestibles de Gaza " (qui existent ndlr) se transforment en projet coopératif israélo-palestinien.
La protection de la biodiversité est un enjeu sociétal majeur. Cependant, l'Union Européenne échoue systématiquement à répondre aux objectifs qu'elle s'est fixés en la matière. Comment expliquer cela ? Quels sont les enjeux ? Et surtout comment y remédier ? Le modèle économique européen, qui porte le sceau de l'idéologie néolibérale, s'avère mortifère pour la biodiversité. Agriculture industrielle, dérives du "tout technologique" et mirages de la "bio"économie portent en germes des bouleversements écologiques sans précédent. Mais il n'y a pas de fatalité. La nature et les lois qui la régissent sont une source féconde d'inspiration. Atravers une analyse de sept mécanismes européens de destruction de la biodiversité, Inès Trépant jette des ponts entre le monde politique et le milieu naturaliste. Elle met en lumière l'urgence de décloisonner les politiques environnementales, agricoles, énergétiques, industrielles et commerciales en Europe, replaçant la biodiversité au coeur du projet économique européen. Un changement radical s'impose et des alternatives existent pour sortir du toujours "plus de croissance" et renouer avec la nature.
Cet ouvrage est dédié à une apiculture respectant le Vivant. En prenant soin des abeilles, nos compagnes solidaires, nos mères nourricières, qui pollinisent et harmonisent, et qui font le lien entre le Ciel et la Terre. Prendre peu de miel, laisser les prés sans fauche, éteindre son portable qui émet des ondes nocives pour elles, planter des fruitiers, des tilleuls, aubépines, des haies sauvages remplies de fleurs de lierre et de ronces. Rejoignez nous dans ce souffle doux qui nous fait sentir que nous sommes encore vivants et avec elles et toute la nature.