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Fragonard amoureux
Faroult Guillaume
GALLIMARD
8,90 €
Épuisé
EAN :9782070106882
Selon les frères Goncourt, le XVIIIe siècle fut le siècle de la séduction et de la licence amoureuse, et le peintre Jean Honoré Fragonard son principal illustrateur. L'inspiration amoureuse parcourt l'?uvre protéiforme du "divin Frago", souvent en écho avec les transformations et les préoccupations de son époque. Elle accompagne les derniers feux de la galanterie pour emprunter ensuite les voies diverses de la polissonnerie, du libertinage ou de l'amour sincère et moralisé. À l'heure où le roman moderne prend son essor avec Diderot et Crébillon, la question de l'articulation délicate de la sensualité et du sentiment est centrale dans la réflexion des intellectuels et des moralistes des Lumières. Fragonard s'en empare à son tour et, dans ses peintures ou dans ses merveilleux dessins aux lavis, explore avec virtuosité les infinies variations du sentiment amoureux.
Aucune disposition de l'âme n'a occupé l'Occident aussi longtemps et continûment que la mélancolie. Le sujet reste au coeur des problèmes auxquels l'homme est aujourd'hui confronté et il touche de multiples domaines: la philosophie, la littérature et l'art, la médecine et la psychiatrie, la religion et la théologie... La mélancolie, par tradition cause de souffrance et de folie, est aussi, depuis Aristote, le tempérament des hommes marqués par la grandeur: les héros et les génies. Sa désignation même de "maladie sacrée", implique cette dualité. Mystérieuse, la mélancolie l'est toujours, bien qu'elle soit surtout soumise de nos jours, sous le terme de "dépression", à une analyse médico-scientifique. L'attitude mélancolique ne peut-elle pas aussi s'entendre comme une mise à distance de la conscience face au "désenchantement du monde" (Starobinski)? Depuis certaines stèles antiques jusqu'à de nombreuses oeuvres contemporaines, en passant par de grands artistes comme Dürer, La Tour, Watteau, Goya, Friedrich, Delacroix, Rodin ou Picasso, l'iconographie de la mélancolie, d'une richesse remarquable, offre une nouvelle approche de l'histoire du malaise saturnien et montre comment cette humeur sacrée a façonné le génie européen.
Dans la semi-pénombre d'une chambre en désordre, dont tout le faste se résume à un lit trop vaste pourvu d'un somptueux baldaquin rouge, un homme étreint une jeune femme tout en poussant le verrou qui scelle leur isolement. Réalisée à la fin des années 1770 pour un collectionneur réputé et exigeant, le marquis de Véri, cette peinture érotique, apparemment légère, mais affichant une ambition réelle, devait servir de pendant à une Adoration des bergers. Le Verrou, que le souffle de la passion emporte, s'inscrit dans tout un ensemble de représentations amoureuses parfois grivoises, éminemment représentatives de l'esprit de la société française à l'heure où les Lumières vont bientôt vaciller. Elle semble inaugurer également tout un renouvellement de l'inspiration de Fragonard et de la peinture française à l'unisson.
Faroult Guillaume ; Mottin Bruno ; Des Cars Lauren
Une séduisante jeune femme vêtue avec élégance contemple une gravure au sein d'un cabinet luxueusement meublé et décoré ; une allégorie sculptée montre deux petits amours qui se disputent en s'étreignant ; un miroir révèle l'envers du décor... Quel message Marguerite Gérard nous délivre-t-elle dans ce tableau qui n'est ni un autoportrait ni même une véritable scène d'atelier, mais qui apparaît plutôt comme la représentation d'une méditation amoureuse ? Marguerite Gérard a mené une carrière de peintre longue et lucrative. Tombée dans un oubli relatif après sa mort, son oeuvre bénéficie aujourd'hui d'un regain d'attention de la part des historiens de l'art, qui en ont profondément renouvelé la connaissance et l'interprétation. Acquis par le Louvre en 2019, L'Elève intéressante est un tableau charnière dans la carrière de l'artiste. Peint vers 1786, c'est un hommage de la jeune femme, alors âgée d'une vingtaine d'années, envers son maître et mentor, le peintre Jean Honoré Fragonard, qui a d'ailleurs collaboré à ce chef-d'oeuvre précoce. Le tableau, qui dissimule malicieusement un reflet de la jeune artiste à l'oeuvre, propose une réflexion sur le statut des créatrices dans la France prérévolutionnaire.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.