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La banque centrale européenne
Farvaque Etienne
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707164612
La Banque centrale européenne (BCE) est aujourd'hui au coeur de la construction et des politiques économiques européennes. Son influence sur l'économie et les marchés financiers mondiaux est importante et croissante. L'ouvrage répond notamment aux questions suivantes : les pays ayant adopté l'euro ont-ils tendance à converger ou à connaître des évolutions économiques séparées ? L'euro a-t-il créé de l'inflation ? Les Européens lui ont-ils accordé leur confiance ? Quels sont les objectifs de la BCE et comment fonctionne-t-elle concrètement ? Son organisation interne est-elle satisfaisante ? Est-elle assez transparente ? Parvient-elle à influencer les marchés financiers ? Fait-elle mieux que la Réserve fédérale, sa consoeur américaine ? Ce livre expose les fondements et le fonctionnement de la BCE, et propose un bilan à la fois clair, accessible et rigoureux de la politique menée par cette institution depuis 1999. Le lecteur pourra ainsi se forger sa propre opinion et mettre en perspective les critiques adressées à la BCE, à l'euro et à la politique monétaire européenne.
Quoi de plus indigeste que des équations ? Ces circonvolutions mathématiques qui résonnent dans beaucoup de souvenirs comme de véritables tortures... Avec une plume digne d'un conteur, Jean-Louis Farvacque nous propose une nouvelle approche pour comprendre et découvrir tout ce que la science peut avoir d'extraordinaire, et de merveilleux !
La physique est née, en Occident, il y a presque quatre cents ans. Elle aboutit aujourd'hui à une myriade de spécialités dont les retombées technologiques sculptent notre vie quotidienne. L'enseignement de la physique est donc devenu complexe et, aussi bien à l'université que dans les écoles d'ingénieurs, il s'effectue, en pratique, par "modules spécialisés" qui semblent souvent, pour les étudiants débutants, indépendants les uns des autres. Dur de se faire une idée synthétique ! Alors, que doit-on retenir à l'issue d'une licence de physique, avant d'entrer dans la vie courante ? Que doit-on comprendre avant d'aborder, en tant que physicien, les différents masters, puis la recherche ou le développement de la technologie ? Sûrement pas le contenu d'une quantité innombrable de livres spécialisés dans chacune des disciplines, souvent trop gros, trop exhaustifs, décourageants ! Ces livres seront effectivement utiles, indispensables après, dans la vraie vie. Avant tout, il faut assimiler, apprécier la cohérence des quelques idées simples élaborées au fil des quatre derniers siècles qui forgent la base de notre compréhension de la science actuelle sous toutes ses formes. C'est la prétention de ce livre que d'exposer une approche cohérente et synthétique de l'évolution des concepts de la physique depuis Newton jusqu'à nos jours.
Extrait de l'introduction:Il règne souvent, entre le politologue et l'économiste, une certaine distance. Paradoxalement, peut-être, cette distance n'est jamais aussi grande que lorsque les deux observent le même objet: la vie politique de nos démocraties. En France notamment, une telle distance n'est pas forcément surprenante, et s'explique le plus souvent par le recours à des méthodologies et des outils d'analyse différents. On trouve d'ailleurs le même type de méfiance respective entre le géographe et l'historien, ou entre le psychiatre et le sociologue. Comme le signalent Baudelot et Establet (2006, p. 250), dans chaque cas, «le changement d'échelle produit un changement de perception» et «leurs savoirs se complètent sans réellement communiquer parce qu'ils ne raisonnent pas à la même échelle». En effet, tant le politologue que le géographe ou le psychiatre vont s'intéresser aux cas individuels, quand l'économiste, l'historien ou le sociologue vont mettre l'accent sur les grandes tendances, les déterminants de long terme, les variables saillantes collectivement. Sans qu'elles puissent évidemment épuiser le contenu des ressorts des phénomènes étudiés, ces variables, ces tendances, ces déterminants, vont néanmoins être porteurs d'informations importantes, qu'il s'agira ensuite de compléter pour avoir une description plus fidèle aux cas précis et individuels.Bien sûr, la réticence du politologue va probablement être accentuée lorsque l'économiste viendra empiéter sur un territoire que le premier pensait être bien défini comme le sien. Il est pourtant plusieurs raisons qui pouvaient laisser envisager très rapidement que l'économiste en vienne un jour sur le terrain de la science politique. D'une part, il est clair désormais que les économies de marché ne naissent ni ne vivent dans un monde éthéré. Les institutions politiques et juridiques ont un rôle fondamental, influençant, personne n'en disconvient plus, l'économie. Les économistes se sont ensuite naturellement interrogés sur le sens inverse de la relation, et ont travaillé sur les influences que peut avoir l'économie sur la vie démocratique.
Remettre l'éthique au coeur de la science économique et ériger la promotion des libertés en objectif premier de l'action politique, telles sont les ambitions qui animent l'oeuvre et la vie d'Armatya Sen. Entre philosophie et économie, l'auteur défend une approche théorique stimulante pour penser l'égalité réelle, le bien-être individuel ou collectif et la justice sociale dans les sociétés contemporaines. L'objectif de Sen est tout autant pragmatique: derrière l'optique d'un développement des libertés, figure une grille d'analyse renouvelée de l'action publique et des rapports entre économie et démocratie.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.