La Libre Pensée n'est pas une doctrine, c'est une méthode. Au Congrès de Rome de 1904, où fut élaborée la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat qui sera adoptée le 9 décembre 1905 en France, Ferdinand Buisson fait approuver cette définition : "La Libre Pensée n'est pas une doctrine : elle est une méthode, c'est-à-dire une manière de conduire sa pensée — et, par suite, son action... Cette méthode se caractérise... par un engagement général de rechercher la vérité en quelque sorte que ce soit, uniquement par les seules lumières de la raison et de l'expérience." Sébastien Faure dans son article "Libre Pensée", dans l'Encyclopédie anarchiste rajoutera : "La Libre Pensée est selon moi, la doctrine anarchiste appliquée aux croyances religieuses." Le professeur Gabriel Séailles a donné, au Congrès de Genève en 1902, la définition suivante : "La Libre Pensée n'exclut ni l'hypothèse, ni l'erreur ; elle est même par excellence la liberté de l'erreur ; car refuser à l'homme le droit de se tromper, c'est se croire naïvement en possession de la vérité absolue, se déclarer infaillible, se conférer à soi-même sa petite papauté. La Libre pensée est une méthode, elle n'est pas une doctrine." Les Editions libertaires, en partenariat avec la Fédération nationale de la Libre Pensée, publient à nouveau cet article encyclopédique, augmenté de commentaires actuels. C'est un voyage dans le temps et dans l'espace. On y voit la force intellectuelle de Sébastien Faure (1848-1942), un orateur déplaçant des milliers de personnes à chacune de ses conférences, défenseur immédiat du militaire Dreyfus, militant pour l'unité entre toutes les tribus libertaires, fondateur de La Ruche (1904-1917) qui a servi de modèle à l'école libertaire Bonaventure (1993-2001). C'est un régal pour l'esprit. A lire sans retenue.
Nul ne semble être allé aussi loin que Sébastien Faure pour construire une éducation qui soit à la mesure de l'homme, pour une école qui ne doit rien à personne : qui ne soit ni l'école chrétienne, l' "école du passé, organisée par l'Eglise et pour elle, organisé par l'Etat et pour lui" , mais une école organisée pour l'enfant "afin que cessant d'être le bien, la chose, la propriété de la religion ou de l'Etat, il s'appartienne à lui-même" . Grâce à lui, un vent de liberté soufflait pour les enfants en ce début de siècle. Il avait inventé un école qui ne devait rien à personne, qui s'autofinançait largement, une école vraiment libre de toute dépendance extérieure. La guerre de 1914 y mit fin ! ... Les idées pédagogiques de Sébastien Faure ont cependant gardé toute leur fraîcheur et méritent d'être mieux connues par tous ceux qui sont aujourd'hui insatisfaits du système d'enseignement actuel et pensent que d'autres expériences éducatives sont possibles.
Résumé : Cet ouvrage fait le point sur les connaissances fondamentales à acquérir en pharmacologie. Une première partie aborde le devenir du médicament dans l'organisme à travers des approches pharmacocinétiques et développe l'ensemble des réactions que l'organisme fait subir au médicament après son administration à travers ses différentes phases et selon les modèles expérimentaux reconnus. Une deuxième partie s'intéresse à l'étude des effets du médicament dans l'organisme à travers ses approches pharmacodynamiques : y sont décrits les types d'interactions, les modèles expérimentaux, les cibles pharmacologiques et la classification des médicaments en fonction de leurs mécanismes d'action. Enfin, une troisième partie présente l'étude des effets du médicament chez l'homme avec les rappels historiques indispensables, la réglementation actuelle, les effets indésirables et les moyens mis en ?uvre afin de les repérer et les prévenir. Chaque chapitre est rédigé suivant une structure systématique, claire et didactique comprenant la mention des prérequis indispensables et des objectifs à intégrer, des encadrés permettant de repérer rapidement les points essentiels à retenir, des schémas et tableaux pour synthétiser et fixer les connaissances et des exercices sous forme de QCM et QROC avec corrigés au sein de l'ouvrage pour s'autoévaluer. Des exercices en ligne sont proposés pour un entraînement complémentaire.
Résumé : Libre penseur, libertaire et anarchiste, Sébastien Faure nous livre ici un texte essentiel et intelligent prouvant que Dieu n'existe pas. 12 arguments impitoyables rédigés en 1908 mais qui conservent toute leur actualité en ce XXIème siècle. A lire impérativement.
Principal ouvrage de Sébastien Faure. Sébastien Faure (1858-1942) fut, avec Louise Michel, l'un des plus populaires orateurs du mouvement libertaire. Il fut à l'initiative de la célèbre Encyclopédie anarchiste et de la parution du journal Le libertaire. La Douleur universelle est l'un des principaux textes de l'auteur.
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ce deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc, qui, de ses années de formation à sa fin tragique, nous entraîne dans le moindre recoin de la vie et de l'oeuvre du jeune chansonnier et analyse son rapport à l'amour, à l'alcool, à la langue, dans son contexte socio-politique ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale, les rapports de police diligentés sur le poète, de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire... Le premier volume comprend le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons. On y découvrira ses chansons d'actualité ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites, un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique, un glossaire des termes du patois beauceron-solognot que Gaston Couté employait, ainsi qu'une discographie.
Résumé : Le vécu et l'engagement des femmes qui s'expriment dans ce livre évitent les clichés car leur "féminisme" repose sur la conviction que la meilleure relation entre hommes et femmes ne peut se fonder que sur l'égalité et le respect mutuel. Il est en effet impossible pour ces femmes de dissocier les idées des pratiques qui donnent sens à leur vie dans une région élargie - le Moyen-Orient - qui s'avère d'une importance clé pour l'avenir proche. De leurs témoignages, il ressort que la domination que subissent les femmes dans le monde n'a pas son origine dans la ou les religions. Qu'il soit chrétien, juif musulman ou autre, le système de croyances religieuses cautionne cette domination et l'instrumentalise à des fins politiques. Certaines ambiguïtés doctrinales des textes "sacrés" permettent également d'avancer l'idée que les religions pourraient s'adapter aux changements des relations entre les sexes. Il suffit d'observer la géométrie variable de la domination masculine selon les conjonctures sociales et politiques pour comprendre que la religion ne fait que refléter des relations de pouvoir tout à la fois socio-économiques et sexuelles. Ce livre est une reconnaissance des femmes qui luttent dans des conditions qui dépassent largement en gravité celles des Européennes. Pourtant la lutte est la même et, malgré une liberté apparente en "Occident", on ne peut prétendre être en avance dans la marche vers l'égalité.
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ainsi, les lecteurs trouveront-ils dans ce premier volume le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons, s'appuyant sur la remarquable et pionnière édition du Vent du ch'min préalablement parue en cinq volumes entre la fin 1975 et 1982. Ils y découvriront ses Chansons d'actualité, publiées dans La Guerre sociale, La Barricade et d'autres journaux ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites ; un solide appareil critique et un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique ; un glossaire s'appliquant au patois beauceron-solognot qu'il employait à l'envi ; et enfin, une discographie précise (liste des interprètes pour chaque chanson ? ils ont été plus de 180 à l'avoir chanté ou récité, de 1903 à l'heure actuelle). Le deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale ; les rapports de police diligentés vis-à-vis du poète ; de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire...
Fils de réfugiés espagnols, le nom de Franco a résonné dans mon corps d'enfant durant de longues années d'exil. Mais c'est uniquement au crépuscule de leur vie que mon père et ma mère ont accepté d'ouvrir leur mémoire au public. J'ai passé de longs mois à les écouter, écrire, lire et relire avec eux cette banale et en même temps extraordinaire épopée démarrée en 1933 dans un village de la province de Teruel, pour se terminer en 1945 dans le Berry. Ces témoignages de libertaires, acteurs et prisonniers de la tourmente de l'histoire, loin de s'inscrire dans un quelconque mythe fait ressurgir le vécu de gens simples qui n'ont jamais désespéré du combat pour la vie. On nous dira qu'il s'agit d'une vérité partiale et partielle sur la guerre d'Espagne et l'exil en France. Bien sûr. Il y a autant d'histoires que de subjectivités. Pourtant guidé par une rigueur intellectuelle partagée, nous n'avons rien édulcoré, rien caché des bonheurs et des déshonneurs d'une révolution ainsi que des infamies et des grandeurs d'une terre d'accueil… Ce travail en profondeur qui exhuma des sentiments enfouis sinon refoulés, exprimés avec des mots, souvent avec des soupirs, et parfois des larmes, transforma un récit familial en histoire chargée de valeurs humaines universelles.