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La grandeur de Bach. L'amour de la musique en France au XIXème siècle
Fauquet Joël-Marie ; Hennion Antoine
FAYARD
26,95 €
Épuisé
EAN :9782213606675
Comment penser la grandeur de Bach ? Quelle part donner au travail de transformation continue qui s'est emparé de lui et de son oeuvre et en a fait à la fois l'outil et l'objet de notre amour de la musique ? Pour répondre à une telle question, on ne peut se contenter d'étudier la "réception" de l'oeuvre du musicien, ni d'entreprendre la critique du culte qui lui est rendu. Car on constate que la musique de Bach ne cesse de changer, tandis qu'inversement, c'est toute la musique que Bach sert à redéfinir. Tout le long du XIXe siècle, on assiste à la formation commune d'une nouvelle façon d'aimer la musique et d'un répertoire de chefs-d'oeuvre capables de répondre à un tel format du goût. Pour analyser cette grandeur, la méthode des auteurs a consisté à se placer délibérément dans une position intermédiaire, entre le culte musicologiste et le constructivisme social, dans un autre pays que l'Allemagne, durant la période qui va de 1800, quand l'oeuvre de Bach commence à être publié, à 1885, bicentenaire de la naissance du musicien. La grandeur de Bach, c'est tout d'abord le zèle du premier cercle des usagers qui, de Chopin à Alkan, de Gounod à Saint-Saëns, de Liszt à Franck, s'attellent à faire aimer la musique du Cantor en la jouant, en la transcrivant, en la paraphrasant, tandis que biographies et anecdotes contribuent à dessiner la figure de l'artiste "surnaturel" , du virtuose, du savant et du saint... Un répertoire, principalement instrumental, se met en place, des morceaux emblématiques, véritables "tubes" , contribuent à populariser sa musique : l' "Air de la Pentecôte" , le premier prélude du Clavier bien tempéré transformé en Ave Maria par Gounod, tel morceau de La Passion selon saint Matthieu exécutée au Panthéon... Ces divers éléments montrent d'abord la façon dont, durant le XIXe siècle en France, Bach devient musique : il n'est plus seulement une référence, un maître ancien, une statue de commandeur à l'ombre de laquelle faire la musique du temps présent, il devient lui-même un auteur "contemporain" . Ils montrent aussi que c'est la musique qui devient Bach, qui se réorganise autour de lui (et de quelques autres, comme Beethoven), en prenant appui sur sa production. Car Bach n'intègre pas un univers tout fait : il le produit en partie, à travers l'invention d'un nouveau goût pour la musique. Directeur de recherche au CNRS en musicologie, Joël-Marie Fauquet est l'auteur d'un César Franck (Prix de l'académie Charles Cros). Sociologue, Antoine Hennion est l'auteur de La passion musicale. Il est directeur du Centre de sociologie de l'Innovation à l'Ecole des Mines de Paris.
Le premier dictionnaire consacré à la musique en France au XIXe siècle s'inscrit dans une conception nouvelle qui envisage la vie musicale sous tous ses aspects, dans la perspective de l'histoire culturelle. Il prend en compte les médiations qui, au niveau d'un instrument, d'une pratique, d'un public, d'un lieu, sont les conditions mêmes de l'oeuvre musicale. L'approche n'est donc pas seulement musicologique. Elle est aussi sociologique. Cette orientation détermine la structure de l'ouvrage: 1º les acteurs (compositeurs, librettistes, amateurs, chanteurs, instrumentistes, directeurs de théâtre, public, critiques, etc) 2º les oeuvres (réception, signification et influence esthétiques, etc.) 3º les matières (édition musicale, organologie, théorie, esthétique, iconologie, etc.) 4º les concepts ou notions (style ancien, romantisme, wagnérisme, politique musicale, etc.) 5º les genres (chanson, opéra, danse, etc.) 6º les lieux (salles et théâtres parisiens, rues, kiosques, villes et régions) 7º les institutions (Opéra, Conservatoire, sociétés de concerts, sociétés chorales, etc.) Soit un total de près de 3.000 entrées activées par de nombreux renvois. On trouvera en annexe du Dictionnaire de la Musique en France au XIXe siècle, la première liste exhaustive de la presse musicale en F. ainsi qu'un thesaurus des articles classés par matières. L'ouvrage comprend de nombreux tableaux, et une iconographie en partie inédite. Il regroupe 200 collaborateurs français et étrangers. Pour qui et par qui est faite la musique à Paris et dans la province française au XIXe siècle? Comment les Français l'ont-ils perçue? Quel accueil ont-ils réservé à la musique venue d'Allemagne ou d'Italie? Quelle évolution peut-on observer dans le comportement et les goûts du public? Quels rapports ont existé entre la musique et les autres arts, notamment la peinture? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce premier Dictionnaire de la Musique en France au XIXe siècle répond dans une optique pluridisciplinaire.
Résumé : Pour avoir été longtemps désigné sous le qualificatif à résonance métaphysique de " Pater seraphicus " ou sous celui plus familier de " le père Franck ", le compositeur des Béatitudes revêtit jusqu'à nos jours l'image saint-sulpicienne d'un créateur joignant la douceur de l'ange à l'aura du chef de file. Un mythe Franck allait naître, entretenu par certains de ses disciples les plus zélés, Vincent d'Indy en tête, mythe qui contribua à fausser tout autant l'approche de l'homme que l'appréciation de son ?uvre et de sa prétendue modernité. A cette vision idéalisée d'un musicien qui, tirant les leçons du passé, joua assurément un rôle majeur dans le renouveau de la musique française à la fin du XIXe siècle, succéda la controverse puis l'indifférence. Devant ce qu'on peut qualifier de " cas Franck ", une biographie critique s'imposait, rétablissant les faits, écartant les légendes et revisitant l'?uvre dans sa totalité, moins sur un plan strictement analytique que comme reflet de la sensibilité de l'époque. Fruit de recherches considérables sur le compositeur comme sur le XIXe siècle en général, ce livre rend compte, avec un regard neuf, de l'homme et de sa grande part d'ombre, du pianiste prodige débarquant de sa Wallonie natale dans le Paris de Balzac sous la coupe d'un père tyrannique, de l'organiste novateur titulaire de la toute neuve tribune de Sainte-Clotilde, du compositeur conquérant au long d'une lente maturation sa pleine puissance créatrice, du pédagogue à l'immense rayonnement, avec en toile de fond un environnement social, culturel, politique et religieux en pleine mutation. Complété par un appareil d'annexes de grand intérêt, cet ouvrage, en confrontant mythe et réalité du personnage, tente de dépoussiérer la statue d'un des pionniers du renouveau musical français.
Le titre Valeur de notes recouvre un choix autocritique et autobiographique de textes qui recouvrent deux siècles de musique française depuis la Révolution française jusqu'à son bicentenaire. Ce bilan ou somme de réflexions a "valeur de notes", compte tenu de la connaissance, toujours accrue, sans cesse renouvelée des sujets traités. En raison des circonstances qui les firent naître, ces textes ont aussi valeur de témoignages. Quinze en tout, également répartis sur deux siècles. Les cinq premiers traitent de la Révolution dont La Marseillaise (n°3) évoquée jusqu'à son propre bicentenaire en 1992. Les XIXe et XXe siècles comportent chacun autant d'évocations. Tout d'abord de la Commune de Paris (n°5) jusqu'à la Grande Guerre (1914-1918) (n°9) en passant notamment par Chabrier (n°6), les poèmes lyriques d'Emile Zola (n°7), avec tableau synoptique, et les relations peu connues du compositeur combattant Paul Ladmirault avec l'écrivain Henri Barbusse, l'auteur du Feu (n°9). Pour le XXe siècle sont traités tour à tour : Louis Durey, l'aîné des Six, le plus méconnu de ce fameux groupe (n°10) dont il est question "en bloc" dans un parcours de son théâtre lyrique de 1945 à 1985 (n°14). Certains de ses membres ont participé à la musique de scène collective pour 14 Juillet de Romain Rolland en 1936 (n°13) et contribuent à l'enrichissement du répertoire dans le quatuor à cordes (n°11) auquel a participé Henri Sauguet, figure majeure de l'Ecole d'Arcueil dont sont examinées toutes les mélodies (n°12).
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--