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Bernard Rancillac
Fauchereau Serge
CERCLE D'ART
60,30 €
Épuisé
EAN :9782702203033
Au début des années soixante, on avait trop vite mis en parallèle le pop'art anglo-américain et le travail d'artistes européens regroupés sous la bannière des " Mythologies quotidiennes " ou de la " Figuration narrative " et dont Bernard Rancillac était un des chefs de file, avec Télémaque, Erro, Klasen, Monory, Adami, Cueco et quelques autres. Le recul du temps et l'évolution de chacun d'eux ont rendu évident le malentendu : le regard critique que ces artistes portaient autour d'eux avait bien peu en commun avec le simple reflet de la société de consommation chez leurs collègues anglo-saxons. Les personnages de feuilleton puis les bandes dessinées et les photographies publicitaires ou documentaires qui hantent la peinture de Rancillac découvrent les aspects absurdes ou terribles de notre monde. Ses ?uvres consacrées à la guerre du Vietnam et aux dictatures sud-américaines sont restées célèbres. Cet aspect humaniste de Rancillac qu'il ne faut certes pas sous-estimer, a souvent occulté l'importance de ses recherches formelles. Vice versa, la beauté plastique de séries consacrées aux courses automobiles, au jazz ou aux stars de cinéma ont pu faire oublier que Rancillac n'a cependant jamais renoncé à faire sens. Sa notoriété à présent bien établie avec certaines grandes expositions personnelles - des " Images Eclatées " au Pavillon des Arts de Paris en 1985 à l'exposition " La Nouvelle. Figuration " à Los Angeles en 1990, en passant par " Cinémonde " à la Galerie 1900-2000 en 1989 - une nouvelle appréciation de sa démarche s'avère nécessaire. Depuis ses débuts d'artiste peu à peu libéré d'un art abstrait alors omniprésent, jusqu'à ses plus récentes créations, c'est plus de trente ans d'une réflexion plastique responsable que révèlent une abondante iconographie et une étude documentée de Serge Fauchereau.
Plus d'un siècle après l'événement, il est toujours aussi difficilede définir et de circonscrire le cubisme avec précision, fauted'un manifeste ou de déclarations claires de quelque chef defile reconnu. Affectant les arts et la littérature, le cubisme ad'abord été un phénomène parisien, avec des acteursinternationaux, avant de s'étendre largement à l'étranger. Danscet ouvrage, illustré par plus de deux cents reproductions encouleurs, Serge Fauchereau en propose une lecture complète,tout en explorant les variantes originales injustement négligéesou méconnues.
Résumé : Des populations arrivées bien avant notre ère au bord de la Baltique ont formé la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie. Ces trois états indépendants se sont volontiers regroupés sur l'appellation de Pays Baltes parce qu'ils sont géographiquement contigus et politiquement rapprochés par une communauté d'intérêts face aux aléas de l'histoire. On les connaît depuis qu'ils sont libérés de leurs ultimes colonisateurs. Au cours du XIX ? siècle, les artistes et écrivains baltes ont revendiqués et finalement imposé leurs propres patrimoines culturels distincts de ceux de leurs envahisseurs. Dès l'époque symboliste, des précurseurs comme Ciurlionis, Mägi ou Purvitis ont manifesté une exceptionnelle originalité. L'entre-deux-guerres où ces pays frères avaient retrouvé leur entière autonomie a été une riche époque d'ouverture et d'échanges où on découvrira la dextérité picturale d'Aleksandra Belcova, les géométries subtiles d'Akberg et les expériences photographiques de Domicele Tarabildiene. Aiguillonnées par de récentes expositions anthologiques, notre curiosité et notre information trouveront ici un historique complet et abondamment illustré de l'art moderne des Pays Baltes.
On connaît José Guadalupe Posada que les artistes modernes du Mexique ont été les premiers à saluer et dont les surréalistes aimaient l'humour noir. Depuis lors, le monde entier rit de ses squelettes à chapeaux fleuris ou roulant à bicyclette. On devrait connaître mieux son devancier Hermenegildo Bustos, le très sérieux facteur des postes d'un village reculé qui était aussi peintre et portraitiste autodidacte fier de sa singularité indienne. Un troisième exemple d'imagination est celui du célèbre Douanier Rousseau qui peignait des jungles et des scènes du Mexique où il prétendait être allé. Ses tableaux somptueusement fantastiques ne sont pas moins rêvés que les faits divers délirants de Posada ou les phénomènes météoriques guettés par Bustos. Regard aigu d'un membre de la communauté, regard d'enfant ou regard de conteur amusé, ces trois exemples que relie le fantasme d'un même lieu suscitent des questions sur le statut d'artiste (qu'est-ce qu'un artiste ?) et le produit de sa création (art brut, art naïf, art de musée, art indépendant, art populaire). Faux problèmes si ne compte que la force de l'oeuvre. Vrai problème si on considère la situation sociale de l'artiste.