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Contre les déserts médicaux. Les officiers de santé en France dans le premier XIXe siècle
Faure Olivier
RABELAIS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782869067530
Et si nos déserts médicaux n'étaient pas une fatalité ? Ils n'ont en effet pas toujours existé comme en témoigne le début du XIXe siècle. Entre 1803 et 1854, près de 20 000 jeunes gens embrassent la carrière d'officiers de santé, ces médecins de second ordre, formés de façon plus pratique, plus courte et moins coûteuse que les docteurs. Issus des classes modestes de la société villageoise et encouragés par l'administration, ils s'installent dans les villages de France délaissés. Vivant modestement, ils sont des omnipraticiens indispensables aux ruraux. Mais à partir du milieu du XIXe siècle, l'accès à la profession devient plus difficile, plus coûteux, le nombre de praticiens décline et les déserts médicaux réapparaissent. Outre la description de ces soignants méconnus et décriés, le livre fait découvrir une population rurale ouverte au changement ainsi que le pragmatisme des administrations locales, plus soucieuses d'accommoder le droit pour satisfaire les intérêts des populations plutôt que d'appliquer rigoureusement les règlements nationaux.
Peut-on encore faire de l'histoire sociale ? Dans cet essai alerte et incisif, Olivier Faure ouvre le débat : il démontre à quel point l'histoire culturelle a progressivement pris l'ascendant sur les méthodes et la démarche de l'histoire sociale. Ce texte se veut un plaidoyer pour une histoire qui mette au premier plan les conditions concrètes dans lesquelles vivent les individus et les groupes. Il invite ainsi à multiplier les échelles et à utiliser des concepts issus de la sociologie, tout en remettant en cause certaines idées reçues (l'exode rural, l'existence de classes homogènes...). Un petit ouvrage utile pour guider tous ceux et celles qui s'intéressent à l'histoire, dans le choix de leur sujet de recherche, de leur problématique et de leur méthode.
Pour la première fois dans l'histoire de la BD, la politique nous est racontée de l'intérieur par l'un de ses acteurs. Tout commence le 29 mai 2005 quand la France dit non au traité constitutionnel européen. Ce jour-là, la campagne pour la désignation du candidat PS à la présidentielle démarre vraiment. Ce jour-là, Olivier Faure, directeur adjoint du cabinet de François Hollande, se met à " croquer " ses camarades socialistes. De l'irruption de Ségolène Royal à sa victoire devant les militants le 16 novembre 2006, rien ne manque. Entrez dans les coulisses de Solférino et découvrez les clefs de la campagne du PS pour la présidentielle.
Résumé : Ils ont trente-quarante ans et le c?ur à gauche. De leur génération on a trop dit qu'elle était apolitique, nourrie de réalisme et peu préoccupée par les questions idéologiques. Aujourd'hui, arrivés à l'âge des responsabilités, ils prennent la parole pour affirmer leur engagement. Ce livre collectif, écrit par des hauts fonctionnaires, des chercheurs et des militants, aborde les débats qui traversent la société et apporte des propositions novatrices et constructives sur des sujets trop souvent considérés comme secondaires par la classe politique. Mondialisation, pari européen, environnement, Internet, PACS et nouvelles familles, clonage et OGM, discriminations, droit à l'éducation... Avec audace et enthousiasme, les auteurs interpellent ceux qui désespèrent de la politique et ceux qui aspirent à diriger la France demain. Pour animer et renouveler enfin un débat politique mené depuis trop longtemps par les mêmes acteurs...
Chirurgien-accoucheur et professeur à l'école de médecine de Lyon, Fleury Imbert fut une personnalité intellectuelle et militante tout à fait originale. Disciple direct et héritier du fondateur de la phrénologie, Franz Joseph Gall, Imbert n'hésita pas à critiquer la pratique de la Société de phrénologie de Paris. Fouriériste après avoir été saint-simonien, il ne fut pas le leader local du mouvement mais un adhérent original et critique. Fleury Imbert est l'auteur d'une doctrine médicale qui ramène la santé, la maladie et la médecine à la connaissance du système nerveux (encéphale, moelle, nerfs). Il est également l'inventeur d'une "physiologie de l'histoire" dans laquelle il distingue trois phases dans l'évolution de l'humanité (barbarie, christianisme, raison) en se fondant sur le schéma phrénologiste, et prédisait, comme Fourier, l'entrée de l'espèce humaine dans l'âge de l'harmonie. De sa vie intime à sa carrière médicale en passant par son oeuvre et son engagement, ce livre lève le voile sur un médecin largement méconnu, qui certes ne fut pas un des disciples de théories en vogue, mais qui se considérait bien comme un prophète annonçant une science nouvelle et des temps heureux.
Résumé : Le banquet est une activité représentative des valeurs de l'élite gréco-romaine du IIe siècle apr. J.-C. Il symbolise l'otium (loisir) et la paideia (culture). Le banquet était déjà le cadre de la transmission des normes comportementales et des valeurs de l'élite à l'époque archaïque, en Grèce, par l'entremise des poèmes épiques et lyriques et par l'observation des pratiques des Anciens. A partir du IVe siècle av. J.-C., dans les écoles de philosophie, les manuels de bienséance concourent également à la formation des futures élites politiques et intellectuelles de la Grèce ancienne. A leur époque, Plutarque de Chéronée, Lucien de Samosate et Athénée de Naucratis, par [entremise du banquet littéraire, participent, à leur manière, à la diffusion des connaissances et des bonnes manières. Ils réfléchissent aux manières de table contemporaines en convoquant les autorités littéraires appartenant au passé. Souvent, ils mettent en avant une dégradation des moeurs, faisant preuve d'un préjugé, d'une observation inverse à celle de Norbert Elias pour l'Europe moderne. La thèse du sociologue Elias sur le processus évolutif des bonnes moeurs n'est pas opérante pour [étude des mondes anciens. Au IIe siècle apr. J.-C., à l'époque de l'Empire, les élites grecques et romaines partagent les mêmes loisirs et les mêmes référents culturels. Les banquets grec et romain s'unissent pour former une seule et même institution, un banquet gréco-romain participant à la définition identitaire des élites de l'Empire, comme peuvent l'attester l'apparition de triclinia dans le monde grec et l'introduction de l'épouse grecque au banquet.
Ce livre est un voyage à travers l'ivresse et l'ivrognerie dans la France d'Ancien Régime tous ceux que Diderot appelle avec humour les "inspirés de la gourde" sont présents. C'est aussi une innovation : c'est le premier livre à proposer une analyse historique rigoureuse et systématique de ce phénomène culturel. C'est une oeuvre d'histoire culturelle au sens large. Elle a une vocation d'histoire totale puisque les points de vue politiques, religieux, judiciaires, économiques, sociaux et culturels y sont analysés tant à l'échelle du royaume qu'à l'échelle locale. Cette analyse historique de l'ivresse et de l'ivrognerie met en évidence que les oppositions religieuse, politique, morale, économique et médicale qui se développent en France du XVIe au XVIIIe siècle ne parviennent pas à lutter efficacement contre l'ivresse dans le pays. Une "culture de l'enivrement" imbibe fortement l'ensemble du corps social, de la tête aux membres, des élites au peuple. Les oppositions s'avèrent pragmatiques et marquées par le compromis. L'opposition religieuse et politique directe n'est qu'illusoire et l'émergence d'une opposition morale, économique et médicale ne permet pas de résoudre davantage le problème. Une réflexion de Jean-Jacques Rousseau résume bien le positionnement adopté face à l'enivrement : "ne cherchons point la chimère de la perfection mais le mieux possible".
Résumé : Dans une région bien délimitée, la légation de Bologne et le duché de Milan, à la même époque, autour des années 1580, trois artistes, Vincenzo Campe, Bartolomeo Passerotti et Annibale Carracci, vont se mettre à peindre un nouveau type de représentations, ce que l'on nommera a posteriori des scènes de genre. Une simultanéité étonnante, d'autant plus que ces nouvelles peintures ont une autre caractéristique commune : elles représentent toutes des personnages aux gestes et aux formes d'action dictés par la présence de la nourriture. Comprendre le rôle de l'aliment dans l'émergence même de la peinture de genre en Italie est ce à quoi s'attache ce livre. D'Anvers à Bologne et Crémone, des tableaux de boucherie à la littérature macaronique de Folengo, du musée d'Ulisse Aldrovandi aux écrits des diététiciens italiens de l'époque, des Zanni de la Commedia dell'arte à la figure emblématique de la Cula, ce texte analyse les liens entre peinture et nourriture, mis en perspective dans la culture italienne du Cinquecento. Basé sur un riche corpus iconographique et un ensemble de textes artistiques, ce livre tire son originalité de l'exploitation de toute une production littéraire et théâtrale de la Renaissance ayant trait à la nourriture, mais aussi de traités de diététiques, de livres de cuisine et de textes relatifs à la théorie des humeurs. Au croisement de l'anthropologie et de l'histoire de l'art, ce travail de recherche éclaire l'apparition de la peinture de genre en Italie par l'analyse des motifs alimentaires qui y sont représentés. Chargée à la fois de significations traditionnelles et de sens nouveaux, la nourriture représentée génère, de toute évidence, un dispositif créateur organisant ces peintures de genre.
Le tubercule d'origine andine qui conquiert l'Europe par petites étapes à partir du XVIe siècle est devenu si commun qu'il est parfois décrit à l'aide d'images stéréotypées. Ce livre entend souligner qu'il est bien autre chose, par la richesse des approches qu'a fait naître un colloque international et pluridisciplinaire entièrement dédié à la pomme de terre, organisé et publié grâce au soutien du CNIPT. La publication des actes propose un renouvellement historiographique important, par les thématiques qui sont envisagées, les espaces abordés et les périodes chronologiques considérées. Le lecteur trouvera ainsi réunies des communications sur les Amériques, l'Europe et l'Asie. Pour comprendre sa diffusion, les voies de cette innovation alimentaire et l'évolution des formes de sa consommation, plusieurs champs ont été mobilisés. L'histoire rurale et l'histoire urbaine, l'histoire économique et l'histoire des techniques ou encore l'histoire alimentaire sont convoquées dans leurs approches pluriculturelles. L'économie d'une filière et la géographie d'une culture devenue aujourd'hui celle du quatrième produit alimentaire mondial apparaissent dans toute leur ampleur. Enrichi de l'ajout d'un CD audit pour inclure une belle sélection de chansons dédiées à la pomme de terre, l'ouvrage permet donc de dépasser la simple étude d'une ressource potagère et d'une industrie agro-alimentaire. On y retrouve la présence de la pomme de terre dans des millions d'assiettes, chaque jour, à travers le monde.