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La fin des avant-gardes de l'entre-deux-guerres. Arts plastiques - Littérature - Architecture - Phot
Fauchereau Serge
HERMANN
45,20 €
Épuisé
EAN :9782705697402
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, d'ambitieuses avant-gardes telles que le constructivisme et le surréalisme se répandent en variantes originales à travers le monde occidental et au-delà, appelant à une révolution de l'homme, de la culture et de la société. Dans les années vingt, au temps de l'art déco, individuellement ou en groupe, on réclame cependant plus de réalisme - poétique, magique, socialiste... - accompagnant des courants régionalistes en Europe ou en Amérique. Réputées moins utopistes, ces réactions répondent aux querelles idéologiques ravivées par la crise économique de l'entre-deux-guerres. Deux types de cultures s'ignorent et s'affrontent. Aux Etats-Unis, en Union soviétique, dans les dictatures ou les démocraties européennes, un retour à l'ordre souhaité ou imposé est manifeste. La guerre civile en Espagne, préludant à un conflit mondial, va jeter à bas tous les espoirs de changer le monde. C'en sera fini des avant-gardismes comme de leurs adversaires et des certitudes des hommes qui devront constater que l'humanité change mais n'avance pas. Constructivistes ou surréalistes, les grandes avant-gardes historiques ont si bien imprégné les arts, les idées et les comportements qu'on oublie trop ce qu'on leur doit. Elles ne représentent pas qu'une période passée, un concept dépassé et une forme d'action devenue inopérante, même si nous avons cependant encore beaucoup à apprendre de ces mouvements et des réactions qu'ils ont suscitées jusque dans notre vie quotidienne.
Au début des années soixante, on avait trop vite mis en parallèle le pop'art anglo-américain et le travail d'artistes européens regroupés sous la bannière des " Mythologies quotidiennes " ou de la " Figuration narrative " et dont Bernard Rancillac était un des chefs de file, avec Télémaque, Erro, Klasen, Monory, Adami, Cueco et quelques autres. Le recul du temps et l'évolution de chacun d'eux ont rendu évident le malentendu : le regard critique que ces artistes portaient autour d'eux avait bien peu en commun avec le simple reflet de la société de consommation chez leurs collègues anglo-saxons. Les personnages de feuilleton puis les bandes dessinées et les photographies publicitaires ou documentaires qui hantent la peinture de Rancillac découvrent les aspects absurdes ou terribles de notre monde. Ses ?uvres consacrées à la guerre du Vietnam et aux dictatures sud-américaines sont restées célèbres. Cet aspect humaniste de Rancillac qu'il ne faut certes pas sous-estimer, a souvent occulté l'importance de ses recherches formelles. Vice versa, la beauté plastique de séries consacrées aux courses automobiles, au jazz ou aux stars de cinéma ont pu faire oublier que Rancillac n'a cependant jamais renoncé à faire sens. Sa notoriété à présent bien établie avec certaines grandes expositions personnelles - des " Images Eclatées " au Pavillon des Arts de Paris en 1985 à l'exposition " La Nouvelle. Figuration " à Los Angeles en 1990, en passant par " Cinémonde " à la Galerie 1900-2000 en 1989 - une nouvelle appréciation de sa démarche s'avère nécessaire. Depuis ses débuts d'artiste peu à peu libéré d'un art abstrait alors omniprésent, jusqu'à ses plus récentes créations, c'est plus de trente ans d'une réflexion plastique responsable que révèlent une abondante iconographie et une étude documentée de Serge Fauchereau.
On connaît José Guadalupe Posada que les artistes modernes du Mexique ont été les premiers à saluer et dont les surréalistes aimaient l'humour noir. Depuis lors, le monde entier rit de ses squelettes à chapeaux fleuris ou roulant à bicyclette. On devrait connaître mieux son devancier Hermenegildo Bustos, le très sérieux facteur des postes d'un village reculé qui était aussi peintre et portraitiste autodidacte fier de sa singularité indienne. Un troisième exemple d'imagination est celui du célèbre Douanier Rousseau qui peignait des jungles et des scènes du Mexique où il prétendait être allé. Ses tableaux somptueusement fantastiques ne sont pas moins rêvés que les faits divers délirants de Posada ou les phénomènes météoriques guettés par Bustos. Regard aigu d'un membre de la communauté, regard d'enfant ou regard de conteur amusé, ces trois exemples que relie le fantasme d'un même lieu suscitent des questions sur le statut d'artiste (qu'est-ce qu'un artiste ?) et le produit de sa création (art brut, art naïf, art de musée, art indépendant, art populaire). Faux problèmes si ne compte que la force de l'oeuvre. Vrai problème si on considère la situation sociale de l'artiste.
Alors qu'on parle de plus en plus de la mondialisation de la culture, de ses avantages et de ses inconvénients, il était nécessaire de montrer la manière dont ce phénomène est apparu et s'est développé dans tous les domaines de l'art depuis la fin du XIXe siècle, époque de grandes transformations sociales et technologiques. Selon une chronologie flexible, on suivra les concepts et les formes dans les différentes cultures occidentales, en confrontant la littérature, la poésie, les arts plastiques, la musique et les arts du spectacle, ou en privilégiant momentanément tel ou tel de ces domaines. Ainsi vont s'entrecroiser les ?uvres de Kandinsky et de Freud, d'André Gide et d'Ezra Pound, de Matisse et de Pollock, de Stravinsky et de Fritz Lang, les cubistes, constructivistes de partout puis, en leur temps, les muralistes mexicains, les objectivistes américains, les cinétistes, le pop art, le nouveau roman, la nouvelle vague cinématographique... sans préjudice pour des figures moins connues ou à reconsidérer (Kupka, Ciurlionis, Ives, J. Romains). Premier d'une série, le présent volume, abondamment illustré, traite principalement des préoccupations occultistes, de l'engagement social des écrivains et plasticiens et du retrait des esthètes puis de la complexe naissance de l'art abstrait au début du XXe siècle, entre la caricature, l'humour et une sérieuse réflexion esthétique.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.