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La pensée des sociologues. Catégorisation, classification, identification, différenciation et reconn
Farrugia Francis ; Mouchtouris Antigone
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343145464
Si, avec Max Weber, " nous appelons sociologie une science qui se propose de comprendre par interprétation l'activité sociale ", alors il faut mettre en évidence le socle de cette interprétation, constitué d'un réseau de théories de la connaissance. Cette mémoire savante collective fournit les outils intellectuels indispensables à l'analyse et la compréhension des phénomènes complexes explorés dans ce livre : l'identité collective, l'interculturalité, la transaction sociale, la reconnaissance, la réussite sociale, le relativisme des valeurs, les temporalités multiples, la pensée analogique, les machineries sociales, l'ethnocentrisme, le cosmopolistisme, la globalisation, la gouvernementalité libérale, la biopolitique, les classifications et les différenciations... Pour étudier ces construits sociaux, les auteurs de cet ouvrage redéfinissent et mettent au travail les catégories et les classifications sociologiques les plus opératives. Elles sont exposées dans les textes fondateurs d'un certain nombre de penseurs majeurs, ici réactivés : Aristote, Platon, Leibnitz, Kant, Nietzsche, Weber, Durkheim, Mauss, Halbwachs, Heidegger, Goblot, Holton, Castoriadis, Axelos, Deleuze, Guattari, Foucault, Berger et Luckmann, Klein, Honneth, Descola, Boltanski, Thévenot, Bourdieu et plusieurs autres...
Cet ouvrage propose une analyse essentielle pour comprendre la situation économico-politique actuelle, les mouvements sociaux, les coordinations, les zones de révolte et de résistances, les politiques alternatives. La théorie critique, croisant marxisme et psychanalyse, déconstruit et dénonce les mécanismes psycho-politiques du prêt-à-penser et de la domination insidieusement à l'oeuvre dans nos "démocraties totalitaires" perpétuant un statu quo surrépressif. Seule une connaissance vraie est émancipatrice. Elle génère une nouvelle praxis politique dégagée des partis.
Il existe dans la culture savante occidentale des catégories de combat; ces "formes" dominantes de la connaissance qui font socle, s'originent dans les écrits de maîtres penseurs aussi différents que Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Rousseau, Kant, Nietzsche, Marx, Durkheim, Simmel, Dilthey, Mills, Mauss, Freud, James, Heidegger, Lévi-Strauss, Kundera, Thom, Bourdieu. Ces multiples systèmes ont pour enjeu la promotion et l'imposition d'une vision et d'une maîtrise du monde, et délimitent autant de territoires de savoirs et de pouvoirs. Ils sont porteurs de raisons socio-anthropologiques concurrentes à finalité de survie scientifique, institutionnelle, sociale et politique. Ces formes affrontées - qui hantent la sociologie dans un perpétuel combat d'écoles - sont ici mises en perspective et référées à leurs présupposés et implications. Ainsi naît la possibilité d'une critique de la raison sociologique, de ses stéréotypes et archétypes, et de sa doxa hyper-rationaliste.
Dans cet ouvrage, c'est d'abord la sociologie elle-même qui est interrogée dans sa réalité multiple, comme théorie et pratique institutionnelle, historique, scolastique, scientifique, méthodologique, sociale et politique. L'on comprend au fil des textes comment se construit un savoir disciplinaire sur l'humain, qui contribue progressivement à le produire comme objet de science, en même temps que comme sujet social. La dernière partie du livre est constituée d'analyses de quelques discours et Bavoirs dominants caractéristiques de nos sociétés modernes : le savoir expert sur le monde éducatif, le savoir syndical sur l'école, le savoir livresque. Ces discours forts ou résistants sont déconstruits et renvoyés aux logiques d'exclusion, de domination et d'emprise dont ils sont porteurs et qu'ils contribuent à légitimer, ou prétendent dénoncer. Ces Savoirs-clés sont référés à leurs cadres institutionnels, culturels, économiques, idéologiques et politiques. En 1957 Georges Gurvitch fonde le premier groupe de sociologie de la connaissance. C'est le travail de ce "Groupe" - animé à la suite de son fondateur (après une interruption) successivement par Jean Duvignaud, Pierre Ansart, Gérard Namer et Francis Farrugia - qui se perpétue dans le cadre des travaux du Comité de Recherche 14 de l'AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française). Les textes ici présentés correspondent aux interventions faites lors de l'atelier Sociologie de la connaissance dans le cadre du Colloque international de l'AISLF Action, Pouvoir et Sociologie qui s'est tenu à l'Université de Toulouse-Le Mirail, en février 2000. Certains auteurs de ces écrits sont membres du CR14, d'autres non. Les diverses contributions ici rassemblées respectent cependant toutes cet "esprit" de la sociologie de la connaissance : interrogatif, interprétatif, généalogique, historiciste et critique à la fois, qui caractérise les recherches de ce groupe.
L'histoire de la sociologie fait ici l'objet d'une investigation critique, et les catégories mises en oeuvre par la tradition sont soumises à analyse épistémologique. L'auteur examine les conceptions traditionnelles du lien social ; en montre les limites et les présupposés : Comte, Tönnies, Durkheim valorisent et opposent la vie traditionnelle communautaire et solidaire, posée comme naturelle et authentique, à la vie sociale moderne qui s'est constituée sur la rupture du lien primordial et qui repose sur un lien jugé factice, sur une exaltation malsaine de l'individu. La société qui en résulte ne tient que par l'artifice d'un contrat passé entre des hommes repliés sur l'égoïsme de leurs intérêts privés. Cette opposition, récurrente dans l'histoire de la sociologie entre un "bon lien" à reconstruire et un "mauvais lien" à réformer est ici interprétée et mise en perspective par rapport à la conception psychanalytique, marxiste et marcusienne du lien social, mais aussi par rapport à la théorie rousseauiste du pacte social nouvellement compris. L'auteur dénonce les illusions du naturalisme social et de la neutralité de la science. La sociologie critique ici constituée, réintègre la figure de l'homme, trop longtemps exilée des sciences humaines, et examine la relation existant entre la science, l'éthique, et le politique, inscrivant la question de la pérennité du lien social ou de sa dissolution, dans l'actualité sociale la plus immédiate.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.