Fauchereau Serge ; Bonet Juan Manuel ; Ariza Carol
HERMANN
44,90 €
Épuisé
EAN :9782705693794
Joaquin Ferrer est né en 1929 à Manzanillo (Cuba) où il effectue une partie de sa scolarité. Entré à l'Académie des Beaux-Arts San Alejandro (La Havane) en 1952, il expose ses premières oeuvres en 1954 lors du Salon national de la peinture au Musée d'art moderne de La Havane, puis participe à des expositions collectives dans son pays et en Amérique. En 1960, le ministère de l'Education cubain lui accorde une bourse pour venir à Paris où il s'installe définitivement. Il expose alors au MAM de Paris, dans des galeries parisiennes, bruxelloises et italiennes. En 1979, il devient officiellement citoyen français. Joaquin Ferrer présente ses oeuvres, qui tendent vers l'abstraction lyrique, dans de nombreux Salons et lors d'expositions personnelles en France, en Belgique, en Suisse, en Scandinavie, au Mexique, en Espagne, au Vénézuela, en Italie, en Colombie, aux Etats-Unis, au Pérou et en Allemagne. Ce livre est le catalogue de la grande rétrospective qui sera consacrée au peintre à la Maison de l'Amérique latine du 25 mai au 29 juillet 2017. Il présente de la façon la plus complète et la plus riche possible son parcours et son univers. Illustré d'une trentaine de photographies et de cent-cinquante reproductions d'oeuvres, l'ensemble constitue un outil majeur à toute personne s'intéressant à l'art et à l'histoire de l'art.
Résumé : Des populations arrivées bien avant notre ère au bord de la Baltique ont formé la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie. Ces trois états indépendants se sont volontiers regroupés sur l'appellation de Pays Baltes parce qu'ils sont géographiquement contigus et politiquement rapprochés par une communauté d'intérêts face aux aléas de l'histoire. On les connaît depuis qu'ils sont libérés de leurs ultimes colonisateurs. Au cours du XIX ? siècle, les artistes et écrivains baltes ont revendiqués et finalement imposé leurs propres patrimoines culturels distincts de ceux de leurs envahisseurs. Dès l'époque symboliste, des précurseurs comme Ciurlionis, Mägi ou Purvitis ont manifesté une exceptionnelle originalité. L'entre-deux-guerres où ces pays frères avaient retrouvé leur entière autonomie a été une riche époque d'ouverture et d'échanges où on découvrira la dextérité picturale d'Aleksandra Belcova, les géométries subtiles d'Akberg et les expériences photographiques de Domicele Tarabildiene. Aiguillonnées par de récentes expositions anthologiques, notre curiosité et notre information trouveront ici un historique complet et abondamment illustré de l'art moderne des Pays Baltes.
Résumé : Après des siècles d'une culture riche et complexe, le Mexique semblait avoir perdu son originalité à partir de la conquête espagnole. Son histoire coloniale tourmentée s'achève en 1910 avec le déclenchement d'une grande révolution au terme de laquelle le pays va retrouver son dynamisme. Pour un accès au plus grand nombre, on développe l'éducation, on récuse l'art élitiste et on privilégie la gravure et la peinture murale. Dans les lieux publics, Rivera, Orozco et Siqueiros créent de vastes fresques flamboyantes qui révolutionnent l'esthétique et surprennent le monde. Plus réservés, le peintre Carlos Mérida, le graveur Leopoldo Méndez ou le sculpteur Germén Cueto n'exaltent pas moins la culture populaire sans renoncer aux acquis de l'avant-gardisme européen ou local (le stridentisme). Ce mouvement général ne gênera pas cependant l'activité de créateurs indépendants parfois proches du surréalisme et dignes héritiers des joyeuses parades de squelettes de Posada ; nommons les méconnus Jean Charlot, Maria Izquierdo et l'inventif Rufino Tamaya, sans oublier la désormais célèbre Frida Kahlo. Enfin, les années 1950 voient de tout jeunes artistes amorcer un tournant qu'on nommera la ruptura, pour se libérer de l'autorité d'aînés qui peinent à se renouveler. José luis Cuevas, Enrique Echeverria, Manuel Felguérez et leurs amis nous entraîneront alors vers le XXIe siècle avec dextérité, couleur et humour. 286 illustrations en couleur témoignent de cette prodigieuse renaissance.
Au début des années soixante, on avait trop vite mis en parallèle le pop'art anglo-américain et le travail d'artistes européens regroupés sous la bannière des " Mythologies quotidiennes " ou de la " Figuration narrative " et dont Bernard Rancillac était un des chefs de file, avec Télémaque, Erro, Klasen, Monory, Adami, Cueco et quelques autres. Le recul du temps et l'évolution de chacun d'eux ont rendu évident le malentendu : le regard critique que ces artistes portaient autour d'eux avait bien peu en commun avec le simple reflet de la société de consommation chez leurs collègues anglo-saxons. Les personnages de feuilleton puis les bandes dessinées et les photographies publicitaires ou documentaires qui hantent la peinture de Rancillac découvrent les aspects absurdes ou terribles de notre monde. Ses ?uvres consacrées à la guerre du Vietnam et aux dictatures sud-américaines sont restées célèbres. Cet aspect humaniste de Rancillac qu'il ne faut certes pas sous-estimer, a souvent occulté l'importance de ses recherches formelles. Vice versa, la beauté plastique de séries consacrées aux courses automobiles, au jazz ou aux stars de cinéma ont pu faire oublier que Rancillac n'a cependant jamais renoncé à faire sens. Sa notoriété à présent bien établie avec certaines grandes expositions personnelles - des " Images Eclatées " au Pavillon des Arts de Paris en 1985 à l'exposition " La Nouvelle. Figuration " à Los Angeles en 1990, en passant par " Cinémonde " à la Galerie 1900-2000 en 1989 - une nouvelle appréciation de sa démarche s'avère nécessaire. Depuis ses débuts d'artiste peu à peu libéré d'un art abstrait alors omniprésent, jusqu'à ses plus récentes créations, c'est plus de trente ans d'une réflexion plastique responsable que révèlent une abondante iconographie et une étude documentée de Serge Fauchereau.
On connaît José Guadalupe Posada que les artistes modernes du Mexique ont été les premiers à saluer et dont les surréalistes aimaient l'humour noir. Depuis lors, le monde entier rit de ses squelettes à chapeaux fleuris ou roulant à bicyclette. On devrait connaître mieux son devancier Hermenegildo Bustos, le très sérieux facteur des postes d'un village reculé qui était aussi peintre et portraitiste autodidacte fier de sa singularité indienne. Un troisième exemple d'imagination est celui du célèbre Douanier Rousseau qui peignait des jungles et des scènes du Mexique où il prétendait être allé. Ses tableaux somptueusement fantastiques ne sont pas moins rêvés que les faits divers délirants de Posada ou les phénomènes météoriques guettés par Bustos. Regard aigu d'un membre de la communauté, regard d'enfant ou regard de conteur amusé, ces trois exemples que relie le fantasme d'un même lieu suscitent des questions sur le statut d'artiste (qu'est-ce qu'un artiste ?) et le produit de sa création (art brut, art naïf, art de musée, art indépendant, art populaire). Faux problèmes si ne compte que la force de l'oeuvre. Vrai problème si on considère la situation sociale de l'artiste.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.