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Marges du masculin. Exotisation, déplacements, recentrements
Cervulle Maxime ; Farges Patrick ; François Anne I
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343075037
Donner à voir sous un jour nouveau les représentations de la masculinité, ce prétendu neutre invisible qui n'est que récemment sorti d'une ombre construite et longtemps soigneusement entretenue : tel est le projet de cet ouvrage. La question du regard et des dispositifs de visibilité sert ici de fil rouge à l'étude de textes filmiques, télévisuels et littéraires où apparaissent des formes de masculinités en marge, qu'elles soient rendues "exotiques" ou qu'elles marquent un déplacement face au modèle hégémonique du masculin. Au croisement des études cinématographiques, de la littérature comparée et des études de genre, l'ouvrage interroge dans une perspective interdisciplinaire et intersectionnelle les processus de décentrements et de recentrements de la masculinité qui se déploient au coeur de la fiction. Des travestissements de Marlène Dietrich à l'altérisation sexuelle du Juif dans les nouvelles d'Oskar Panizza, du trouble dans la masculinité des vampires de True Blood à celle des "hommes de papier" qui peuplent les romans de Mathieu Riboulet, ce volume s'attache à exposer les corps et corpus masculins pour les soumettre à un examen critique : "Circulez, il y a à voir".
Résumé : Entre débats houleux, manifestations devant les salles de spectacles, interruptions de représentations ou demandes de déprogrammation, depuis une quinzaine d'années la vie théâtrale française est régulièrement émaillée de controverses sur le racisme. Toutes présentent un même scénario : des spectacles visant à dénoncer des injustices liées au racisme ou à l'histoire coloniale en viennent à susciter des réactions indignées... qui font à leur tour l'objet d'une indignation virulente. De quoi la multiplication de ces affaires est-elle le signe ? En quoi renseigne-t-elle sur des reconfigurations idéologiques en cours dans le champ théâtral et plus largement dans les champs médiatique, intellectuel et politique ? Au travers de contributions pluridisciplinaires, cet ouvrage documente le développement d'un activisme antiraciste en terrain culturel et la mise en circulation de nouveaux critères d'évaluation des oeuvres, qui excèdent le seul niveau esthétique et pluralisent les discours sur la responsabilité sociale des artistes et des institutions culturelles. Prenant à revers la panique morale autour de la "cancel culture", le livre étudie la configuration de ces controverses, leur structure argumentative et les concepts mobilisés ("blackface", appropriation culturelle", etc.). Il explore leurs effets sur l'institution théâtrale, des débats sur la liberté de création à la promotion d'une plus grande diversité des corps, des voix et des récits sur les scènes.
Résumé : Qu'est-ce que la culture ? Et quels sont les ressorts culturels du changement social ? Le projet critique des Cultural Studies, qui émerge en Grande-Bretagne dans les années 1960 avant de s'internationaliser, est sous-tendu par ce questionnement. L'un de ses traits distinctifs est une définition anthropologique de la culture, mobilisée pour embrasser une multitude d'objets : des représentations médiatiques aux pratiques des publics, des modes de vie aux styles, des identités aux performances. Ces objets sont appréhendés comme autant de lieux de conflictualité, qui activent et déplacent les rapports sociaux de classe, de genre, et de sexualité. En dressant un panorama des multiples champs d'étude qui se sont développés dans le sillage des Cultural Studies, cet ouvrage rend compte de leurs apports théoriques et méthodologiques pour les sciences humaines et sociales.
Cet ouvrage est le deuxième tome de la série Matérialismes, culture et communication. Il emprunte les voies du matérialisme qui serpentent le long des territoires critiques qu'ont dessinés les Cultural Studies, les théories féministes et les études décoloniales. Il donne à voir les points de friction occasionnés par la rencontre épistémologique, dans divers contextes historiques et géographiques, entre les actualisations marxistes du matérialisme et des modes de critique ayant étendu la contestation au-delà de l'antagonisme de classe. II vise à saisir la portée de cette rencontre pour une approche renouvelée de la culture et la communication. A partir d'un groupe hétérogène de figures intellectuelles réunies pour la puissance de leurs apports aux théories critiques, il dégage ainsi des généalogies matérialistes parfois souterraines, excave des conceptions souvent tacites des formes et lieux de la culture et trace des chemins inédits pour penser les moyens de communication.
Diversité" , "lutte contre les discriminations" , "statistiques ethniques" : autant d'expressions qui, depuis les années 2000, n'ont cessé d'alimenter la controverse au sein de la sphère publique française. Dans ce contexte, les domaines audiovisuel et cinématographique ont été au coeur des préoccupations et la question de la représentation des dites "minorités visibles" a été particulièrement polémique. Inversant les termes habituels du débat français autour de la "diversité" , cet ouvrage propose d'interroger la construction sociale de la blanchité. Ce concept anglo américain, né à la fin des années 1980 et presque complètement ignoré en France, désigne un mode de problématisation des rapports de race : l'étude des modalités dynamiques par lesquelles des individus ou groupes peuvent adhérer ou être assignés à une "identité blanche" socialement gratifiante. Entre études histo- riques novatrices sur l'articulation entre capitalisme et racisme et enquêtes sociologiques consacrées à l'hégémonie blanche, Dans le blanc des yeux rend ainsi compte des débats qui ont renouvelé la conceptualisation du racisme et pose à nouveaux frais la question de la dimension racialisante des représentations médiatiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.