Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Geneviève Claisse
Fauchereau Serge
HERMANN
56,10 €
Épuisé
EAN :9782705691509
Il est d'usage que durant leur formation les meilleurs artistes passent par une ou plusieurs " périodes " sans grand rapport avec leur oeuvre ultérieure par laquelle on les admire. Les premiers tableaux de grands novateurs comme Piet Mondrian et Kasimir Malévitch sont impressionnistes ou symbolistes, esthétiques déjà datées au moment où ils les peignaient. On ne verra rien de tel chez Geneviève Claisse dont l'oeuvre est d'une grande continuité. [...] Les oeuvres les plus anciennes de Geneviève Claisse qui aient été conservées sont de la seconde moitié des années cinquante. Cette artiste n'est pas passée par le cycle traditionnel d'études de plâtres, de paysages et de modèles qu'on estime indispensable à la pratique de l'art. Les premières oeuvres ne sont pourtant pas des juvenilia, mais déjà bien dans l'esprit de tout ce qu'elle fera par la suite. Tout se passe comme si elle avait pu garder en arrivant à l'âge adulte un précieux don d'enfance : le jeune enfant est naturellement abstrait, il entrelace des traits et des lignes, il boucle des formes [...] ; c'est peu à peu qu'on va lui faire comprendre que ces formes, ces traits qu'il trace à plaisir doivent figurer quelque chose [...] ; s'il va gagner en habileté pour imiter, il va perdre en imagination [...]. Geneviève Claisse avait gardé ce don d'enfance et, de surcroît, une évidente habileté manuelle. Serge Fauchereau
Résumé : Au début du XXe siècle, de grands changements sociaux, scientifiques et technologiques bouleversent la vie quotidienne et intellectuelle et provoquent une effervescence artistique qui veut faire table rase du passé. Cet ouvrage expose les théories et les pratiques des différents mouvements de l'avant-garde de 1905 à 1930 dans tous les domaines de l'art : littérature, peinture, sculpture, architecture, photographie, musique, cinéma et arts du spectacle, sans négliger la création indépendante et non avant-gardiste. Envisageant pour la première fois la culture d'un point de vue panoramique international, l'auteur fait apparaître des parentés ou des différences, des évolutions parallèles ou divergentes d'un pays à l'autre. Cette circulation des idées et des formes est rendue tangible par un constant recours à des citations et par plusieurs centaines de reproductions en couleurs rares et parfois inédites. Découvrir combien idées et formes suivent l'évolution économique et politique, s'usent, se démodent ou bien se redynamisent sous la pression des événements ne manquera pas d'inspirer maintes réflexions à un lecteur d'aujourd'hui.
Au début des années soixante, on avait trop vite mis en parallèle le pop'art anglo-américain et le travail d'artistes européens regroupés sous la bannière des " Mythologies quotidiennes " ou de la " Figuration narrative " et dont Bernard Rancillac était un des chefs de file, avec Télémaque, Erro, Klasen, Monory, Adami, Cueco et quelques autres. Le recul du temps et l'évolution de chacun d'eux ont rendu évident le malentendu : le regard critique que ces artistes portaient autour d'eux avait bien peu en commun avec le simple reflet de la société de consommation chez leurs collègues anglo-saxons. Les personnages de feuilleton puis les bandes dessinées et les photographies publicitaires ou documentaires qui hantent la peinture de Rancillac découvrent les aspects absurdes ou terribles de notre monde. Ses ?uvres consacrées à la guerre du Vietnam et aux dictatures sud-américaines sont restées célèbres. Cet aspect humaniste de Rancillac qu'il ne faut certes pas sous-estimer, a souvent occulté l'importance de ses recherches formelles. Vice versa, la beauté plastique de séries consacrées aux courses automobiles, au jazz ou aux stars de cinéma ont pu faire oublier que Rancillac n'a cependant jamais renoncé à faire sens. Sa notoriété à présent bien établie avec certaines grandes expositions personnelles - des " Images Eclatées " au Pavillon des Arts de Paris en 1985 à l'exposition " La Nouvelle. Figuration " à Los Angeles en 1990, en passant par " Cinémonde " à la Galerie 1900-2000 en 1989 - une nouvelle appréciation de sa démarche s'avère nécessaire. Depuis ses débuts d'artiste peu à peu libéré d'un art abstrait alors omniprésent, jusqu'à ses plus récentes créations, c'est plus de trente ans d'une réflexion plastique responsable que révèlent une abondante iconographie et une étude documentée de Serge Fauchereau.
Résumé : Des populations arrivées bien avant notre ère au bord de la Baltique ont formé la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie. Ces trois états indépendants se sont volontiers regroupés sur l'appellation de Pays Baltes parce qu'ils sont géographiquement contigus et politiquement rapprochés par une communauté d'intérêts face aux aléas de l'histoire. On les connaît depuis qu'ils sont libérés de leurs ultimes colonisateurs. Au cours du XIX ? siècle, les artistes et écrivains baltes ont revendiqués et finalement imposé leurs propres patrimoines culturels distincts de ceux de leurs envahisseurs. Dès l'époque symboliste, des précurseurs comme Ciurlionis, Mägi ou Purvitis ont manifesté une exceptionnelle originalité. L'entre-deux-guerres où ces pays frères avaient retrouvé leur entière autonomie a été une riche époque d'ouverture et d'échanges où on découvrira la dextérité picturale d'Aleksandra Belcova, les géométries subtiles d'Akberg et les expériences photographiques de Domicele Tarabildiene. Aiguillonnées par de récentes expositions anthologiques, notre curiosité et notre information trouveront ici un historique complet et abondamment illustré de l'art moderne des Pays Baltes.
Alors qu'on parle de plus en plus de la mondialisation de la culture, de ses avantages et de ses inconvénients, il était nécessaire de montrer la manière dont ce phénomène est apparu et s'est développé dans tous les domaines de l'art depuis la fin du XIXe siècle, époque de grandes transformations sociales et technologiques. Selon une chronologie flexible, on suivra les concepts et les formes dans les différentes cultures occidentales, en confrontant la littérature, la poésie, les arts plastiques, la musique et les arts du spectacle, ou en privilégiant momentanément tel ou tel de ces domaines. Ainsi vont s'entrecroiser les ?uvres de Kandinsky et de Freud, d'André Gide et d'Ezra Pound, de Matisse et de Pollock, de Stravinsky et de Fritz Lang, les cubistes, constructivistes de partout puis, en leur temps, les muralistes mexicains, les objectivistes américains, les cinétistes, le pop art, le nouveau roman, la nouvelle vague cinématographique... sans préjudice pour des figures moins connues ou à reconsidérer (Kupka, Ciurlionis, Ives, J. Romains). Premier d'une série, le présent volume, abondamment illustré, traite principalement des préoccupations occultistes, de l'engagement social des écrivains et plasticiens et du retrait des esthètes puis de la complexe naissance de l'art abstrait au début du XXe siècle, entre la caricature, l'humour et une sérieuse réflexion esthétique.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.